vendredi 27 août 2004

Rapport ambigu avec la foule.
Au sein de la masse, on se sent invisible et plus à l’aise. Mais quand, au gré des carrefours, elle se disloque et vous abandonne à vous même et aux autres, c’est le même cinéma qui recommence.
Je pensais qu’à Paris, l’anonymat avait un bon goût, qu’il est fort agréable de marcher et de chanter en même temps, mais il y a parfois ce regard acerbe te descendant le long de la silhouette et c’est la même scène qui reprend, on se sent à nouveau nul et nu. C’est pourtant idiot, il suffit de garder la tête haute et de prendre un masque impassible et imperméable aux autres.

Ça marche pas.