<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412</id><updated>2011-06-08T07:05:46.359+02:00</updated><title type='text'>tenter si peu</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>...</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>113</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-9145138969399767239</id><published>2009-03-11T10:15:00.000+01:00</published><updated>2009-03-11T10:16:10.187+01:00</updated><title type='text'>tant que j'y pense</title><content type='html'>je suis &lt;a href="http://notitlenoname.wordpress.com"&gt;là&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-9145138969399767239?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/9145138969399767239/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=9145138969399767239' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/9145138969399767239'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/9145138969399767239'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2009/03/tant-que-jy-pense.html' title='tant que j&apos;y pense'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-6708571684938016720</id><published>2008-08-02T18:41:00.003+02:00</published><updated>2008-08-02T23:01:07.496+02:00</updated><title type='text'>pipeau</title><content type='html'>Bien sûr, je n'ai pas réussi à me dépatouiller de l'histoire précédente en évitant grimace et orgueil rabougri. Je me suis sentie si nulle quand le silence est devenu certain, sans aucune suite, en gagnant dans l'assurance de plus jamais rien savoir de lui. Je ne voulais plus y songer à nouveau, ne rien taper à ce propos, mais c'est ma gorge se serrant parfois qui me fait bien sentir que je me fourvoie.&lt;br /&gt;Ce matin, Js me parlait de son amoureux qui a duré quatre ans, les yeux brillants à un moment, car malgré le temps écoulé, ça lui fait encore du mal de repenser à ce type qui l'a bafouée, qui ne lui aurait rien avoué si elle n'était pas aller le chercher. Je me dis que c'est peut-être "ça" mon histoire dont je parlerais de temps en temps les mots serrés entre les dents parce que c'est encore un peu de douleur à l'évocation. Mais elle a vécu plusieurs années avec cet homme, c'était quelque chose de potable, quelque chose qui se vit pour de vrai. Lui et moi, c'était beaucoup de mots et peu d'actes. Alors, cela pèse-t-il autant sur la balance?&lt;br /&gt;Js m'a demandé combien de garçon embrassés sur la bouche? J'ai dit six moins un, parce que je ne veux même pas le citer à comparaître, il n'a jamais vraiment existé, c'était de l'attente extatique, de la folie douce à venir. Oh, bien sûr, s'il réapparaissait encore un jour, je ne saurais peut-être pas répondre de moi-même, je serais peut-être à nouveau empêtrée dans mes doutes existentielles à vouloir faire sortir coûte que coûte cette envie de l'avoir à nouveau.&lt;br /&gt;Il n'y a rien à expliquer rationnellement, c'est un X file en suspens, qui n'a même pas bien fini. Je pourrais en mettre des tonnes sur lui, monologuer à l'infini en soupirant, mais comme dit Js "et puis ça passe, c'est comme tout" avec un petit claquement de langue désespéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le lot des petites déceptions qui continuent et me rendent acides, il y aussi, encore et toujours, C. qui ne me regarde même pas quand je lui parle, qui se détourne quand j'arrive en face de lui dans un couloir au Labo et qui va au restau avec mon frère et d'autres gens. J'étais amère hier en voyant mon frère partir le rejoindre alors que j'étais habillée en pouilleuse sur le pas de la porte avec mon chien. Je suis jalouse à en crever, puis je me dis que si ce n'était qu'un quidam venant travailler l'été au Labo, m'en sentirais-je blessée? Parce que c'est ce qu'il est devenu au fil des mois, un inconnu en blouse blanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis à nouveau pleine d'espérance pour la rentrée prochaine à savoir que je caresse l'idée de faire de nouvelles connaissances grâce à ma Carole qui vient à N. et qui est moins acariâtre que moi, revoir Ian qui va dans une école à Perpette assez souvent pour ne pas qu'il me manque. M. aussi va me manquer, nos discussions et nos verres toujours remplis, les regards de connivence sur des petits riens qui mettent du baume au cœur. Je ferais mieux de penser à elle plutôt qu'à tous ces fantômes qui ne prendront plus forme humaine avant un paquet de temps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-6708571684938016720?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/6708571684938016720/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=6708571684938016720' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6708571684938016720'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6708571684938016720'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/08/pipeau.html' title='pipeau'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-5590448464923387971</id><published>2008-07-27T20:27:00.004+02:00</published><updated>2008-07-27T20:33:48.096+02:00</updated><title type='text'>sans titre</title><content type='html'>Autre exemple, nous venons d'engloutir une montagne de frites et de moules et je ne sais plus quoi faire : prendre un chocolat liégeois ou pas?&lt;br /&gt;Ian m'explicite simplement les deux possibilités qui s'offrent à moi si je me décide à commander le dessert : soit je m'exécute sans une once de remords et ne songe qu'au plaisir que je m'offre là, soit je le fais avec un arrière fond de culpabilité et je ne savoure rien. Quand il me dit ça, mon visage s'éclaire parce que, zut, L. n'a jamais été foutu d'être aussi patient avec moi quand je lui parlais de ce genre de dilemme.&lt;br /&gt;Je crois que je lui ai donné un bon point pour ça, ce soir-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux me souvenir de toute sa gentillesse envers moi, ses petits sourires quant il me dit une de ses phrases-déclarations en détournant le regard quelques secondes pour mieux le planter dans le mien ensuite. Quand il me dit "hey, souris" parce qu'il y a de quoi.&lt;br /&gt;Il me rend foutrement heureuse, y a pas à dire. Alors, j'essaie de me mettre au même niveau de sincérité que lui en lui avouant le surnom qu'il prend dans ma tête quand je songe à lui. Du coup, il a pris une posture concentrée pour essayer de se faire pousser les ailes dans le dos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ne pas être en reste, il m'a dit quelques jours plus tard qu'il ne trouvait pas d'autre nom approprié que Coralie pour me définir en lui même. Il a dit que de son côté, les mots lui manquaient : "&lt;span&gt;ce serait comme un grand halo de lumière qui entoure, réchauffe et apaise" mais il se voit mal m'appeler "mon rayon de lumière éthérée".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;J'ai hâte de pouvoir m'endormir encore et encore à ses côtés, de le serrer à lui briser des côtes, ou de sentir ses lèvres se poser sur mes cheveux délicatement ou même de sentir ses mains sur mon visage pour qu'il puisse affirmer que ma peau est douce et que s'il était aveugle, ce serait à ça qu'il me reconnaîtrait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-5590448464923387971?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/5590448464923387971/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=5590448464923387971' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5590448464923387971'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5590448464923387971'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/07/sans-titre.html' title='sans titre'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-926448878239629258</id><published>2008-07-20T21:52:00.007+02:00</published><updated>2008-07-20T23:29:18.029+02:00</updated><title type='text'>pierre blanche</title><content type='html'>C'est sûrement parce que nous sommes encore dans l'incipit de l'histoire que beaucoup de ses paroles et de ses gestes m'émeuvent. Par exemple : ces toutes petites roses anciennes coupées à mon intention avec des ciseaux d'écolier et ramenées jusqu'à Amnellville dans une boîte à savon, quand il me dit "tout ce que tu veux" de temps en à autre et que je ne suis pas obligée de lui narrer certaines choses. Mais je l'ai fait tout de même, dans une sorte de rituel de la confidence, je lui ai tout envoyé dans les tympans à moitié en chuchotant dans le train de retour de Paris vendredi dernier. Je l'ai prévenu du ridicule du récit, le côté mélodramatique forcé mais il m'a seulement prise dans ses bras en me faisant promettre de ne plus jamais recommencer. J'ai cru voir ses yeux rougir - mais ça devait être la fatigue - puis il a pris un air sévère et a dit qu'il devait &lt;span style="font-style: italic;"&gt;verrouiller tout ça  quelque part dans sa tête&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Il demande aussi "tu me pardonnes?" au lieu de conjuguer le verbe à l'impératif quand il commet une bévue de catégorie "manque d'élégance".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'essaie de faire des efforts, de ne pas faire seulement selon mon bon vouloir et de penser un peu à lui avant d'engager quoi que ce soit. J'ai un peu hésité avant de lui proposer qu'on se retrouve à Paris pour une journée, je ne voulais pas lui faire miroiter l'idée avant d'être sûre de pouvoir tenir ma promesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça faisait longtemps que je n'avais pas eu comme objectif de rendre quelqu'un heureux. Et il me le rend plutôt bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, je n'arrive pas à lui répondre autrement que par un sourire niais figé quand il me déclare à mots couverts ses sentiments qui prennent un peu plus racine chaque jour, d'où cette impression de sombrer encore et toujours dans l'égoïsme ou quelque chose d'approchant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-926448878239629258?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/926448878239629258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=926448878239629258' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/926448878239629258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/926448878239629258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/07/cest-srement-parce-que-nous-sommes.html' title='pierre blanche'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-2825592057636337808</id><published>2008-07-08T22:44:00.004+02:00</published><updated>2008-07-08T23:08:06.774+02:00</updated><title type='text'>inachevé</title><content type='html'>Voilà, je reprends les journées-types d'été à Amnellville. Ça ne me déplaît pas le boulot au Labo, j'ai même eu la surprise de rencontrer C. dans les vestiaires. Il m'a serré la patte comme si de rien n'était avec son air habituel alors que j'étais en train de ricaner bêtement avec mon frère. Donc, depuis une semaine, on se croise vaguement au Labo, on se vanne vaguement à propos de petites choses mais aucune invitation à se revoir après le boulot, je n'en ai même pas envie, je ne dis pas ça pour me faire plaindre. Ça ne me gêne plus de ne plus le voir. Il ne me manque pas. C'est ainsi, c'est limpide, je n'ai plus envie de le revoir.&lt;br /&gt;C'est surprenant au début, on est interloqué, on se dit que ce n'est pas possible de retourner sa veste comme ça, puis on se penche sur la question, on retourne les données du problème et la réponse apparaît sans demi-teinte.&lt;br /&gt;C'est un sacré soulagement quand arrive la conclusion de l'affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon frère s'entend très bien avec C. je suis encore un peu jalouse mais quelque chose de léger, un fin brouillard qui se dissipera d'ici peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a Ian pour rattraper le coup, je me sens fondre quand je pense à lui, c'est physique. Il me dit de très jolies choses que je me répète en souriant benoîtement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai essayé de reprendre contact avec L. en le félicitant pour son classement mais niet, aucun signe de vie alors qu'il a envoyé un message à mon frère. Je fais "humpf" intérieurement mais je ne peux pas rejeter la faute sur qui que ce soit. Je n'aurais pas dû lui parler comme je l'ai fait mais là, aucune envie de lui lancer des excuses et qu'il puisse s'en servir pour me culpabiliser un peu plus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-2825592057636337808?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/2825592057636337808/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=2825592057636337808' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2825592057636337808'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2825592057636337808'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/07/inachev.html' title='inachevé'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-3464714798531281140</id><published>2008-06-26T18:11:00.003+02:00</published><updated>2008-06-26T18:48:59.618+02:00</updated><title type='text'>on tombe dans le mielleux</title><content type='html'>Je n'avais pas relaté ce "bonjour" presque tonitruant lancé le fameux matin très tôt. "C'était quoi ce bonjour?" m'a demandé Ian dans un demi-soupir ensuite. Et hier soir, j'ai plaqué ma bouche contre sa joue à l'improviste, ce qui a valu un "c'était quoi ce baiser volé?" étonné et inquisiteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a des petites phrases comme ça qui me touchent, paf, et qui me font sourire benoîtement. Ce n'est pas comme avec L. où je m'étais lancée les yeux fermés, à reculons, sans filet et surtout, sans grand enthousiasme. Là, non, il n'y a finalement pas de redondance, il n'a rien à voir avec L. ni même avec les précédents. Il a une fâcheuse tendance à retenir tout ce que je lui dis, tandis que j'ai bien l'impression de poser des questions sans prendre la peine d'en écouter les réponses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que je suis en train de m'enfoncer lentement mais sûrement dans quelque chose qui en vaut la peine. Je ne peux plus dire que cette histoire peut ne durer qu'un été, qu'il peut se passer du beau avec une date de péremption définie, que je ne m'en sentirais pas lésée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui ai avoué que la première fois que nous avons discuté, je n'avais pas envie que ça se termine, j'aimais bien sa façon d'aimanter son regard ou alors ce n'était qu'un effet d'optique. Plus tard dans la soirée, j'étais un peu saoule alors j'aurais bien pu l'embrasser sur le champ. On peut dire qu'il me plaisait déjà bien, à première vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il dit aussi "qu'est-ce qu'il y a? Tu es malheureuse?" deux tiers plaisantin, un tiers soucieux, et je réponds naturellement "non, bien sûr que non" parce que là, il s'agit d'une évidence.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-3464714798531281140?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/3464714798531281140/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=3464714798531281140' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/3464714798531281140'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/3464714798531281140'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/06/on-tombe-dans-le-mielleux.html' title='on tombe dans le mielleux'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-549187982880118296</id><published>2008-06-22T20:21:00.004+02:00</published><updated>2008-06-26T17:34:49.742+02:00</updated><title type='text'>libre arbitre</title><content type='html'>Vautrée dans la pelouse après le concert en plein air de JC, je fais part de mes doutes à M. à propos de Ian très épris et moi qui le suis indubitablement moins. M. me dit qu'elle est pareille, elle a quelques difficultés à se plonger sans réticence dans sa nouvelle histoire.&lt;br /&gt;Mais pourtant, là, je repense au visage de Ian si calme pendant qu'il dormait, quand il me sourit et m'embrasse à n'en plus finir et j'ai envie de le revoir très vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ian m'a dit qu'il n'était pas "un geôlier très regardant", que j'étais donc libre de faire ce que je voulais, si je préférais voir M. à lui, pas de problème a-t-il conclu.&lt;br /&gt;Ça lui rapporte un paquet de bons points ce genre de déclarations.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-549187982880118296?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/549187982880118296/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=549187982880118296' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/549187982880118296'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/549187982880118296'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/06/libre-arbitre.html' title='libre arbitre'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-1094845348791899065</id><published>2008-06-19T20:37:00.004+02:00</published><updated>2008-06-30T00:07:23.743+02:00</updated><title type='text'>voilà voilà</title><content type='html'>J'attendais ma mère sur le banc devant la pharmacie où elle travaille, le chien sagement assis à côté de moi et du banc. Une voix féminine : "alors mademoiselle, comment allez-vous?" C'était la mère de C. Je me suis levée prestement en retirant mes lunettes de soleil pour lui faire la bise, mais elle a enchaîné directement en me demandant si j'avais eu "des nouvelles de mes résultats". Ah, les résultats.