mardi 5 octobre 2004

remue-méninges

Parfois, je me dis que je n’arriverais jamais à me sortir vivante de cette apathie qui m’enveloppe gentiment depuis plusieurs jours. Je me dis que je sais maintenant pourquoi, quand j’étais petite, je pensais ne jamais arriver à l’âge adulte. Je me dis que je suis une petite poussière insignifiante par rapport à l’immensité de l’humanité, que ma vie n’est qu’un vaste champ de runes indéchiffrables dont je couvre inlassablement les pages de mon carnet avec un âne bleu sur la couverture. Et je ris intérieurement, j’imagine une petite face hilare et un petit rire fou l’accompagnant.

Ensuite, j’applique la méthode EPM. Et Puis Merde. Elle ne fonctionne pas à plein temps mais crée une illusion embobinant ceux qui m’entourent et moi-même par la suite. Ces réalités que je m’applique à voir toutes en même temps, elles sont bien toujours là, et il n’y a que moi pour les changer, rien ne sert de pleurnicher, mieux vaut en pâtir à point. Tout ça pour dire qu’au d’étaler ma déprime sur une longue période, je me prends tout dans la tête sur une durée assez courte (par rapport à la vie du soleil, de l’apparition des cellules eucaryotes sur Terre, tout ça…) mais fortement douloureuse pour mon petit esprit n’ayant connu que dix-sept années de vie.

Avant, je me demandais pourquoi il y avait des gens dépressifs dans notre belle société pleine de fric et de tout-ce-dont-on-a-besoin. Je n’ai pas trouvé de réponse, mais je crois être passée moi aussi dans ce guet-apens et du coup, je ne me pose plus cette question.

Enfin, ces derniers temps, je me suis posée tout plein de questions existentielles et qui, on le sait bien, restent sans réponse. Mais il me fallait passer par là pour m’apercevoir qu’elles sont inutiles.