vendredi 15 avril 2005

furtif

Là maintenant, j'aimerais juste qu'on nous insère dans une de ces scènes-clichés avec des ralentis dans les regards qui s'entrecroisent, le souffle qui se coupe à mesure que l'on s'approcherait l'un de l'autre. Ce genre de moments qui te soulève, même si tu sais bien à quoi t'attendre : les atomes qui se raccordent parfaitement entre les deux corps, malgré le temps passés loin les uns des autres, la tête se cale toujours aussi parfaitement au creux du cou, le soulagement, les yeux qui se ferment. J'aimerais bien que ça revienne, je sais bien ce qu'on dit, plus c'est rare mieux on en profite, au point où on en est, il y aurait un raz de marée de profits à se faire avec tout ce manque qui me perd.

Faciles, faciles les accords que je me permets ici, les sentiments farcis de redites, les rallonges pour tenter de mieux cerner le problème.

Le temps me rogne et me ronge, mais lui reste intact, ne me fait pas la faveur d'accélérer sa vitesse de croisière en accord avec mes pulsations cardiaques qui s'emballent pour un rien.