&lt;br /&gt;S'en est suivi une petite conversation sur C. et Lou qui restent à Reims cet été pour travailler. C'est idiot mais j'ai été soulagée de l'apprendre. C'eut été à reculons que je serais allée au Labo sinon, ne sachant pas s'ils y seraient ou pas.&lt;br /&gt;Je me sens comme ces enfants qui sont accusés à tort, qui finissent en larmes quand leurs parents les interpellent et qu'ils continuent à dire en chouignant, le visage abîmé par les larmes : "mais c'est pas moi!" tandis que la mère dit d'un ton sans appel : "tu arrêtes maintenant, ça suffit."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ose pas non plus demander des nouvelles du concours de L. Mes parents me disent qu'ils aimeraient bien savoir s'il a réussi, ma mère a même dit : "je m'en fiche de ton Ian, je veux savoir comme L. s'en est sorti". Je ne me fais pas de soucis pour lui, il pourrait être dans les trente premiers que ça ne m'étonnerait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, dans la voiture, passait une chanson de David Bowie entraînante, vraiment pas du genre à faire pleurer, et pourtant.&lt;br /&gt;Des larmes de crocodiles, probablement, parce que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;c'est pas moi, j'ai rien fait. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-1094845348791899065?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/1094845348791899065/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=1094845348791899065' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1094845348791899065'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1094845348791899065'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/06/voil-voil.html' title='voilà voilà'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-539982813994953374</id><published>2008-06-18T22:36:00.003+02:00</published><updated>2008-06-26T17:36:16.469+02:00</updated><title type='text'>Got got du aaah</title><content type='html'>Petits bouleversements, on peut employer ce mot pour résumer ces dernières semaines? Allons-y.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me sens étrangement bien, sûrement parce que j'en ai fini avec ma deuxième année depuis hier dix-huit heures. Enfin, fini jusqu'à ce que je sache le nombre de matières que j'aurai à repasser fin août, il ne faut pas se leurrer sur ce coup-là. Je suis bien ennuyée car "il" (Je ne sais pas comment je vais surnommer ce nouveau personnage) m'a fait remarqué que je vais devoir réviser mes cours en rentrant du Labo cet été, je n'avais pas encore réflechi à cet aspect du problème. Mais, pour le moment, ça importe peu, je viens de rentrer chez moi à Amnellville, demain, je vais récupérer Sioux au chenil après dix jours de réclusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Ian (nommons-le ainsi) je n'aurais pas cru que ça irait si vite, ça ne fait qu'un mois que j'ai fait sa connaissance et nous avons déjà passés une nuit nus l'un contre l'autre, sans que je pense à personne d'autre que lui au moment présent, ce qui est plutôt de bon augure. Enfin, j'avais imaginé cette éventualité, l'occasion faisant le larron, mais je ne pensais pas que je parviendrai à lui susurrer à l'oreille, à cinq heures du matin pendant que les oiseaux commençaient à siffloter : "tu veux dormir avec moi? "&lt;br /&gt;Quand il est parti en fin de matinée, il m'a lancé un regard qui "en disait long" avant de disparaître dans les escaliers, j'en aurais presque eu des frissons, je me sens responsable de quelque chose. Il est déjà très attaché à moi, j'en suis flattée mais ça me fait un peu peur. A la rentrée prochaine, il ne sera plus à N. mais il ne faut pas trop se poser de questions, nous verrons bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, après le restaurant japonais tous les deux où j'ai été obligée de prendre une glace car je n'avais pas eu assez de mes sushis/maki/sashimi, nous sommes allés chez Cl. boire des bières jusqu'à en avoir la tête qui tourne. C'était amusant, je n'ai plus trop songé aux partiels médiocres, sans voir le temps passer, je n'arrêtais pas de caresser ostensiblement mais discrètement sa jambe alors que jusque là, nous nous effleurions avec grand peine. Nous sommes ressortis de chez elle à quatre heures bien tassées bras dessus bras dessous comme s'il ne voulait plus jamais me lâcher. Enfin, c'est le genre de trucs qu'on veut bien croire. Et donc, arrivés en bas de chez moi, impossible d'arrêter de l'embrasser, de ressentir ces frissons sur la peau du ventre, le serrer contre moi et ne plus penser qu'à ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai l'étrange impression parfois de sortir d'une léthargie, à être presque en faute de ne plus être avec L. d'avoir trouvé quelqu'un que je connaissais ni d'Ève ni d'Adam et qui me plaît grâce à cette somme de détails anodins qui font que.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais envie de noter ces dernières vingt-quatre heures parce qu'elles contiennent un peu de cette nostalgie de fin d'année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi ML auquel je songe souvent, je tiens beaucoup à ce lien que nous avons créé en quelques mois, je me sens à l'aise avec lui comme si je le connaissais depuis des lustres. Je peux lui dire tout ce qui me passe par la tête sans que ça ne l'ennuie et c'est bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu'évidemment, je fais parti de ces gens qui tirent toujours la conversation à eux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-539982813994953374?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/539982813994953374/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=539982813994953374' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/539982813994953374'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/539982813994953374'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/06/got-got-du-aaah.html' title='Got got du aaah'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-4373931704272671490</id><published>2008-06-09T22:00:00.005+02:00</published><updated>2008-06-30T00:09:42.039+02:00</updated><title type='text'>histoire de</title><content type='html'>Il faisait bon sur la terrasse tout à l'heure, signant la fin d'une journée paisible à Amnellville. Ce matin, en sortant de la douche, je me suis aperçue ça va faire six mois que je n'ai pas revu en chair et en os C. et compagnie. Ça me fait un petit quelque chose mais je ne peux pas généraliser le constat à toute la bande, il y a encore Ju qui m'a envoyé un sms dernièrement et qui ne semble pas me garder rancune ou rancœur pour quoi que ce soit. Je ne comprends pas encore bien pourquoi on pourrait me garder rancune pour des décisions qui ne concerne que moi en grande partie. J'aimerais pouvoir affirmer que je ne leur en veux guère, mais non, moi aussi je suis rancunière. Je ne sais pas comment ça va se passer cet été, si j'en croiserais certains au Café d'Amnellville ou pas, si je m'arrêterais quelques instants ou pas pour faire semblant de prendre de leurs nouvelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis heureuse de reparler sincèrement à Cédille. La journée que nous avons passée ensemble à N. la dernière fois était un bon moment. La différence par rapport à nos discussions d'il y a trois ans, c'est que nous parlons de sexe ouvertement, sans que je me sente mise au rebut, j'ai l'impression d'avoir perdu une partie de ma pudeur. On s'esclaffait grassement sur le banc du petit parc à côté de chez moi, avec Sioux qui attendait sagement de repartir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Globalement, je me sens satisfaite des dernières semaines écoulées, je ne sais plus à quoi ça tient mais ça me semble solide malgré le flou.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-4373931704272671490?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/4373931704272671490/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=4373931704272671490' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/4373931704272671490'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/4373931704272671490'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/06/histoire-de.html' title='histoire de'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-2800561185183102948</id><published>2008-06-06T22:05:00.004+02:00</published><updated>2008-06-19T20:38:31.149+02:00</updated><title type='text'>hey! been trying to meet you...</title><content type='html'>C'est toujours étrange, cette impression de retomber doucement, cotonneusement dans la réalité ensuite. C'était pourtant la même ville, les mêmes trottoirs sous les pieds, les mêmes terrasses couvertes mais il y avait peut-être un regard neuf à poser sur tout ceci.&lt;br /&gt;Ce fut ma foi très agréable, je ne trouve pas d'autre qualificatif, j'ai beaucoup aimé ne pas me poser de questions en attendant contre le mur de l'hôtel quatre étoiles, à juste attendre et bien voir la suite.&lt;br /&gt;Il y avait encore cette sorte de certitude de connaître la personne alors que non, ce n'était que du vent jusque là, des mots qui ont rebondi aux quatre coins de je ne sais combien de satellites avant de pouvoir atteindre leur cible.&lt;br /&gt;Je n'avais pas envie de me demander comment ça allait se dérouler, comment me comporter et que déblatérer en cas de gros silence. C'était de l'improvisation, à la va comme je te pousse et c'était bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, il y a bien ce retour seule avec le parapluie à carreaux insistant bien sur le fait que c'est fini, que chacun retrouve son coin de rideau de velours rouge sombre derrière lequel se cacher pour jouer son rôle. Encore une affaire de train qui s'éloigne, avec en bonus trottoirs humides et chaussures neuves dans un sac plastique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-2800561185183102948?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/2800561185183102948/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=2800561185183102948' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2800561185183102948'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2800561185183102948'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/06/hey-been-trying-to-meet-you.html' title='hey! been trying to meet you...'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-477027967847111329</id><published>2008-05-26T17:42:00.002+02:00</published><updated>2008-06-19T20:38:41.478+02:00</updated><title type='text'>ego</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/SDrbYCLG2qI/AAAAAAAAADM/0cz-vZg8n8Q/s1600-h/DSC01820.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/SDrbYCLG2qI/AAAAAAAAADM/0cz-vZg8n8Q/s400/DSC01820.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5204713525326830242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-477027967847111329?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/477027967847111329/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=477027967847111329' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/477027967847111329'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/477027967847111329'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/05/ego.html' title='ego'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/SDrbYCLG2qI/AAAAAAAAADM/0cz-vZg8n8Q/s72-c/DSC01820.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-4856055105430602326</id><published>2008-05-25T14:40:00.004+02:00</published><updated>2008-06-19T20:38:48.169+02:00</updated><title type='text'>procrastination is checking your emails</title><content type='html'>Ou alors, il existe une solution alternative : croire en l'amitié fille-garçon, un sentiment calme et sans ambiguïté que j'ai connu autrefois. Parce que ce n'est pas de lui ou de lui dont j'ai envie, même ce garçon auquel j'ai demandé mentalement le numéro de téléphone dans le tram, c'était juste pour alléger l'atmosphère.&lt;br /&gt;AR aussi semble intéressé par ma personne, je me sens entourée d'une aura attractive ces jours-ci, et pourtant, je m'endors toujours aussi seule le soir. J'ai juste envie de discuter avec de nouvelles têtes, rire un bon coup et écouter des discours différents.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-4856055105430602326?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/4856055105430602326/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=4856055105430602326' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/4856055105430602326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/4856055105430602326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/05/procrastination-is-checking-your-emails.html' title='procrastination is checking your emails'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-4581607532820441033</id><published>2008-05-20T19:24:00.005+02:00</published><updated>2008-06-30T00:11:35.685+02:00</updated><title type='text'>ahead</title><content type='html'>Il y a des petites choses à raconter, je n'y tenais pas trop jusqu'à maintenant, c'est tellement redondant.  Le jeune garçon qui m'a fait les yeux doux au barbecue de samedi à Amnellville s'est avéré être lui aussi à N. en prépa compliquée. Du coup, je me suis sentie un peu faible, j'ai pensé "après tout, pourquoi pas une bière? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens donc de la terrasse venteuse et non pas ensoleillée, j'ai allumé cinq cigarettes avec des allumettes, c'est un garçon bien agréable, nous avons tenu une discussion sans blanc alors qu'il paraît qu'il est timide lui aussi. Il n'est pas comme Yann qui essaie d'impressionner (laisser une marque sciemment) il est plus charmant. Après le deuxième verre, en me regardant dans le miroir aux toilettes, je me suis demandée si j'avais envie de l'embrasser sur la bouche. J'ai pensé à ma voisine qui gémissait encore dimanche soir à n'en plus finir, j'étais vraiment frustrée sur ce coup-là, même avec de la musique à fond (Elliott Smith n'était pas forcément le meilleur remède) la claque ne passait pas.&lt;br /&gt;Mais même avec quelques centigrammes dans le sang, je n'ai pas tenté de me coller contre lui, je n'ai pas cherché à fermer les yeux et à tendre mon visage vers lui, je me suis dit qu'il souffrirait trop, le pauvre, s'il savait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-4581607532820441033?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/4581607532820441033/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=4581607532820441033' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/4581607532820441033'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/4581607532820441033'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/05/ahead.html' title='ahead'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-1217350870721427204</id><published>2008-05-12T17:58:00.002+02:00</published><updated>2008-06-19T20:39:04.006+02:00</updated><title type='text'>bla bla bla</title><content type='html'>En pensée, je lui parle, je lui adresse des phrases tartes comme : "j'aimerais juste savoir où on en est" alors qu'il n'y a rien à répondre à ça. Je pense à ses coups d'œil furtifs dans ma direction sur le quai du métro, l'observation de sa personne des pieds à la tête pendant que je le pouvais encore.&lt;br /&gt;Encore et toujours l'étreinte à laquelle je n'ai pas su répondre d'office, sans réfléchir. Sa description du manque, ses mots doux que je n'espérais plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a l'affiche avec le mot "engrenages" et j'aimerais bien pouvoir affirmer qu'il s'accorde à la situation. Je me dis que ça ferait bien, ça en jetterait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeter quoi, on ne sait pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-1217350870721427204?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/1217350870721427204/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=1217350870721427204' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1217350870721427204'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1217350870721427204'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/05/bla-bla-bla.html' title='bla bla bla'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-4060686562786317642</id><published>2008-05-11T20:33:00.004+02:00</published><updated>2008-06-30T00:12:59.355+02:00</updated><title type='text'>pablo picasso never got called an asshole</title><content type='html'>D'accord, il faut admettre que ça va depuis quelques temps. Comme s'il était vraiment utile de faire un état des lieux des hauts et des bas qui se succèdent à un train fou. Je bois du thé glacé, de l'eau glacée et des bières fraîches en bonne compagnie pour résister à l'étuve qui perdure.