D'accord, il faut admettre que ça va depuis quelques temps. Comme s'il était vraiment utile de faire un état des lieux des hauts et des bas qui se succèdent à un train fou. Je bois du thé glacé, de l'eau glacée et des bières fraîches en bonne compagnie pour résister à l'étuve qui perdure.
Il ne reste plus qu'un petit mois de cours, une semaine de révisions puis les partiels. C'est donc déjà la fin de ma deuxième année. Je n'en reviens pas. Avec Cl. on fait nos petites vieilles, on se répète, incrédules : "déjà? "
On ne fait plus de bilans, calmement, c'est usant. Un peu marre de récapituler et de ne pas projeter grand-chose vers l'avant.
Donc, depuis cet épisode de mauvaise humeur sans bonne raison apparente, ça va. On m'a téléphoné pour que j'arrête de geindre, j'ai bien ri, merci. Je suis même allée chez Cl. un soir pour boire des blanches et fumer des blondes, moi qui n'osais pas jusque là par peur de l'ennui et du chemin de nuit. J'ai tiré quelques bouffées sur ses cônes savamment roulés, mais la braise n'a pas tenu assez longtemps pour que j'en ressente un quelconque effet.
Et là, je m'apprête à descendre chez mon frère pour manger une pizza et ça me met toujours de bonne humeur, une pizza.
