mardi 4 mars 2008

sérénité, paix et amour

Rien que pour la vue de N. en panoramique, entière, sans aucun pan de mur ou barrière pour manger le paysage, je suis contente de m'être levée ce matin. Il soufflait un vent peu amène tout en haut du bâtiment de l'hôpital où l'hélicoptère se pose, mais c'était paisible dans ma tête. Ce genre de quiétude fugace ne se laisse pas saisir par des mots, c'est perdu d'avance, c'est comme acquérir la certitude que tout ira bien, se laisser bercer par cette atmosphère cotonneuse qui ne tient pas à grand-chose, juste le ressenti épidermique de la beauté du moment.
Le ciel était gris, presque noir par endroits, mais somptueux. J'avais envie de dire au pilote que ça devait bien agréable de travailler ici, mais il n'a pas eu besoin de ça pour dire que même après plus de trente ans de service, c'est toujours avec autant de plaisir qu'il prend son envol.
C'est dans ces moments-là que je sais que j'ai eu raison de m'engager dans ces études (je ne serai certes pas pilote d'hélicoptère mais j'espère ne jamais me lasser de mon futur métier moi non plus), peu importent les partiels à venir qui réveillent ma peur de l'échec, je suis heureuse d'être là où je suis.

Mais, une fois de retour sur terre, il faut quand même réviser tous ces fichus cours, et la trouille refait surface. Mais c'est le genre de défis dont j'ai besoin aussi, pour ne pas me sentir inutile, parce que si je réussis, j'aurais de quoi me sentir un peu grandie.