&lt;br /&gt;Il ne reste plus qu'un petit mois de cours, une semaine de révisions puis les partiels. C'est donc déjà la fin de ma deuxième année. Je n'en reviens pas. Avec Cl. on fait nos petites vieilles, on se répète, incrédules : "déjà? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne fait plus de bilans, calmement, c'est usant. Un peu marre de récapituler et de ne pas projeter grand-chose vers l'avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, depuis cet épisode de mauvaise humeur sans bonne raison apparente, ça va. On m'a téléphoné pour que j'arrête de geindre, j'ai bien ri, merci. Je suis même allée chez Cl. un soir pour boire des blanches et fumer des blondes, moi qui n'osais pas jusque là par peur de l'ennui et du chemin de nuit. J'ai tiré quelques bouffées sur ses cônes savamment roulés, mais la braise n'a pas tenu assez longtemps pour que j'en ressente un quelconque effet.&lt;br /&gt;Et là, je m'apprête à descendre chez mon frère pour manger une pizza et ça me met toujours de bonne humeur, une pizza.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-4060686562786317642?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/4060686562786317642/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=4060686562786317642' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/4060686562786317642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/4060686562786317642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/05/pablo-picasso-never-got-called-asshole.html' title='pablo picasso never got called an asshole'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-7796444127771016444</id><published>2008-05-10T08:37:00.002+02:00</published><updated>2008-06-19T20:39:18.729+02:00</updated><title type='text'>blancs</title><content type='html'>Je vais essayer d'arrêter de relire, m'y reprendre à deux fois, me remémorer la meilleure manière de faire que je n'ai pas su employer. Je vais essayer de me moquer du qu'en dira-t-on et de garder la tête haute en traversant les terrasses bondées. Et aussi, trouver une certaine forme de sérénité et de confiance et la garder intacte plus longtemps pour ne plus me retrouver ratatinée à n'importe quel sujet.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-7796444127771016444?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/7796444127771016444/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=7796444127771016444' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/7796444127771016444'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/7796444127771016444'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/05/blancs.html' title='blancs'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-5143499000074445313</id><published>2008-05-08T18:34:00.007+02:00</published><updated>2008-06-19T20:39:26.206+02:00</updated><title type='text'>21.</title><content type='html'>C'était une belle journée chaude comme celle d'aujourd'hui. Je m'en souviens avec beaucoup de détails. J'étais heureuse, pleinement satisfaite de moi-même : avoir enfin réussi ce concours!&lt;br /&gt;Je suis montée à la fac nimbée de ma victoire pour vérifier les classements officiels au tableau d'affichage, L. m'accompagnant. Je me souviens de son mi-sourire après avoir fini ma conversation téléphonique avec Cl., il n'a pas éclaté de joie, alors que j'avais envie de crier tellement j'étais contente. Mais en inversant les rôles, si j'avais été dans l'attente de mes propres résultats, sachant que lui avait vaillamment réussi son concours, aurais-je su exploser de joie pour lui? Est-ce dans mon tempérament, l'empathie débordante?&lt;br /&gt;Il était probablement trop tiède pour moi, je ne vois plus ça comme explication globale au trait tiré il y a quatre mois maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je repensais au soir où il est venu chez moi, quand je suis revenue à N. après les vacances de décembre, quand je n'avais plus envie de lui, après avoir remué dans ma tête tout ce qui me déplaisait chez lui pendant de longues heures, à me demander si je pourrais encore continuer, si ce serait mieux avec ou sans lui?&lt;br /&gt;J'étais dans mon bain, c'était ma période "tout est prétexte à un bon bain", il s'est assis à côté de la baignoire, m'a regardée avec son fameux mi-sourire encore une fois, et m'a demandé s'il pouvait se joindre à moi. Ca été très difficile de cacher mon désarroi à ce moment-là, je suis nulle en compromis, je ne sais pas mentir facialement, je lui ai bégayé que je ne préférais pas, la baignoire étant trop étroite, tu comprends? Son mi-sourire a pris une teinte contrite, il avait peut-être compris à ce moment-là que je ne voulais déjà plus de lui, dans la baignoire ou autre part.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi eu le soir après la fin, après le restaurant italien partagé avec mon frère et Laura, la première soirée à quatre moins un, quand j'avais décidé de lui expliquer la deuxième partie de la raison qui a fait que. Il était venu chez moi après mon coup de fil larmoyant, il voulait que nous discutions face à face. Je pleurais encore à son arrivée, mais un peu moins fort, juste pour être sûre qu'il ne resterait plus de larmes coincées plus tard. Nous avons donc eu cette explication, c'était difficile à exprimer à voix haute mais ça s'est fait. Il est reparti sans dire au revoir. J'ai mis cinq minutes à trancher : j'avais besoin d'un bon bain.&lt;br /&gt;J'ai laissé couler l'eau de haut, pour qu'elle glougloute bien fort, que ça annihile mes pensées comme qui dirait, pour que le bruit de petit torrent me berce. Ce doux son me fait souvent repenser à cette douche avec X, serrée contre lui, avec l'eau qui gargouillait en atterrissant dans le creux formé par nos deux corps collés.&lt;br /&gt;Je n'ai entendu l'insistance de la sonnette que tard, la baignoire étant déjà bien remplie. Je suis sortie dégouttante pour lui ouvrir, à lui qui revenais sur ses pas pour une fois. J'ai laissé la porte de la salle de bain entrouverte, pour ne pas qu'il croie que je ne voulais plus lui parler (c'était souvent des "pour pas qu'il ne croie que" au lieu d'exprimer à voix haute ce que je pensais)  mais lui n'a pas osé y pénétrer, il n'avait plus l'autorisation d'observer ma nudité, comme si la gêne pudique du début était revenue en quelques jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'ai revu de très loin, tôt hier matin, en promenant le chien. J'ai tourné la tête et ai remarqué cette silhouette qui m'observait. J'ai mis un quart de seconde à le reconnaître, temps suffisant pour qu'il détourne le regard et se remette en chemin, dans la direction opposée à la mienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime les ciels bleu limpide mais pas que le soleil tape contre les vitres et transforme mon petit appartement en chaudière. Puis, je repense à des instants, des impressions, des souvenirs tassés et j'ai un frisson qui descend le long de mon dos.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-5143499000074445313?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/5143499000074445313/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=5143499000074445313' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5143499000074445313'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5143499000074445313'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/05/ctait-une-belle-journe-chaude-comme.html' title='21.'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-6213208930784325832</id><published>2008-05-01T08:54:00.006+02:00</published><updated>2008-06-19T20:39:32.726+02:00</updated><title type='text'>et pourtant</title><content type='html'>Hier soir, j'avais des phrases en tête pendant que je pleurais, je pensais à des expressions solennelles comme &lt;i&gt;l'historique des sables mouvants&lt;/i&gt; et qui ne veulent rien dire.&lt;br /&gt;Peut-être le manque de sommeil depuis dimanche, le cycle menstruel, toujours est-il qu'en pleine rue hier soir, avec Sioux au bout de la laisse, j'ai commencé à pleurer, je suis restée à l'orée de la crise le temps d'arriver à l'appartement. Ne pas se donner en spectacle, pauvre fille qui pleure en pleine rue.&lt;br /&gt;Et, dans les faits, je ne saurais pas faire l'historique des sables mouvants. J'ai passé trois jours obnubilée par le chien, ses promenades, sa bouffe, j'ai occulté le reste. J'ai séché quelques heures de cours parce que le prof était narcoleptisant, j'ai fumé quatre cigarettes juste pour le style, à la fenêtre, et aussi hier soir parce que j'étais mal mal mal.&lt;br /&gt;Ces trois derniers jours, j'ai mangé peu alors que pendant la quinzaine amnellvilloise j'enchaînais goulument les bons repas maternels et les gâteaux à la crème de la boulangerie.&lt;br /&gt;Hier en début de soirée, quand je commençais à avoir ras-le-bol de relire des cours, M. m'a téléphoné. C'est très bête, je savais que mon moral commençait à chuter mais je n'aurais pas songé à prendre l'initiative de l'appeler. J'avais peur de fondre en larmes en lui parlant, le truc bateau à éviter. Surtout que je n'aurais pas pu lui expliquer le pourquoi du comment.&lt;br /&gt;En rentrant de la promenade du soir, après les larmes intarissables et les sanglots baveux, mon père m'a téléphoné aussi. Il était tard pourtant. Il m'a demandé ce que je comptais manger ce week-end, comme s'il s'inquiétait à ce propos alors qu'il ne peut pas savoir que je n'ai presque rien mangé ces derniers jours. Il m'a dit que j'avais l'air taciturne, je lui ai confié mes craintes qu'un chien méchant non attaché saute sur Sioux un mauvais jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens de mes rêves de cette nuit, il y avait un mail de X qui me disait à nouveau qu'il ne voulait plus de moi, qu'il n'avait plus besoin de moi. Alors, je souriais narquoisement en le lisant, je me disais "je m'en doutais, ce n'est pas grave, ce n'est rien" il fallait bien que ça revienne un jour alors qu'au fond j'avais envie de crever comme un vieux ballon pour ne plus être triste à ce point. C'est impressionnant comme les ressentis peuvent sembler réels dans les rêves parfois. Il y avait L. qui me montrait des photos de lui et moi, son grand-père en haut d'un escalier me regardant d'un air grave "dis-moi que ce n'est pas vrai, que tu n'as pas fait ça" et moi qui descendais l'escalier en lui souriant, le rassurant "mais non".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors ce matin, j'avais les paupières gonflées, la gueule de travers en me remémorant ces rêves et les pleurs d'hier soir. Je me suis levée prestement pour aller marcher dans les rues vidées avec mon chien, il n'y avait personne pour l'effrayer (il a peur des bus et des véhicules nettoyeurs de la ville, des affiches avec des visages humains, des gens qui crient et sifflent et de la foule en général).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-6213208930784325832?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/6213208930784325832/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=6213208930784325832' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6213208930784325832'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6213208930784325832'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/05/hier-soir-javais-des-phrases-en-tte.html' title='et pourtant'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-873277570835796987</id><published>2008-04-26T20:32:00.006+02:00</published><updated>2008-06-19T20:40:18.589+02:00</updated><title type='text'>what am i supposed to say?</title><content type='html'>Là, je sais pourquoi j'ai le vertige. Il me manque quelqu'un, une présence, un corps à serrer. Ce serait si simple que n'importe qui me convienne, que je n'aie pas besoin de chercher, de prendre le premier venu, lui faire les yeux doux et l'attirer à moi. Mais ce n'est pas mon truc, les tours de passe-passe bas de gamme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-873277570835796987?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/873277570835796987/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=873277570835796987' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/873277570835796987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/873277570835796987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/04/what-am-i-supposed-tu-say.html' title='what am i supposed to say?'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-5178468325265065506</id><published>2008-04-26T20:09:00.005+02:00</published><updated>2008-06-19T20:40:26.278+02:00</updated><title type='text'>sans titre</title><content type='html'>J'aimerais bien être dotée d'une longue-vue en permanence, être un peu plus perspicace quoi.&lt;br /&gt;J'aurais dû me douter qu'en déversant toutes mes confidences dans une oreille humaine attentive, il y aurait des répercussions, des liens se créant, une amitié voire des sentiments. J'éprouvais le besoin de m'épancher, j'aurais dû faire sans, comme à mon habitude, tourner en rond en guettant la bonne sortie.&lt;br /&gt;Je commence à m'accrocher à ces conversations, je suis contente d'avoir quelqu'un à qui parler sans ambages, de tout et de rien.&lt;br /&gt;C'est un anonyme au début, un neutre qui ne demande rien et puis, tout se chamboule, sans qu'on ne puisse plus freiner le processus. Pour le moment, il n'y a rien de répréhensible à cela mais je suis douée pour imaginer tous les mauvais présages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en ai assez du gâchis, des relations tronquées parce que cela vaut mieux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-5178468325265065506?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/5178468325265065506/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=5178468325265065506' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5178468325265065506'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5178468325265065506'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/04/sans-titre_26.html' title='sans titre'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-8833242225526311390</id><published>2008-04-25T23:28:00.008+02:00</published><updated>2008-06-19T20:40:36.467+02:00</updated><title type='text'>s'il ne fallait retenir que les guillemets</title><content type='html'>&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:100%;"  &gt;Bon, on dit qu'il faut que j'assume. Accepter ma propre médiocrité. J'ai du mal.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:100%;"  &gt;Je ne prends pas de résolutions, je ne les énonce pas parce que je m'en voudrais si je ne m'y tiens pas. J'en ai quelques unes pourtant. Je n'aime pas faire des efforts, je préfère me laisser aller quelque soient les humeurs qui me maintiennent à flot.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et là, il ne faut pas boire la tasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait croire que je  fais exprès d'être un jour rose et un autre sombre. J'aimerais bien que ce soit le cas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;"J'avais envie de me mettre à sangloter mais quelle raison avais-je de le faire? J'avais passé l'âge de pleurer et puis j'avais expérimenté trop de choses. Il existe en ce monde une détresse qui se passe de larmes. Je n'avais personne vers qui me tourner pour expliquer cela et, même si j'avais pu l'expliquer, c'était le genre de choses que personne ne peut comprendre. Cette détresse, incapable de changer de forme, pouvait seulement continuer à s'amonceler tranquillement sur mon cœur comme la neige par une nuit sans vent. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;La fin des temps&lt;/u&gt;, Haruki Murakami&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-8833242225526311390?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/8833242225526311390/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=8833242225526311390' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8833242225526311390'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8833242225526311390'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/04/bla-bla-bla.html' title='s&apos;il ne fallait retenir que les guillemets'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-2827376755243369887</id><published>2008-04-25T18:43:00.008+02:00</published><updated>2008-06-19T20:40:44.699+02:00</updated><title type='text'>memory's not life</title><content type='html'>Une nuit en pointillés, sans souvenirs des rêves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'aurais pas beaucoup révisé pendant ces quinze jours, pour diverses raisons non valables. Cet après-midi, j'aurais vraiment voulu être capable de me plonger dans les cinq dernières pages du cours que je survole depuis une semaine, mais non. J'ouvre mon portable, tombe sur des clichés en noir et blanc que je trouve beaux et décide donc de déterrer mon âme d'artiste incomprise en les croquant. Résultat plus que passable, ça ne va pas comme je veux, j'abandonne à mi-chemin. Mais, je suis tout de même satisfaite d'avoir eu cette envie de dessiner quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis troublée par cette phrase jetée en fin de conversation virtuelle, je me demande si j'en étais la destinataire légitime mais lui ne rebondit pas à ma surprise. Bon. J'en prends note.