samedi 25 février 2006

sans titre

Dans une sorte de patio, des plantes vertes imposantes laissant croire qu'il y régnait une touffeur moite, par terre, des lattes de tek où quelque chose d'approchant, et un peu partout, des tables en fer forgé ; d'un sourire timide, elle m'en désigne une.

Je ne m'explique encore pas pourquoi j'ai repris de ses nouvelles, après de nombreux mois, sûrement cette espèce d'oppression de conscience (je trouve pas d'autre comparaison) qui ne m'a pas laissé pas d'autre alternative. Pourtant, jusque là, je ressassais encore parfois ma rancœur envers elle, pour me convaincre de ses torts sans pouvoir les énumérer précisément.

Comme prévu, la conversation est guindée, avec des "et toi?" en guise de rebondissements, et des regards qui ne se chevauchent pas souvent. Inconsciemment, on se jauge, elle doit penser que j'ai repris du poids, pendant que je trouve sa coiffure seyante. Elle ose même me reparler de nos fameux lundis soirs où nous rentrions chez moi par le même bus qu'un certain joligarçon, les chocolats chauds quand nous arrivions, tout ça tout ça. "Tu te souviens?" Ça remonte à quatre ou cinq ans seulement et c'est déjà du passé bien tassé.