dimanche 19 septembre 2004

Sans arrêt besoin d’être rassurée, que je n’aie pas à prendre d’initiatives pour un rendez-vous, ou qu’on entame la conversation avant que j’aie à le faire me rassure. Comme ça, je crois qu’on tient à moi, et le moindre geste de sympathie à mon égard me met du baume au cœur. En ce moment, j’ai besoin que quelqu’un me prenne dans ses bras et me dise des phrases rassurantes sur le ton de la confidence. Pourtant, quand ça m’arrive, je ne sais pas quoi répondre, je ne sais plus comment déplacer mes membres, je ne sais plus que dire, comment expliquer à quel point c’est doux de se sentir entourée. Alors je reste debout, raide comme du marbre et froide comme un serpent. Tout ce que je trouve à dire est sans intérêt, manque de répartie et ferait mieux d’être passé sous silence.
Je ne savais pas quoi répondre, hier soir, quand elle m’a demandé ce qui va mal. Mes épaules tressautaient hystériquement, comme elles en ont pris l’habitude depuis quelques temps, ma voix n’était pas rauque, mes yeux à peine humides.
Il faisait très sombre, c’était marrant de voir leurs quatre silhouettes à peine dessinées et d’imaginer les expressions de leur visage. Ils m’ont fait rire avec leurs pitreries, et j’ai pu arrêter de faire mon effondrée. Je n’aime pas me montrer faiblarde comme ça, c’est tout juste bon pour être écrit, mais pas pour être vu.