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils me disent que je suis très jolie, belle demoiselle et tutti quanti. Va pour la rime. Je suis flattée, mon ego se remplume, du coup, je n'ai plus les cinq mots bloqués dans mes pensées. Et de les avoir sortis de ma tête, ne serait-ce qu'en les tapant sur mon clavier m'a allégée. Ils n'avaient plus lieu d'être, tellement ils étaient grossiers une fois dehors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet après-midi, je suis restée deux heures assise par terre sur la terrasse à lire encore un Haruki Murakami. Il faisait terriblement bon, j'étais bien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-2827376755243369887?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/2827376755243369887/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=2827376755243369887' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2827376755243369887'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2827376755243369887'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/04/sans-titre_25.html' title='memory&apos;s not life'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-1368459717954326188</id><published>2008-04-22T21:11:00.008+02:00</published><updated>2008-06-19T20:40:52.207+02:00</updated><title type='text'>just say yes</title><content type='html'>Ce soir, je me sens parfaitement bien. C'est toujours comme ça quand je reviens d'une discussion avec M., on parle d'elle, de son couple en cours, de beaucoup de choses et je me sens utile.&lt;br /&gt;Elle me dit : "c'est fou, je n'arrivais pas à mettre des mots sur ce qui n'allait pas, et grâce à toi, c'est à peu près clair. Je te dois combien Sigmund?"&lt;br /&gt;Donc, encore une fois, rien n'est grave, je suis sereine, je devrais pouvoir ramener Sioux à N. dimanche, je lui montrerai la ville, on discutera longuement, il comprendra que je suis un peu folle lui aussi, mais au moins, je me sentirai moins seule.&lt;br /&gt;Je touche un mot à M. à propos de C. la déception, la trahison presque. On en connaît tous une, un jour ou un autre, on s'en souvient avec plus ou moins d'acuité. Mais là, je me dis que ce n'est pas grave, il ne faut pas s'y arrêter. Je tenais beaucoup à cette amitié avec C. j'étais contente d'avoir une confidence à partager avec lui, j'étais heureuse de pouvoir lui dire que je reparlais à mon amoureux d'antan. Comme une andouille. Lui n'a rien compris, n'a pas vu à quel point je serais heureuse à nouveau dans ses bras, entière, pleine, tout ce que vous voulez. C'est stupide dit dans ces mots mais je sais tout ce que je ressens pour lui, je me sens trépigner d'impatience, il va déborder de tout ce trop plein lui aussi quand je pourrais à nouveau le saisir dans mes bras, entre mes jambes, dans mes pensées, partout.&lt;br /&gt;Alors voilà, ma vie c'est un peu une chanson mièvre stupide quand je suis bien mais il faut que je la conte. Je suis satisfaite de mon sort, on ne m'aura pas joué de mauvais tour aujourd'hui.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-1368459717954326188?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/1368459717954326188/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=1368459717954326188' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1368459717954326188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1368459717954326188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/04/just-say-yes.html' title='just say yes'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-8597524424793878243</id><published>2008-04-20T17:58:00.018+02:00</published><updated>2008-06-30T00:20:23.451+02:00</updated><title type='text'>soit dit en passant</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;J'ai envie de parler de quelques anecdotes, mais je ne trouve pas les mots, le bon ton.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Ici, je me laisse glisser dans une tristesse languissante, il n'y a pas beaucoup d'histoires drôles. Je ne suis pas toujours comme ça mais il m'est nécessaire de passer par cette case pour pouvoir poursuivre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Si je n'avais pas oublié encore une fois mon carnet à N. je n'exposerai rien ici. Je n'ai plus envie d'exhiber mes phrases sans intérêt, j'ai de nouveau cette envie de disparaître.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;J'ai fait un rêve étrange cette nuit, je ne m'en serais pas souvenue si je ne n'avais pas été à moitié réveillée par le froid dans la chambre. Quelqu'un enfonçait lentement mais sûrement une dague au niveau du sternum de mon frère. Je me disais que ce n'était pas possible d'enfoncer cette lame avec autant de facilité avec l'os en dessous. Je ne sais plus si c'était moi qui tenais l'arme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Il y a quelques nuits, c'était mon père qui décédait et quelqu'un avait critiqué l'hommage partiel que je lui avais rendu à son enterrement. Je pense deviner la raison de ce rêve : ce soir-là, j'en avais un peu marre de courir partout pour rendre service à tout le monde dans la maison et qu'on ne se rende pas compte du mal que je me donne pour que personne ne manque de rien à table. Alors, ma conscience a dû me travailler et me punir pour cet agacement mal placé. Je me comprends.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Nous avons parlé de C. à midi, mon père a été quelque peu virulent à son égard. Je ne me sens même plus déçue par lui, son retournement de veste inopiné et son silence radio depuis deux mois. Je pense que je l'ai idéalisé, j'ai fait de lui mon meilleur ami parce que j'étais mal en terminale et il n'y avait qu'à lui que je parlais. Mais était-il à la hauteur de ces confidences? Maintenant, j'en doute. Je ne veux plus penser aux ragots disséminés, je ne me souviens plus exactement de leur teneur, c'est sans importance aujourd'hui.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Enfin si, ça doit jouer, enclencher ce mécanisme qui m'anéantit petit à petit. Ce sont tous ces détails amoncelés qui font que je me sens si mal parfois. Mais ce n'est pas grand-chose,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Je suis encore allée voir M. chez elle, quand JC son petit ami était là. Elle me dit que je ne dérange pas, qu'il faut que j'arrête de faire mon Amnell à me sentir toujours de trop. Mais tout de même, ce n'est pas normal d'être toujours là entre eux deux, ils vont en avoir ras-le-bol à un moment donné.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Et puis, hier soir, M. m'a dit "ah oui, c'est vrai, c'est dans ces moments-là qu'on sent notre différence d'âge", rapport à un journaliste (dont je ne me souviens plus du nom) mort il y a tout juste dix ans et qui m'était inconnu. Plus tard, elle s'est aussi demandée à haute voix si c'était elle qui était en retard dans sa tête ou moi qui suis trop mature pour qu'on s'entende si bien. Je lui ai assuré que c'était moi qui étais trop en avance sur mon âge.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-8597524424793878243?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/8597524424793878243/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=8597524424793878243' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8597524424793878243'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8597524424793878243'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/04/soit-dit-en-passant.html' title='soit dit en passant'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-9121426796052537873</id><published>2008-04-17T23:27:00.009+02:00</published><updated>2008-06-30T00:22:18.131+02:00</updated><title type='text'>20.</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Hier, ça allait déjà moins bien, j'avais perdu de vue mes résolutions de ne plus chouigner pour rien. Mais, je n'en ai pas parlé à haute voix avec la principale concernée, elle n'aurait pas compris, elle n'avait pas envie d'être importunée au moment donné. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;J'ai parlé de cette petite injustice à mon frère et Laura dans l'après-midi, quand nous étions allés prendre l'air frais. Mon frère a promis qu'il essaierait de faire des efforts dorénavant. Laura a compris ce que je pouvais ressentir, j'ai pensé je n'affabulais peut-être pas. Mais c'est terrible de ne pas être capable, parfois, de laisser dire, de fermer les écoutilles. Ma mère ne se rend pas compte qu'elle peut être blessante envers moi. Elle agit un peu comme je le faisais avec L.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Je ne veux pas relater ces petits faits parce qu'ils ne méritent pas d'être remémorés. J'agis ainsi quand je ne veux pas me souvenir, je ne l'écris pas. Jusqu'à ce que le vide-mémoire soit saturé et qu'il se fissure. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet après-midi, une promenade dans le silence, le ciel gris, le vent faisant gémir les branches dans la forêt triste. Il y avait longtemps que je ne m'étais pas aventurée si loin dans ces bois. Je me suis cachée à un moment pour voir si Sioux se retournerait et partirait à ma recherche me voyant disparue. Ça n'a pas manqué. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Je le ramènerai donc dans dix jours à N. et advienne que pourra. J'ai demandé à diverses personnes ce qu'elles pensaient de cette idée, mais je voudrais juste qu'elles me disent ce que je souhaite entendre. Je n'aime pas qu'on n'abonde pas dans mon sens, qu'on trouve quelque chose à redire à mes actes. M. a finalement changé d'avis sur cette question car son petit ami a lui aussi un chien qu'il trimballe partout alors elle pense que ce n'est pas si fou comme idée. Mon frère et Laura l'ont vu pour la première fois cette semaine et même Laura a trouvé qu'il avait une bonne tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Mon frère et Laura vont emménager pour de bon ensemble chez lui. Ils repartent demain à N. pour le déménagement. Ça ne modifiera pas grand-chose car Laura était plus souvent chez mon frère que chez elle. Je les envierais presque, de savoir qu'ils sont heureux ensemble, sûrs d'eux. J'avais fait remarquer à L. à quel point ils semblaient heureux quand ils étaient ensemble. J'avais déjà vu cette douceur dans le regard pour deux couples jusque là. Laura a pourtant ressenti des doutes à la rentrée de septembre dernier et m'en avait fait part. Je connais bien les défauts de mon frère, il faudrait d'ailleurs que j'arrête de le critiquer à tout bout de champ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Je me souviens de ma première rencontre avec Laura à la maison, je revenais du barbecue d'anniversaire de G. un type avec qui je pensais m'être trouvée des atomes crochus en première, et ami de la bande de L. Je sentais le rosé et le vomis car j'avais eu la bonne idée de boire sans rien manger. C'était aussi cette nuit-là que j'ai eu mon premier rapport sexuel avec L. Quel romantisme. C'est un peu représentatif de toute l'attention que je lui portais. Je ne me souviens pas de m'être comportée avec lui comme mon frère et Laura, ou C. et Lou. Ces longs regards tièdes, cette connivence dans les moindres gestes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il aurait certainement parlé d'un appartement tous les deux pour l'année prochaine. Je ne me voyais pas du tout habiter avec lui, je lui aurais mené une vie d'enfer parce que les choses n'auraient jamais été à mon souhait. A chaud après notre séparation, le lendemain, il m'a déclaré que j'étais incapable de m'engager encore, que mes parents passaient avant lui, c'était évident.&lt;br /&gt;Alors là, je n'arrive pas à conclure : ces réticences étaient-elles dues à une certaine forme de peur lâche ou était-ce parce que je ne l'aimais pas assez? Mais quelle importance aujourd'hui?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis contente d'avoir renoué avec Cédille, on discute de tout et de rien comme autrefois. Je ne me sens plus rabaissée face à elle, j'ai pris conscience de mes atouts en trois ans et sais en user de temps à autre. Du coup, je ne me sens plus en confrontation, c'est plus sain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;"Qu'est-ce que j'avais donc perdu? Je réfléchissais en me grattant la tête. J'avais perdu beaucoup de choses, c'est sûr, si j'en dressais une liste détaillée, ça remplirait sûrement un classeur d'université. Il y avait des cas où je m'étais dit sur le moment que ça n'avait pas d'importance, et où je l'avais amèrement regretté ensuite, et dans d'autres cas c'était le contraire. Il me semblait que j'avais passé mon temps à perdre des choses, des gens, des émotions. Les poches du manteau symbolisant ma vie étaient pleines des trous de la destinée, et aucune aiguille, aucun fil ne pouvait plus les raccommoder. En ce sens, si quelqu'un avait brusquement passé la tête par ma fenêtre pour me crier : "Ta vie n'est qu'un zéro!", je n'aurais pas eu grand-chose à lui opposer."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;La fin des temps&lt;/u&gt;, Haruki Murakami&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-9121426796052537873?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/9121426796052537873/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=9121426796052537873' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/9121426796052537873'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/9121426796052537873'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/04/20.html' title='20.'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-9037311554790572870</id><published>2008-04-14T23:42:00.007+02:00</published><updated>2008-06-19T20:41:15.916+02:00</updated><title type='text'>feeling good</title><content type='html'>Ça ne se passe pas trop mal pour le moment à la maison, il faudrait que j'arrête d'appréhender le pire. Mon frère ne peut plus dire que je suis grosse puisque j'ai perdu un peu de poids, alors il dit que je vais perdre mes doigts à force de les rogner. Mais ça reste bon enfant, je ne le prends pas mal. Je me dis qu'il ne faut plus prendre les choses comme ça, en plein cœur, faire comme si c'était des badineries, s'il parlait tout à fait d'autre chose.&lt;br /&gt;Je n'ai pas révisé depuis trois jours, pourtant, j'ai essayé cet après-midi, à la table du salon avec Laura qui a aussi des partiels bientôt, mais impossible de me concentrer. Je retombe sur mes bulletins de notes du lycée en fouillant dans mes tiroirs à la recherche de feuilles de brouillon. Je me remémore l'exploit du bac, les notes incroyables dans les matières scientifiques, il y a eu un miracle il y a trois ans, je ne vois que ça.&lt;br /&gt;Je relis mes journaux intimes, je replonge dedans, je ne me souvenais plus de ces écrits, je ne me souvenais plus à quel point j'étais amoureuse. Du coup, je me dis que malgré tout, je ne me trompe pas, il y a eu sentiments, ils ont perduré en flottaison, en jachère pendant ces années et ils sont de nouveau à portée de main, je ne peux pas me leurrer. J'aimerais bien me dire que ce n'est pas plausible comme histoire au vu des faits, que j'ai dû me monter le bourrichon, mais je me souviens si bien maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai beaucoup parlé de moi ces derniers jours, il semble que j'accaparais la conversation en mon sens, ce n'est pourtant pas dans mes habitudes. Ça m'a fait du bien d'avoir un regard extérieur à l'affaire, quand j'ai l'impression de sombrer un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis allée voir M. ce soir chez elle, il y avait son éventuel futur petit ami. C'était amusant, une fois qu'elle a refermé la porte sur lui, elle a chuchoté "alors tu en penses quoi?" et puis on a discuté de tout et de rien pendant deux heures, en buvant un punch et allumant trop de cigarettes. C'est fou à quel point on se ressemble, je l'apprécie de plus en plus. Elle m'a parlé de ses anciens petits amis, des périodes où ça n'allait pas, où elle se tapait la tête contre la baignoire et je lui ai dit "tiens j'ai fait ça aussi" et elle m'a dit d'un air goguenard "ça fait du bien hein?" mais elle avait bien plus de raisons que moi de tourner en bourrique, c'était du harcèlement moral qu'elle subissait, il m'aura juste suffi d'une petite déception amoureuse (R.) pour en venir là. J'ai une tendance à laisser les choses prendre de l'ampleur pour peu, pour peu qu'on me souffle dessus, je vois une tornade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'attends encore une réponse, j'attends qu'il me souffle du chaud ou du froid. S'il faut que je lui prouve par écrit à quel point je tiens à lui, pas de problème, je dois avoir les ressources, tant pis si ça aura été en vain, j'aurais essayé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, rien n'est grave.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-9037311554790572870?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/9037311554790572870/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=9037311554790572870' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/9037311554790572870'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/9037311554790572870'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/04/feeling-good.html' title='feeling good'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-5215648976878669923</id><published>2008-04-12T15:21:00.013+02:00</published><updated>2008-06-19T20:41:23.071+02:00</updated><title type='text'>points de vue</title><content type='html'>Hier soir, mon père m'a dit qu'il ne fallait pas travailler dans l'optique d'attendre une quelconque reconnaissance face au travail bien fait parce que c'est déjà &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tomber dans un travers&lt;/span&gt; que de souhaiter une telle chose. Quand nous avions déjà abordé ce sujet la dernière fois, je pensais qu'il entendait par là qu'il est&lt;span style="font-style: italic;"&gt; inutile d'espérer&lt;/span&gt; de la gratitude.&lt;br /&gt;Ça me fait penser à &lt;a href="http://marcello-dolce-vita.blogspot.com/"&gt;Fabien&lt;/a&gt; qui m'a demandé si on a la vie qu'on mérite. Si je demandais ça à mon père, il me dirait que s'imaginer méritant de quelque chose est déjà excessif, qu'on ne peut pas mériter quoi que ce soit si on se place dans cette optique. Alors, il faut continuer son bonhomme de chemin sans trop se poser de questions.&lt;br /&gt;Mon père, il est content quand je lui ramène des chocolats ou des bouquins de N. ou quand on lui offre de beaux verres à bière avec mon frère, il veut à tout prix trouver la place de mettre un bassin dans notre minuscule jardin à Amnellville. Il m'a demandé si je pouvais lui trouver un magazine traitant des "plantes aquatiques et petits jardins" parce que ce n'est pas parce qu'on manque d'espace qu'il faut oublier l'esthétique.&lt;br /&gt;J'ai fait un tour ce matin pour lui trouver cette fameuse revue mais peine perdue. Il était un peu peiné quand je lui ai relaté cette déconfiture. Par contre, j'ai déniché le bouquin que Maman m'a demandé parce qu'elle m'a dit s'ennuyer un peu en ce moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que mon père est d'un optimisme increvable, il ne conçoit pas qu'on puisse se sentir déprimé parfois. Quand Maman n'est pas bien, ce n'est pas à lui qu'elle se confie parce qu'il ne comprend pas où elle veut en venir, il pense qu'il ne faut pas s'arrêter à tous ces petits tracas, c'est accorder une importance qu'ils ne méritent pas, voilà un peu comme il raisonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maman repense souvent à son passé, on ne peut pas l'en blâmer, elle essaie de ne plus trop y penser mais la plupart du temps, ses rêves sont peuplés de tous ces êtres qu'elle a laissé derrière elle il y a une vingtaine d'années.  Elle se souvient avec netteté de son enfance, c'est de plus en plus flagrant avec les années qui passent, ça l'effraie, ce n'est pas un bon présage selon elle. Il faut tenter d'occulter toute cette grisaille, quand je la sais triste, je me sens stupide parce que je n'ai pas de quoi me plaindre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-5215648976878669923?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/5215648976878669923/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=5215648976878669923' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5215648976878669923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5215648976878669923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/04/points-de-vue.html' title='points de vue'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-7722509073198423519</id><published>2008-04-11T20:02:00.006+02:00</published><updated>2008-06-19T20:41:29.930+02:00</updated><title type='text'>sans titre</title><content type='html'>Hier soir, M. m'a téléphoné, m'a raconté qu'elle avait acheté un guide pratique pour voir la vie en rose ou quelque chose d'approchant. Dedans, ils disaient qu'il faut bien être conscient que notre rectum n'est pas plus laid que nos oreilles. Bon, elle ne m'a pas donné le contexte parce qu'elle ne s'en souvenait pas mais c'est une information capitale à prendre en considération. Elle me dit qu'il ne faut pas trop rire non plus parce qu'elle essaie d'y croire à son bouquin. Ca me rappelle Maman qui en avait acheté un et qui avait écrit sur les dernières pages "suis-je malheureuse? heureuse? les deux?" alors je ne me moque pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'ai décroché, je lui ai demandé : "ça va?" et elle a évité de répondre pour aller directement au "et toi?" je connais ce genre de tactique puisque je l'utilise aussi alors j'ai reposé la question jusqu'à ce qu'elle avoue que ça n'avait pas été la joie pendant la journée mais qu'au moment où on parlait, ça allait mieux. Elle n'avait pas l'air de vouloir se confier alors j'ai laissé glisser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m'a redemandé si c'était ok pour le camping dans le Jura, je ne vois pas ce qui pourrait contrecarrer ce plan donc je lui ai confirmé ma présence. On demandera aussi à K. qui bosse aussi au labo l'été et qui est cinquième année de médecine. M. me dit qu'il faut qu'elle apprenne à allumer un feu de camp, je lui réponds que je sais entretenir un feu de cheminée, j'ai acquis la technique depuis le temps, mais qu'en allumer un sans la cheminée autour serait sûrement une autre affaire.&lt;br /&gt;C'est amusant, l'été dernier, on se racontait nos vacances chacune de notre côté, elle, avec son coup arrangé par une copine à Marseille, qui s'étaient terminées sur une embrouille avec l'amie en question et moi avec L. C. et Lou qui ne s'étaient pas déroulées merveilleusement bien. Nous ne nous connaissions pas vraiment, elle m'avait l'air sympathique mais je me disais qu'elle ne me trouverait rien de bien intéressant puisque de dix ans sa cadette. Et finalement, cet été, nous sommes allées boire des verres après le boulot, on s'est raconté nos vies un peu, et du statut de "je suis avec une collègue" quand quelqu'un lui téléphonait en ma présence, je suis devenue "je suis avec une copine".&lt;br /&gt;C'est aussi grâce à elle que je peux surveiller mon père quand il est au Labo, elle me raconte les vannes qu'elle lui envoie pour le décoincer un peu, il me les rapporte aussi à sa manière et ça me fait rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet après-midi, deux heures de cours avec celui que Cl. et moi surnommons affectueusement Papy. Lui aussi il m'a fait rire avec ses mimiques, son humour pour alléger les choses, sa sagesse inexprimée. J'aime bien les gens comme ça, qui ont des histoires à raconter, j'aime bien l'écouter nous expliquer la physiologie cardiaque, je comprends quand il dit que c'est "formidable" par moment, j'aimerais bien que tous les profs soient comme lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce week-end, je rentre à Amnellville avec mon frère et Laura, j'espère qu'il ne sera pas d'humeur petit con parce que je n'ai pas envie de perdre pied d'une manière ou d'une autre (comprendre : en lui arrachant les yeux ou en fondant en larmes devant tout le monde). Il ne comprend pas que ses remarques censées être comique au dixième degré ne font que me blesser et ne m'aident en aucun cas. C'est sa manière à lui de dire qu'il faut prendre les choses avec détachement, il me balance de grosses vacheries que je suis censée prendre avec le sourire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-7722509073198423519?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/7722509073198423519/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=7722509073198423519' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/7722509073198423519'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/7722509073198423519'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/04/sans-titre.html' title='sans titre'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-5702655682360258435</id><published>2008-04-02T22:31:00.012+02:00</published><updated>2008-06-19T20:41:41.434+02:00</updated><title type='text'>introspection</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;2.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Passé une mauvaise nuit, j'avais sommeil pourtant, vers 22 heures, plus envie de lire, l'attention n'y était plus. Alors, éteint la lumière pour rêver d'un monde meilleur. 22 heures 45, mon portable sonne, c'est un message d'Aurore qui remplace les "o" par des zéros, me demande si je vais bien, qu'on ne s'est toujours pas revues en tête-à-tête depuis le temps qu'on se l'était promis.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Bien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Réveillée à nouveau vers 1 heure alors que je pensais qu'il devait être 3 heures au moins. Plus sommeil, pas envie d'allumer la lumière mais je m'y résous tout de même. On ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie. Mon père m'avait redit hier quand on se promenait avec le chien que la vie est faite de renoncements, ce qui ne m'arrange pas vraiment.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Plus tard, de retour à la maison, il lit la quatrième de couverture du livre qu'il vient d'emprunter : "Et tant d'autres que domine le vrai (peut-être) héros hamsunien, le rêveur Bärdsen qui passe son temps à "philosopher" sur la vanité de l'existence et l'indifférence du destin." C'était bien tourné alors je me suis dit qu'il fallait que je le note.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Passé une bonne journée en compagnie de mon père hier, j'essaie de faire comme lui, de ne plus me départir de mon calme et d'arrêter de balancer des grossièretés pour rien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;3.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Je viens de bloquer l'accès de ce blog à quiconque, autant dire qu'il perd toute utilité ainsi, mais j'aime bien ce support, plus coulant que mon carnet papier alors allons-y donc.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Confrontation à propos de Sioux avec Maman encore hier soir, juste avant d'aller au concert. J'avais repoussé les paroles jusqu'au dernier moment, une véritable appréhension à l'idée de devoir remettre le sujet sur le tapis. Elle qui avait arrêté de bouder depuis que je lui avais dit que j'abandonnais l'idée samedi matin s'est remise en rogne évidemment. Elle m'a dit des trucs blessants même, je n'ai rien répondu parce que c'est inutile dans ces cas-là, il faut juste qu'elle répande son désaccord de tout son soûl. Elle ne comprend absolument pas l'intérêt du chien dans un si petit appartement, ni même l'intérêt du chien quelque soit la surface habitable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Ce qui m'a fait changer d'avis (encore une fois) c'est quand ma tante m'a dit que personne n'était jamais venu pour voir ce chien parce que trop vieux (6 ans). J'étais persuadée que quelqu'un d'autre s'en occuperait si ce n'était moi. Alors il tourne en rond et devient un peu taré dans sa cage. Je me suis dit que c'était trop bête, d'abdiquer comme ça pour quelque chose qui me tient vraiment à cœur, j'ai envie d'essayer sur ce coup-là, quitte à subir les foudres maternelles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Papa m'a soutenue jusqu'au bout, c'était presque amusant, samedi il a tiré la tronche lui aussi parce que ça n'allait pas au Labo et en plus il était énervé que ce soit toujours ma mère qui ait le fin mot de toute histoire. Quelque chose d'inédit se tramait là : la rébellion paternelle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Il était proprement crevé samedi soir d'ailleurs, il ne parlait même pas, même pas pour raconter une blague nulle. L'heure était grave alors je ne l'ai pas ennuyé, je lui ai juste servi une bonne bière fraîche avec des tartines de trucs pour l'engraisser. Il m'a raconté dimanche matin que c'était un foutoir pas possible au Labo cette semaine vu qu'ils sont en train d'installer leur nouvelle machine censée leur faire gagner du temps mais qui le fait seulement rentrer à point d'heure pour le moment. Je n'aime toujours pas le savoir comme ça sous tension constamment, il fait encore des insomnies, je n'aime pas ça du tout.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Dimanche, journée de départ à N. pas fait grand-chose, promené une heure avec mon père le matin, et puis sieste-coma l'après-midi parce que je conduisais à l'aller pour N. et deux insomnies d'affilée m'avaient rendue vaseuse comme après une cuite.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Dimanche soir, concert deux pianos "La symphonie n°9 de Beethoven retranscrite pour deux pianos par Liszt" tout un sacré programme. Ça faisait longtemps (bien un an) que nous étions pas allés à un récital et c'est ce programme alléchant qui nous a décidés tous les trois, malgré le retour plus que tardif sur N. qu'il imposait. Interprétation par JPL (mon ancien prof de piano) et MPS (une dame de soixante-dix ans qui était la prof de mon prof dans le temps).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Je n'avais pas revu JPL depuis un an environ, je lui avais téléphoné quand j'avais eu mes résultats du concours en juin parce que je savais qu'il serait content que je lui donne des nouvelles. Dix ans de cours ça crée des liens, surtout en terminale quand je me suis acharnée sur mon piano comme une perdue (j'avais envie compris que c'était intéressant à travailler).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Il est arrivé sur l'estrade flottant dans son costume de concertiste, des lunettes sur le nez que je ne lui connaissais pas, les cheveux passés à la cendre. Je me souviens quand il m'avait demandé il y a trois ans si je mangeais correctement, il s'inquiétait vraiment pour moi. C'est à mon tour maintenant. Je ne sais pas combien de kilos il a perdu, on aurait dit un croque-mort. Il n'a pas perdu sa passion ardente pour l'histoire du piano et nous a raconté la transcription de la symphonie, il a toujours cette voix posée et douce, pourtant il semblait très nerveux, une nervosité sous-jacente que je ne lui connaissais pas. Peut-être à cause de la silhouette maigre et de son visage changé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Ensuite, ils se sont installés tous les deux chacun à leur clavier, MPS avait l'air très calme, un visage presque inexpressif, insondable. Elle ne bougeait presque pas le buste en jouant, c'était incroyable l'aisance qui se dégageait d'elle, comme si c'était évident, et pourtant, une telle maîtrise. Comme si elle était sur une machine à coudre. (J'ai dit ça à Maman après le concert et elle s'est exclamé : "j'ai pensé exactement la même chose! Une machine à coudre! ")&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;4.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Après le concert, mon père, ce rêveur, pensait qu'on aurait le temps de passer au chenil pour chercher Sioux et ensuite repartir pour N. (ce qui rallongeait le voyage d'une petite heure). Il était 21 heures quand nous sommes rentrés à la maison donc c'était cuit. Je ne voulais pas que mon père arrive à trois heures du matin à Amnellville. Je suis égoïste mais jusqu'à un certain point. (Parce que je n'ai pas de voiture et il n'y avait plus de train passé 21 heures pour rentrer sur N. alors, pour le récital de piano, mon père avait décidé de sacrifier une partie de sa nuit pour faire l'aller-retour Amnellville-N. soit 3 bonnes heures à bonne allure).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Donc, ça retarde encore ma période d'essai avec le chien à N. mais il ne faut pas désespérer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Ce soir, cinéma avec Laura parce que j'avais deux billets réduits valables jusqu'à aujourd'hui. "Chasseurs de dragons" parce qu'il n'y avait que ça de moins pire dans la programmation. C'était pas mal du tout, pas ennuyeux ni trop neuneu. Enfin, ça l'était sûrement un peu mais pas assez pour me marquer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Laura et mon frère s'entendent comme larrons en foire, ils rient pour rien, mon frère est un peu fou comme le reste de la famille et raconte toujours n'importe quoi. Ils m'ont parlé de la soirée de gala de l'école de Laura. Je me suis sentie un peu exclue, envieuse. Enfin, je dis ça, mais si j'y étais allée (enfin, à n'importe quelle soirée étudiante) je me serais sentie mal-à-l'aise et j'aurais eu une furieuse envie de me tirer de là. Comme au repas de promo en septembre où Cl. et moi, dans un grand désir d'intégration, avions décidé de nous rendre puisque nous n'avions pas fait le week-end d'intégration (justement) qui semblait avoir soudé déjà pas mal de groupes. Cl. étant aussi à l'aise que moi face à des semi-inconnus, le résultat ne fut pas très probant. Elle connaissait vaguement deux filles un peu populaires alors nous nous sommes retrouvées à leur table, avec un groupe de gais lurons. Grosse impression de faire les groupies cruches. Cl. n'arrêtait pas de dire que nous aurions dû picoler plus que ça avant d'y aller et j'ai trouvé que c'était le comble du pathétique. L'alcool désinhibe mais fait aussi vite oublier les vagues conversations tenues alors non, je n'ai pas regretté de ne pas être venue avec trois verres de plus dans le nez. Et puis, je ne tiens pas l'alcool.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Il avait une soirée en boîte après ce repas de promo, et dans un grand élan de désespoir, nous y sommes aussi allées. Pour en ressortir une demi-heure après.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;C'est donc ainsi que je n'ai jamais réussi à me noyer dans cet esprit de corporation "on se connaît tous on est tous potes youpi". Avant la rentrée de septembre, je pensais que les choses se feraient facilement, sans heurt mais la nature en a décidé autrement. (Ça me fait repenser à Cl. cet après-midi qui disait justement : "la nature n'aime pas le vide." )&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;5.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;J'aimerais bien pouvoir dormir un peu plus chaque nuit. Je suis encore sous tension, je me réveille par soubresauts, vérifiant l'heure prestement comme si j'avais quelque chose de mieux à faire que dormir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Tiens, je me souviens tout à coup d'une bribe de rêve : Aurore avouait m'avoir envoyé ce sms l'autre soir alors qu'elle avait fumé ou bu. Ce qui est très probable dans la réalité. Le reste de mes songes est diffus, j'arriverais peut-être à les capter précisément plus tard dans la journée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Avant d'ouvrir les rideaux opaques, je me doutais qu'il y avait un beau ciel bleu limpide (je suis très intelligente parfois) et je suis bien contente de ne pas m'être trompée. J'ai du mal à croire que l'hiver est bientôt fini, la pluie et les longues nuits, bientôt la fin de cette année universitaire. Cet été, je ne partirai nulle part, depuis trois ans c'était Lubéron avec L. A chaque fois, j'étais rentrée un peu déçue parce que tout ne se passait pas comme je l'aurais souhaité. Surtout les matinées oisives à attendre que les autres se lèvent, je trouve ça vraiment dommage de ne pas se lever le matin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Hier soir, pendant le film, je pensais à mon amoureux et à toutes les choses que j'aimerais lui faire. Je pense pas mal à des scenario de retrouvailles mais jamais quand j'ai un clavier sous la main alors ça se perd dans les circonvolutions de mon petit cerveau. Et puis je ne les écrirais certainement pas ici, même si ce blog ne sera probablement jamais ouvert au public, sait-on jamais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;6.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Je repense à mon comportement au quotidien avec L. ces deux dernières années, une fois passé le stade de la réflexion sur "que va-t-il penser de moi si j'agis ainsi" je suis devenue petit à petit une insupportable chieuse. Je ne sais pas comment il faisait. Vraiment. Et pourtant il m'aimait. Je ne vois pas beaucoup de véritables bons moments passés avec lui, je lui avais déjà fait la réflexion que je n'arrivais pas à me souvenir exactement de ce qui s'était passé de flagrant durant ces trois dernières années. C'est vrai que c'était deux années de concours pour moi et je l'ai lâché quand j'ai enfin réussi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Quand je vois Laura qui rit des pitreries de mon frère, leur franche complicité, je me dis que c'est ce qui nous faisait défaut en partie. L. a toujours été taciturne et je ne suis pas d'une nature très joyeuse non plus, sauf exception. Alors ça ne pouvait pas coïncider bien longtemps. Je m'ennuyais aussi beaucoup. Enfin, je crois. Il n'était jamais enthousiaste, parfois j'ai des sautes de bonne humeur et un rien me met en joie et lui me regardait d'un air "imbécile heureuse".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Il est vrai qu'il était très gentil avec moi, patient, me poussait à faire des choses dans lesquelles je n'osais pas m'engager (des trucs tout bêtes comme essayer une robe parce que je me trouve disproportionnée et donc moche, aller à des mini-soirées chez son frère quand il était à N. lui aussi) mais je ne me voyais plus vivre avec lui. Ces prises de tête à propos de rien, quand je voulais rentrer à Amnellville voir mes parents et qu'il restait à N. et puis sa manière de me faire culpabiliser l'air de rien "je dis ça comme ça, ce n'est pas très grave, mais quand même" ça me met en boule ce genre de trucs. Si tu as quelque chose à me dire, on en parle clairement et pas à demi-mot. Bon après, c'est encore mon foutu caractère qui me fait voir ses petites phrases de cette manière, je focalise certainement trop sur les détails mais ce n'était plus possible.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Et aussi, un gros problème : la satisfaction sexuelle. Nous sommes sortis ensemble sur arrangement d'une amie commune, nous ne nous connaissions pas en tant qu'amis avant de nous embrasser sur la bouche, c'est allé peut-être trop vite. Et j'étais sa première fois au lit. J'avais très envie de recommencer à faire l'amour parce qu'avoir connu ça quelques mois auparavant m'avait ouvert des horizons insatiables. Nous avons donc attendu un mois avant d'acheter une boîte de préservatifs. C'était un délai assez court quand j'y repense, mais les caresses réciproques n'étaient plus suffisantes, j'en voulais beaucoup plus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Mais ça n'a jamais été comme je l'aurais souhaité. Encore un problème de perfectionnisme et d'insatisfaction permanente. Il s'en rendait compte et en avait honte, il complexait à propos de ça. Je pense que je simulais beaucoup, comme si ça pouvait aider à atteindre le niveau supérieur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Alors, même si je n'y pensais pas consciemment quand l'idée de rompre a germé, ça a dû jouer. Je n'ai pas connu beaucoup d'hommes au lit, peut-être que ça ne sera plus jamais comme les premières fois, qui sait?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;7.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;La première fois que L. m'a prise dans ses bras, il m'a dit que j'étais toute maigre. C'était ma solution à l'époque pour montrer que je n'allais pas bien, je mangeais des fruits et buvais du café et du thé. Il a bien fallu que ça cesse à un moment, ça ne tournait vraiment plus rond là-haut. Je ressortais de ma première histoire d'amour, comme on ressort d'une pièce sur la pointe des pieds, peut-être? En fait non, je n'en suis jamais vraiment ressortie, j'y refaisais des incursions, je furetais à la recherche des souvenirs, j'écoutais à la porte pour avoir de ses nouvelles, pour savoir comme lui s'en sortait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Au lendemain de cette "histoire", je m'étais mis en tête qu'il fallait que j'arrête mes enfantillages, c'était devenu dépassé. Ça ne le ferait pas revenir de me noyer dans ma mélancolie alors j'ai cherché autre chose pour occuper mes pensées. Je me suis mise à travailler avec acharnement mes morceaux d'examen de piano et aussi mon bac parce que je le sentais mal parti celui-ci.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;J'espérais toujours cependant, c'était la carotte qui faisait avancer mes âneries. J'aurais bien voulu qu'il me dise qu'il m'avait menti, que j'étais une fille comme les autres, que c'était un beau salaud, que son regard en coin, presque peiné par avance au restaurant n'était que mensonge lui aussi, qu'il m'avait trompée sur toute la ligne. J'aurais pu, par une alchimie facile, faire tourner les sentiments au vinaigre et le détester pour tous les bons moments passés ensemble.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;8.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Les premières fois, allongés sur son lit mezzanine, je regardais les coins du plafond et j'avais sûrement un air pas net sur la tête alors L. se doutait bien qu'il y avait anguille sous roche. Je n'étais pas douée pour cacher ce qui me tracassait alors il m'a demandé à plusieurs reprises s'il y avait quelque chose à expliquer. Je ne voulais pas parce que ça n'aurait rien changé et puis, il a bien fallu lui raconter qu'il n'était pas le premier, que j'en avais connu un autre avant lui, que c'était impossible de m'en détacher encore.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Quand nous avions prévu de nous voir en tête-à-tête la première fois, j'étais réticente, ça allait trop vite, je ne voulais pas recommencer une autre aventure, revivre la même déception qu'avec R. qui avait été l'élément déclencheur en septembre. J'avais pleuré et hurlé toute seule chez moi quand R. m'avait téléphoné pour me dire qu'il n'avait plus envie de m'embrasser le prochain matin au lycée. J'avais appelé C. juste après ça, mais j'étais incapable d'articuler de l'intelligible alors je me suis affaissée contre le mur en riant et pleurant en même temps, je lui ai dit que R. ne voulait plus de moi, C. m'avait demandé si ça allait et je riais comme une folle. Entre deux rafales, je lui dis que ce n'était pas grave, que j'allais m'en sortir. Ça ne faisait que trois jours que nous nous tenions par la main au lycée, que je l'avais embrassé éperdument dans le couloir de l'appartement de C. au vu et au su de tous. Quand nous étions retournés dans le salon, les regards goguenards ont fusé, incrédules. On ne me pensait pas comme ça, capable d'enserrer R. entre mes cuisses, ma langue enroulée contre la sienne, en apnée. Je me souviens de son odeur, sucrée, j'aimais beaucoup me plonger dans son cou pour m'y noyer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Alors une autre histoire lycéenne en suspens, à ne pas savoir quand il se déciderait lui aussi à me dire qu'il ne voulait pas continuer à m'embrasser, je n'en voulais pas. Mais, je ne pouvais plus espérer non plus retrouver mon amoureux de décembre alors je me suis dit qu'on pouvait tenter, sans trop y mettre les pieds, avec une marge de sécurité. Et ça a duré plus de trois jours, j'ai eu le temps de me retrouver allongée à côté de lui, à regarder le plafond de sa chambre avec obstination.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Je me souviens, je sortais d'une répétition de théâtre un mercredi après-midi, j'étais dans les toilettes quand j'ai reçu le sms de confirmation de L. pour une première entrevue. Je m'étais demandée où ça allait me mener tout ça, il ne fallait pas que je m'écroule, je m'étais promis de ne plus céder à la faiblesse. Alors, un verre, d'accord, mais gare à l'avancée trop précoce en terrain inconnu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;J'ai reporté mes craintes sur L. alors qu'il ne m'avait même pas encore effleurée, j'étais prête à déguerpir au premier signe. Pourtant, R. et L. étaient très différents mais la méfiance était de mise, en toute circonstance.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;9.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Après, quand le temps a fait son affaire, je considérais L. comme acquis et je me disais que j'aurais tout le temps plus tard de me consacrer à lui. Je ne faisais pas d'efforts pour le surprendre, me laisser dorloter par ses petites attentions sans lui en rendre beaucoup. C'est peut-être pour ça que je ne me souviens pas d'avoir passer de moments inoubliables avec lui. Je m'enterrais dans une routine, n'en était pas satisfaite mais incapable de pointer du doigt ce qui n'allait pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Contrairement à mon amoureux de décembre que je me suis mise à aimer sans m'en apercevoir, petit à petit, j'ai commencé à sortir avec L. parce que l'occasion se présentait, sans que je ne le connaisse vraiment, sans qu'il y ait aucun sentiment d'entrée de jeu. On ne s'était pas donné un premier rendez-vous pour devenir amis, nous en étions conscients tous deux, alors quelques jours après, quand il m'a attendu à la grille du lycée, on s'est embrassé parce que ça allait arriver tôt ou tard. (J'ai toujours eu beaucoup de mal avec les premiers baisers, j'attends que l'autre fasse le premier pas, je n'aime pas m'avancer en premier, j'ai peur. C'est pour ça que j'ai été incapable d'embrasser mon amoureux à la gare la dernière fois. )&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Je me souviens du début de notre histoire, quand nous étions encore à Amnellville avec le bac à préparer. Après, ça s'estompe et devient gris.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;A notre séparation, il a dit dans un demi sanglot que je ne l'avais jamais aimé, qu'il y avait toujours eu le premier amant interposé dans l'histoire. C'est vrai que j'y repensais parfois car c'étaient de très beaux souvenirs, mais je n'aurais jamais pensé que ça pourrait reprendre, comme un feu de cheminée reprend quand on souffle dessus en inhalant un bon paquet de cendres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;10.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;L. m'a envoyé un message cet après-midi me faisant remarquer que je suis plutôt avare en nouvelles. Notre dernière conversation m'avait vexée et je n'avais aucune intention de réitérer mes avances amicales si c'était pour recevoir des reproches.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Les dernières fois qu'on s'était vus, (avec quel statut d'ailleurs? ancien amant? ancien petit ami? hypothétique futur ami?) c'était encore pire que lorsqu'on était ensemble. Aucun sujet de conversation pour rompre le silence qui aurait pu régner si je n'avais pas mis de la musique. Ça aussi c'était un problème, cette incapacité chronique à savoir discuter. Je m'énervais à propos de rien et cassais ses arguments ou alors nous n'avions strictement rien à nous dire. Et quand il était venu un midi manger chez moi (j'habite à côté de sa fac alors je lui avais proposé de venir déjeuner chez moi comme avant) c'était glauque, je n'avais rien à lui dire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Il me dit qu'il planifie ses vacances, je n'ai pas osé lui demander avec lui il partait cette année bien que je meure d'envie de le savoir. Sûrement la même bande que d'habitude. Cédille m'avait fait remarquer quand j'étais venue chez elle que c'était à mon tour d'être une exclue de leur groupe. Mais je m'en fiche un peu d'eux en entier, il y avait juste C. qui était mon ami depuis des années et qui maintenant ne m'adresse plus la parole. Les autres, je ne m'y étais jamais attachée, c'était les amis de L. et ils ne sont pas devenus les miens.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;J'avais écrit un cahier de vacances le premier été, j'avais collé des bouts de papiers de couleur sur la couverture, avais rempli les pages de quelques crobards et des trucs mièvres dont j'ai le secret. Je lui disais qu'il pourrait le montrer à sa prochaine petite amie et qu'ils se fendraient bien la poire en le relisant tous les deux. Même trois mois après le début, je n'y croyais toujours pas trop, bien qu'on soit parti une semaine dans le Lubéron dans la maison de ses parents avec C. Lou, JP, Céline et Lucas. D'ailleurs, ça me fait repenser que j'étais partie une nuit marcher seule avec Lucas dans les rues du village et aux alentours, nous étions revenus vers deux heures et quand je suis remontée dans notre chambre en construction dans les combles, il m'avait dit que ce n'était pas très gentil de ma part de lui faire un coup pareil, qu'est-ce que je penserais s'il me faisait la même avec une amie à moi, partir en vadrouille la nuit? Je ne voyais pas de quoi en faire un drame, il aurait pu me rendre la pareille, ça ne m'aurait pas blessée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Ça m'amusait de lézarder avec Lucas, je ne me sentais pas enchaînée à L. je voulais faire ce qui plaisait, sans me soucier de rien. Je ne l'aimais pas encore vraiment (enfin, aujourd'hui, je serais bien incapable de dire à partir de quand ça a été le cas. Ça me semble très loin.) et je ne pensais pas qu'il pourrait être blessé. Il était déjà bien accroché à moi par contre. J'étais sa première véritable amoureuse il faut dire. (Je lui avais dit le soir où il était venu chez moi après la séparation parce que j'avais fondu en larmes au téléphone qu'il était arrivé trop tard, qu'il n'avait été que le deuxième. )&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Je me souviens aussi du soir de ce premier été où nous avions pas mal bu que nous avions fait l'amour toute la nuit ou une bonne partie, j'appuyais mes pieds contre les grosses poutres du toit pour me tenir à quarante cinq degrés, toute une technique. Je crois que c'est une des rares fois où c'était bien. (C'est vrai que c'était pratique que cette mini-chambre soit basse de plafond.) Le lendemain matin, les autres nous regardaient de travers, moi avec ma grande naïveté je pensais que j'avais réussi à modérer un peu mes cris, mais apparemment pas. Nous étions insouciants, je me fichais pas mal de savoir comment il me verraient après ça.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;11.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;L'autre jour, voyant l'état de mes deux pouces, mon frère a poussé des cris d'orfraie horrifiée. Il est vrai que depuis la semaine pré-partiels, ils n'ont pas fière allure. C'est comme des languettes flanby, dès qu'il y a un petit bout de peau qui dépasse, il faut que je l'arrache, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de petite languette. Ca peut aller loin, presque jusqu'au pli interphalangien, mais bon, ça me calme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Depuis toute petite, l'école primaire, je me ronge les ongles, pas au sang comme certains acharnés, mais je ne supporte pas de voir le blanc de l'ongle repousser. Pourtant, quand on a huit ans, on ne peut pas être "stressée". Ah si, mon instit me traumatisait avec ses devoirs impossibles que je faisais exécuter par mon frère et mon père parce que je n'y comprenais rien. J'avais la trouille de retourner à l'école avec des devoirs non faits. Mais à part en CM1, ma scolarité enfantine s'est toujours bien passée, les instits m'aimaient bien parce que j'avais une bonne bouille. Sauf la fois où j'étais arrivée en retard un après-midi parce que j'étais allée m'acheter des bonbons avec une copine, et la directrice de l'école m'avait mis à un mot dans le carnet de liaison à faire signer par les parents. La honte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Dans le tram hier après-midi, il fallait donc que j'arrache ce bout de peau qui dépassait, ça irait mieux après. La fille assise à côté de moi, voyant mon pouce sanguinolent après ça m'a proposé un pansement mais je ne l'entendais pas à cause des écouteurs. Je l'ai remerciée et répondu que j'avais des mouchoirs. Un garçon dans le bus à Amnellville il y a quelques années m'avait aussi proposé un mouchoir quand je m'arrachais la peau du dos de la main (jusqu'à en arriver au stade du presque-lichen plus tard, j'en garde une petite cicatrice blanche).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Mon prof de piano aussi s'inquiétait à propos de ça, de mes pouces mangés qui m'empêchaient de jouer correctement parce que ça me brûlait un peu et je mettais des traces de sang sur le clavier parfois.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Cl. m'a fait remarqué il y a quelques jours que ça allait pourtant mieux ces trucs d'arrachage de peau depuis quelques temps, m'a demandé ce que vont dire mes patients quand ils verront l'état de mes mains?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Au stage infirmier de septembre, j'avais encore les doigts bouffés et ça me piquait quand je me lavais les mains dix fois par jour au soluté hydro-alcoolique. Ça me fait repenser au papy un peu déprimé et qui parlait tout doucement et que les infirmières et aide-soignantes ne prenaient pas le temps d'écouter parce qu'il parlait tout doucement et lentement. Je le voyais tous les matins, prostré sur son fauteuil, s'escrimant à comprendre le mécanisme d'accrochage de la ceinture anti-chute pour parkinsonien. J'avais essayé de lui expliquer mais c'était compliqué pour moi aussi à comprendre. C'est comme ça que je me suis arrêtée un peu plus longuement dans sa chambre (je n'avais pas grand-chose à faire dans le service puisque je ne savais rien faire) et je l'ai écouté me parler de lui, ça partait dans tous les sens, il me racontait qu'il allait pêcher avec son père quand il était petit et que son gendre est allergologue, que médecin c'est un beau métier. Je lui répondais que pour le moment, je n'en étais qu'au début et il me souriait au-dessus de ses lunettes. Je le prenais par le bras pour le faire marcher un peu dans le couloir, au début, il avait besoin de son déambulateur et après il se tenait juste à moi. Je venais l'aider à se coucher quand j'étais du soir et passais toujours lui dire au revoir quand je quittais l'hôpital. Il me faisait un peu penser à mon grand-père paternel que je n'ai jamais connu, le visage long et mince et les cheveux blancs. Petit à petit, il me souriait en me voyant le matin, m'a demandé mon prénom et s'en souvenait presque. Je lui serrais la main le matin et je lui demandais comme il allait. J'avais l'impression de servir à quelque chose, au lieu de traîner dans le bureau des infirmières à les écouter et à les regarder préparer leurs traitements.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Je faisais les toilettes avec les aides-soignantes. Avant le stage, ça me rebutait, le stage infirmier se résumait à torcher des vieux, c'était peut ragoûtant. Et puis, petit à petit, ça s'est fait parce que c'est comme ça la vie, une purge cyclique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Je me souviens d'eux avec clarté : la dame en entrant à gauche qui était paralysée et avait une tumeur au cerveau, qui ne parlait pas mais me regardait avec ses grands yeux bleus en soupirant et souriant un peu, qu'il fallait nourrir à la petite cuillère patiemment. En face, le monsieur à qui j'avais fait remarquer qu'il avait un bien beau marque-page et qui m'avait dit que c'était sa femme qui l'avait dessiné. Il avait soupiré ensuite : "elle avait beaucoup de livres, qui va les garder maintenant?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Enfin, je ne vais pas tous les énumérer mais je garde un bon souvenir de ce stage, j'aimais prendre soin d'eux à mon niveau et les écouter me raconter leur histoire. Bien sûr, il y en avait qui étaient moins plaisants mais ils avaient leurs raisons probablement. Ça ne me gênait plus d'avoir à nettoyer leurs corps gris et mous, j'étais là pour ça et il ne devaient pas être fiers non plus de devoir montrer leur nudité à toute une horde d'aide-soignantes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;12.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Ma mère vient de me téléphoner et m'a demandé si j'avais essayé de les appeler hier soir. C'était le cas mais ça n'avait pas répondu, à 21 heures. Elle a tout de suite compris : comme elle était au repas mensuel des pharmaciens assistants d'Amnellville, mon père qui n'aime pas y aller parce qu'il a peur des gens, a préféré rester au boulot jusque tard dans la nuit comme il n'y avait personne pour le surveiller. (Il y est resté jusqu'à une heure du matin, une fois. Il m'avait dit qu'il avait bien aimé finalement parce que c'est bien quand il n'y a personne, c'est une autre ambiance. Et la pointeuse avait refusé de comptabiliser sa sortie parce qu'elle ne fonctionnait plus après minuit.)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Quand je me moque de lui et lui dis qu'on devrait lui installer un lit au Labo, il répond qu'il fait juste son travail consciencieusement sans chercher une quelconque forme de reconnaissance, il accomplit sa tâche parce qu'il le faut bien. C'est sûr que de ce côté-là, on n'aura jamais rien à lui reprocher. Son patron avait dit à ma mère un jour qu'on n'en retrouve plus des employés comme ça de nos jours. Encore heureux! C'est sûr qu'un couillon qui prend quatre semaines de congés payés au lieu de cinq depuis trois ou quatre ans (depuis que ses enfants viennent travailler l'été, il doit se sentir redevable alors il prend moins de vacances. Quand on lui demande si c'est vraiment à cause de nous qu'il fait ça, il dit "mais c'est vrai que je suis le seul employé dont les enfants viennent travailler l'été". ), vient à ses samedis de RTT, ne réclame jamais d'augmentation et se fait payer au ras des pâquerettes depuis qu'il est arrivé dans cette boîte il y a 29 ans, c'est sûr que tu n'en retrouveras plus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Ma mère me dit aussi qu'elle n'a toujours pas reçu sa paye du mois. Sa patronne se faisant un malin plaisir d'attendre le dernier moment pour leur donner leurs chèques. Maman me dit qu'elle a de plus en plus l'impression qu'elle la prend pour sa servante, elle échange ses jours de congés en lui demandant son avis et elle sait bien que maman n'osera jamais y trouver quelque chose à redire. Je lui dis qu'elle devrait se rebiffer de temps en temps, (c'est facile comme conseil) mais elle n'ose pas. C'est pour ça qu'elle n'aurait jamais pu acheter sa propre pharmacie, elle n'est pas faite pour régenter les autres. Ce n'est pas dans sa nature.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Est-ce un défaut? Je ne pense pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, je n'ai pas encore tout à fait fini. J'ai pensé à d'autres points à développer hier soir dans mon bain à la fleur d'oranger en essayant de lire La fin des temps de Haruki Murakami (c'est pervers cette impression d'être concentrée sur les lignes lues qui en fait ne prennent aucun sens puisque superposées aux pensées en tête).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais censée peut-être aller voir Carole à Manchester (Erasmus) en juin et finalement, je pense que ça ne se concrétisera pas car elle ne m'en a pas reparlé depuis et je n'aime pas insister. M. m'a proposé de passer quelques jours dans le Jura au bord d'un lac. L. m'a dit qu'il allait faire un tour d'Europe en train avec C., Lou et d'autres amis à lui et je suis jalouse. J'aimerais beaucoup voyager en ce moment, mais chaque chose en son temps, je suis encore jeune et sans le sou.&lt;br /&gt;Ensuite, je me dis que si jamais j'avais eu l'occasion de partir avec eux, j'aurais encore été déçue que les choses ne se passent pas exactement comme je les rêvais. Je suis bien une éternelle insatisfaite qui préfère fantasmer sur l'impossible et ne pas vivre certaines choses par peur de la déception.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette histoire avec X ne m'apportera rien de bon pour l'avenir, c'est juste le présent qui compte quand je suis avec lui, et après, il n'y a rien, pas même de plans à tirer sur la comète. Je sais bien que "nous n'avons aucun avenir, rien" je suis lucide sur ce point-là. Mais passer du temps avec lui, c'est la garantie d'être bêtement heureuse le temps que ça dure. On se donnera peut-être rendez-vous dans dix ans ensuite, ou alors, il se rendra enfin compte que je ne lui apporte rien qui lui soit strictement nécessaire et ça se clôturera comme ça.&lt;br /&gt;Il ne sait pas que repenser à lui (à ses sourires un peu enfantins, et à son regard plongeant dans mon décolleté) fait naître de stupides sourires longs comme le bras, et de savoir que lui aussi pense à moi parfois, m'apaise. Enfin, je lui avais déjà dit à quel point il m'avait emplie de bonheur pendant nos deux jours, et le lui répéter ne fera que me rendre un peu plus vulnérable face à l'abandon qui m'attend. Mais, pour le moment, ça n'entre pas en compte, je ne préfère pas penser au pire mais à l'instant présent qui m'attend, encore sur un quai de gare.&lt;br /&gt;Alors, je ne saurais pas expliquer par une démonstration étoffée le pourquoi du comment de cet amour insoutenable que je lui voue. Je suis simplement dans l'élan que je prendrais pour l'attraper à sa descente du train, mes bras grands ouverts comme deux crochets pour ne plus le lâcher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait beau encore aujourd'hui, le printemps s'annonce radieux et j'écoute la Barcarolle en Fa # Majeur opus 60 de Chopin. Ces circonstances concourent à me rendre encore plus mièvre qu'à l'accoutumée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15.&lt;br /&gt;Il y a de l'arrogance à croire qu'écrire sur soi-même, pour soi normalement (puisqu'on dit "journal intime") pourrait valoir la peine d'être lu par d'autres. Parfois, j'ai conscience de cette prétention et ça me fait taire et parfois je m'en accommode et me dis que ce serait encore plus hypocrite de cesser d'écrire en faisant ainsi croire que j'aurais gagné en humilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est qu'un jeu d'apparence mais je prends ça au sérieux, j'essaie d'être honnête. Alors, parfois, c'est grandiloquent, je sors mes belles tournures pour décrire des banalités et d'autres fois, je cherche plus la mise en forme et formule les faits simplement pour en garder une preuve quelque part.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cigarettes aujourd'hui n'avaient pas bon goût. Même la toute première du matin sentait le plastique et ne m'a pas réconfortée. Je me suis promis d'arrêter un peu. Ce n'est pas le nombre qui compte mais la chronicité, et là, je fume tous les jours depuis plusieurs mois et tous les spécialistes s'accordent à dire que c'est mauvais pour la santé.&lt;br /&gt;Mais ce n'est pas mon instinct de conservation qui me fait dire ça, je suis simplement embêtée de ne plus pouvoir les savourer. Il va falloir attendre un peu avant de pouvoir à nouveau les apprécier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet après-midi, en cours, Cl. n'arrêtait pas de rouspéter à propos du manque d'intérêt du cours pondu par le prof. Il est vrai qu'il n'était pas très attrayant mais je préférais ne pas m'arrêter à cette considération et recopier bien sagement ce qui s'affichait sur le grand écran. Je n'ai même plus envie de me plaindre à haute voix sur ce genre de propos, ça me fatigue par avance. A vrai dire, je suis peu bavarde en ce moment mais je ne ressens pas le besoin de parler. Le cours n'est pas intéressant, ainsi soit-il, il faut tout de même le noter alors à quoi bon renâcler? Je n'aime toujours pas perdre mon temps, chaque geste doit avoir un rendement. Je serais incapable de faire comme Cédille qui m'a relaté au téléphone sa journée de mercredi au lit en pyjama. Enfin, si, c'est dans mes cordes, du domaine du possible mais ça ne m'attire pas. Je préfèrerai promener mon vieux clébard pendant des heures et ramasser sagement ses crottes derrière lui.&lt;br /&gt;D'ailleurs, dans cette lubie de ramener Sioux à N. il n'y guère que Cl. qui me soutienne. Laura a pris un air dégoûté quand je lui en ai parlé et m'a dit qu'elle ne remettra plus les pieds dans mon appartement quand il y sera, c'est une évidence. Mon frère dit que je ferais mieux de rencontrer de vrais gens plutôt que de sortir mon chien comme une vieille fille (comme la femme du troisième qui appelle son vieux cabot "ma chatte") mais ça me fait doucement marrer ce qu'on pourra bien penser de moi quand je le ramènerai. Cl. a dit qu'elle viendra le saluer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai passé la soirée avec mon frère et Laura, on a mangé japonais pour la semaine et visionné deux épisodes de X-files saison 3 qui faisaient peur, avec des larves de mouches et des cadavres en décomposition. Ça me donne envie de lire Poe. Et là, je vais me mettre au lit parce que je n'entends même plus la musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeudi est particulier. Je n'ai pas cours à la fac et je ne sors donc généralement pas de chez moi. Ou alors, il faut que je m'y prépare longtemps à l'avance, que je prévois l'itinéraire, la musique à écouter en chemin, l'horaire. Oui, c'est très bête, mais tout ce que je fais en ce moment est très con alors pas la peine de s'apesentir sur ce constat.&lt;br /&gt;Par exemple, hier en fin d'après-midi, on a toqué à ma porte, c'était une commerciale impossible à faire taire tant qu'elle n'a pas débité son histoire d'un trait et qui venait donc me causer de France Loisirs. Comme c'est marqué "pigeon" en majuscules sur mon front, je l'ai laissée entrer pour qu'elle puisse remplir mon formulaire d'inscription.&lt;br /&gt;Et hier soir, j'étais toute contente de descendre chez mon frère manger une pizza dégoulinante de gras accompagnée d'une bière peu goûtue mais de bon ton. Ca faisait très longtemps que je n'avais pas commandé de pizza-juste-en-face alors j'étais contente parce que j'adore manger des pizzas, je n'ai pas rechigné à l'engloutir en cinq minutes, malgré ma non-envie de manger de ces derniers jours. Enfin, la dernière tranche était amère parce que mon frère avait débuté les hostilités, à savoir : me faire remarquer que j'étais bien conne de m'enchanter pour si peu : une pizza grasse et la nouvelle star à la télé. Voilà, l'enthousiasme en avait pris un coup mais j'ai tout de même fini ma part.&lt;br /&gt;Je me sentais étrangement neutre à tout depuis quelques jours, ni triste ni heureuse, au milieu de rien. Enfin, il y avait bien L. qui m'avait agacée dimanche soir mais c'était passé au bout d'un moment, c'était derrière moi, voilà tout. Alors, j'étais contente de rompre le quotidien et de commander cette pizza. Après, je suis descendue en bas de l'immeuble pour ne pas enfumer l'appartement de mon frère et j'ai allumé une cigarette, de la marque que j'affectionne. Elle m'a donné mal sous le crâne, j'ai pensé que ça ne rimait à rien cette prise d'habitude, je n'ai pas besoin de fumer mais je me force à créer ce besoin. Bref, encore un truc bête.&lt;br /&gt;Quand je suis remontée, mon frère regardait un épisode d'une série quelconque sur son ordi alors que la nouvelle star allait commencer et je ne voulais pas en rater une miette. Il n'a pas voulu mettre le son moins fort alors je n'entendais pas les prestations comme je voulais mais je n'allais pas trop ennuyer mon frère avec ça, j'étais chez lui et il me ferait bien sentir si jamais je continuais à le déranger. Et puis les premiers candidats ne m'intéressaient pas, c'était Benjamin que je voulais écouter. Mon frère a commencé à jouer à un jeu de voiture sur son ordi qui faisait un raffut pas possible et il ne voulait pas mettre ses écouteurs pour mieux s'entendre passer les vitesses et le reste. Benjamin allait bientôt passer, c'était ennuyeux.&lt;br /&gt;Laura est arrivée sur ces entrefaites, m'a demandé si la nouvelle star me passionnait vraiment ou si je faisais semblant. Je n'en sais rien, ça m'amuse de les écouter chanter et le jury qui sert à rien me fait rire. Je ne tenais pas comme à la prunelle de mes yeux à regarder cette émission, c'est un peu comme la clope, ça passe le temps. Laura était atterrée de savoir que ça me plaisait vraiment. Bon, ce n'était pas bien important, Benjamin allait passer et je remonterais ensuite chez moi, laissant ces deux rabat-joie en paix. Mon frère a décidé de regarder un Samourai Champloo à ce moment-là, Laura l'a accompagné. Il a mis le son à fond, je n'entendais rien de la prestation de Benjamin. Je me suis levée, ai coupé la télé en même temps que la chique à ce pauvre Benjamin, ai rassemblé mes affaires, sans prendre le temps d'enfiler mes chaussures, ai remonté les trois étages me séparant de mon propre appartement silencieux.&lt;br /&gt;Pour la deuxième fois en une semaine, je me suis séparée de mes vêtements en les jetant au sol, moi qui suis soigneuse d'habitude, et me suis précipitée sous la douche comme si ma vie en dépendait. Je n'ai même pas réussi à pleurer parce que c'était très stupide de se mettre dans un état pareil pour si peu, je n'arrêtais pas de penser ça, que ce n'était rien de grave. J'aurais eu un cutter sous la main, j'aurais pu faire n'importe quoi, peut-être vraiment entamer la peau jusqu'aux vaisseaux? Mais j'avais juste un vieux rasoir bic rouillé alors c'est comme si un chat s'était acharné sur mon avant-bras, rien de bien profond. Ni soulagée ni propre en sortant de la salle de bains, je suis allée au lit en espérant que le lendemain serait moins déraisonnable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai du mal à m'autoriser à me sentir mal. Parce que je ne sais pas le pourquoi de ce malaise idiopathique et fluctuant, qui n'a pas lieu d'être. Là, je suis calme alors je peux exposer les choses, les mettre à plat, bien les étaler avant que tout ne se mélange à nouveau.&lt;br /&gt;Mais je n'y vois goutte, je ne peux que relater les faits sans pouvoir les expliciter, pourquoi j'ai implosé hier soir, je ne sais pas, je n'y ai pas réfléchi sur le moment. Je ne me suis pas demandée ce qui n'allait pas avant d'agir si stupidement. C'était sous le coup de l'impulsion, je me sentais capable de tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'écris ici pour tenter de ne plus y penser, j'effacerai ces traces plus tard, très probablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-5702655682360258435?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/5702655682360258435/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=5702655682360258435' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5702655682360258435'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5702655682360258435'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/04/introspection-sur-quatre-jours.html' title='introspection'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-5099698893447112928</id><published>2008-03-26T18:38:00.023+01:00</published><updated>2008-06-19T20:41:49.988+02:00</updated><title type='text'>moyennant quoi</title><content type='html'>Je n'ai plus qu'à "m'en mordre les doigts", c'est l'expression consacrée il me semble.&lt;br /&gt;Ces partiels n'ont pas été complètement ratés sur une vue d'ensemble, mais pas non plus totalement satisfaisants. Je n'aime pas cette impression d'inachevé, de "j'aurais pu faire mieux". Ce n'est même pas pour avoir les meilleures notes, je m'en fiche. C'est la satisfaction du travail bien fait qui n'est pas au rendez-vous.&lt;br /&gt;Je n'ai pas réussi à travailler correctement la semaine dernière, j'avais la tête un peu ailleurs et pas l'envie. Et quand je n'ai pas envie, c'est terrible. Les cours ne s'imbriquaient pas correctement dans ma mémoire, je n'avais pas l'image photographique de la feuille scribouillée en tête quand je faisais les annales. C'était brouillon, de guingois et j'aurais donc les résultats conséquents à ce manque flagrant de sérieux.&lt;br /&gt;Ce n'est qu'hier soir que j'ai réussi à atteindre ce stade de l'apprentissage effréné et passionné qui me fait oublier les heures. J'ai compris certains cours, l'enchaînement dans les réactions enzymatiques, la complémentarité des effets. L'évidence m'a sauté aux yeux, il était encore temps, j'ai donc pu réussir correctement une matière cet après-midi. Sinon, le reste, je ne sais pas, c'est mitigé. Il faut dire que je ne suis pas souvent satisfaite de moi-même, je monte les exigences toujours à un niveau moins accessible, comme des enchères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si on pense aux partiels en eux-mêmes, ces heures à lire les questions fébrilement, sentir le désespoir ou l'euphorie ("Ça je sais, ça je sais! Regarde, je suis capable de te vomir tout mon cours sur la copie sur ce point-là, je n'ai pas tout compris mais ce n'est pas grave, je le sais "par cœur" parce que je m'en suis gavée jusqu'à en être dégoûtée. Et si je te recopie mot pour mot ce que tu as dis pendant le cours en amphi, ce sera déjà ça de moins à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;retenir&lt;/span&gt; comme une envie d'uriner." Relâchement des sphincters de la mémoire.) le moment n'était pas si désagréable. Rien à voir avec l'ambiance de tension palpable du concours de ces deux dernières années, on se sourit dans les rangs, tout le monde est dans la même galère (car personne n'a assez potassé. Deuxième année = relâche), il n'y a plus cette solennité aigre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant chaque examen, je conserve les connaissances précaires dans une baudruche prête à exploser dans un gros bruit de flotte, essayant de ne rien me réciter avant de lire le sujet pour ne pas tout embrouiller. Selon l'efficacité du travail, les connaissances reviennent dans le bon ordre, bien docilement et j'arrive à structurer et à cibler la réponse ou alors elles n'existent même pas, c'est le blanc.&lt;br /&gt;Hier, à la première matière, le sujet qui est tombé (vlan) n'avait pas eu l'honneur de retenir mon attention pendant les dernières révisions alors je n'avais absolument rien à "annoter largement sur ce schéma". Donc j'ai brodé, je sais très bien faire. J'ai raconté ma vie, fait du hors-sujet en veux-tu en voilà pour prouver que j'avais tout de même "appris" des cours. Mais ça n'avait rien à voir avec la question posée, j'avais l'impression d'argumenter désespérément, pédaler quand la chaîne du vélo a déraillé (comme un type qui veut avoir des crédits pour une recherche absconse qui ne passionne que lui. La comparaison étant exagérée, je ne me mets pas au même niveau que les chercheurs, mais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l'idée est là&lt;/span&gt;) , je vois la tête du correcteur blasée, qui ne lit même pas les mots entassés (j'ai écrit le plus serré possible pour essayer de grappiller des points en ressortant à peu près tout ce que je savais dans la matière) puisque sans intérêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après chaque épreuve, j'essayais de faire table rase de tout ce que j'en avais appris, pour conserver la concentration optimale nécessaire à la poursuite des évènements, ne plus repenser à toutes les erreurs évitables dans lesquelles j'ai dû me vautrer. Surtout, rester &lt;span style="font-style: italic;"&gt;concentrée, &lt;/span&gt;ne pas laisser divaguer les pensées sur autre chose que les huit matières à passer, en élaguant tout ce qui ne pouvait plus être utile à retenir pour la suite.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-5099698893447112928?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/5099698893447112928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=5099698893447112928' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5099698893447112928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5099698893447112928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/03/moyennant-quoi.html' title='moyennant quoi'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-2051206003175374445</id><published>2008-03-24T20:48:00.007+01:00</published><updated>2008-06-19T20:42:17.164+02:00</updated><title type='text'>bla bla bla</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Aujourd'hui, je n'arrive plus à mémoriser les mots et les enchaînements de molécules, les noms à retenir par cœur ne me parlent plus. Mon cerveau refuse d'emmagasiner encore une fois les mêmes choses, le processus est rejeté immanquablement, bien que je relise deux ou trois fois de suite les mêmes lignes, avec obstination.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Ce qui m'agace c'est de ne pas être capable de retrouver par automatisme les connaissances. L'année dernière, c'était du recrachage sans réflexion, j'y arrivais bien, tout était net et bien rangé dans des cases de mon cerveau. Là, je ne sais pas, j'ai l'impression que c'est le foutoir, les noms des médicaments, pourtant, il y en a peu, impossible de les formuler correctement, je m'emmêle les pinceaux. Pareil pour la classification des parasites et autres joyeusetés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je me sens comme à la veille des examens de piano il y a trois ans : ne surtout pas paniquer, il n'y a pas de quoi voyons! Ce n'est pas un concours cette fois-ci, j'ai passé le cap, il me suffira juste d'avoir la moyenne. Mais je n'aime pas travailler pour passer de justesse, j'aime bien faire les choses jusqu'au bout, pas de demi-mesures, je trouve ça frustrant.&lt;br /&gt;Et quand on sait comment j'ai fini à l'examen de piano il y a trois ans, il n'y a pas de quoi se pavaner.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-2051206003175374445?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/2051206003175374445/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=2051206003175374445' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2051206003175374445'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2051206003175374445'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/03/sincure.html' title='bla bla bla'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-2816069664206673187</id><published>2008-03-23T20:11:00.013+01:00</published><updated>2008-06-19T20:42:01.940+02:00</updated><title type='text'>trying to laugh about it</title><content type='html'>Depuis plusieurs jours, je suis sur une tangente, une sorte de déséquilibre constant. J'ai peur de tout, des partiels dans deux jours, de l'amoureux qui viendra peut-être (peut-être pas) me rendre visite bientôt, du chien qui n'aura certainement pas assez de place dans mon dix-neuf mètres carrés, d'être incapable de créer de nouvelles amitiés à N.&lt;br /&gt;Comme si tout était marqué par le sceau de la fatalité. Parfois, j'arrive à entasser toutes ces frayeurs dans un coin pour me consacrer au moment présent, mais ça ne dure jamais assez longtemps, j'ai des larmes aux yeux sans explication.&lt;br /&gt;Hier soir, je ne sais pas quel a été l'élément déclencheur, ma mère était en train de parler de ses études de pharmacie qu'elle avait repris à N. alors que personne ne la croyait capable de valider cinq années d'études en trois, elle y est parvenue.&lt;br /&gt;Je souriais et plaisantais avec mes parents quelques minutes auparavant et tandis que ma mère racontait ça, il s'est passé quelque chose quelque part dans mon organisme, un truc qui doit s'expliquer biochimiquement (la sérotonine qui reste coincée dans la synapse ou les nerfs qui lâchent tout bonnement) j'essayais de me focaliser sur le fait qu'il fallait passer outre ce passage à vide et ne pas déborder tout de suite. Je suis restée quelques minutes muettes, repoussant l'irrépressible envie de chialer le temps d'arriver à ma chambre.&lt;br /&gt;C'est très banal tout ça, il y avait bien longtemps que je n'avais pas pleuré ainsi, comme une chiffe molle, impossible d'y échapper, comme si une force extérieure me secouait sans que je puisse m'en dégager. Dix longues minutes ainsi, à attendre que la crise passe, que je puisse retrouver mes forces pour me redresser et ne plus avoir constamment un sanglot coincé dans la gorge.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-2816069664206673187?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/2816069664206673187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=2816069664206673187' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2816069664206673187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2816069664206673187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/03/depuis-plusieurs-je-suis-sur-une.html' title='trying to laugh about it'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-6243566200064916326</id><published>2008-03-22T19:06:00.011+01:00</published><updated>2008-06-19T20:42:27.417+02:00</updated><title type='text'>en boucle</title><content type='html'>J'étais en train de m'arracher consciencieusement la peau du pouce droit, en regardant furtivement la sortie de la station de métro avec le cœur qui battait à je ne sais pas combien, très vite et très fort en tout cas. Et puis, il est apparu sous mes yeux, comme ça, hop, l'instant d'avant, j'entamais l'ongle du pouce, et tout à coup, il était là. Si nous avions été dans un roman ou dans un film facile, je me serais engouffrée dans ses bras, sans réfléchir, sur une impulsion pas si soudaine puisque j'y songeais depuis l'instant où il m'avait recontactée.&lt;br /&gt;Mais non, je suis restée plantée là, prenant racine, incapable de lui dire quoi que ce soit puisque mon crâne était vide et mes mains tremblantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'arrête pas de repenser à ce moment-là quand j'essaie de m'endormir, je le revois, je ressens aussi sa tête se reposer fugitivement sur mon épaule dans les escalators montant vers la terre ferme. J'aurais dû prendre une initiative, chercher à passer outre cette paralysie transitoire. Ça me fout des frissons d'avoir été aussi passive, d'avoir manqué le milliard d'occasions qui ont pointé leurs nez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comme dirait Robert : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;If only&lt;/span&gt; is a wish too late".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-6243566200064916326?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/6243566200064916326/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=6243566200064916326' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6243566200064916326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6243566200064916326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/03/en-boucle.html' title='en boucle'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-436980525803793717</id><published>2008-03-21T22:58:00.006+01:00</published><updated>2008-06-30T00:28:10.046+02:00</updated><title type='text'>avertissement</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Yann m'avait dit l'autre jour n'avoir jamais été tenté de lire Anna Gavalda car les titres le rebutaient. C'est tout le contraire pour moi, je ne trouve pas que "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part" sonne faussement romantique et donc racoleur, je perçois de l'honnêteté dans tout ce qu'elle a de plus banal dans cette phrase et tous ses livres tiennent sur cette note-là. Ils sonnent juste. Ça peut paraître mièvre à certains mais moi ça m'émeut. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Je me dis alors qu'il ne faudrait pas que des gens comme Yann (qui ne trouve rien de captivant dans une phrase telle que "je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part") lisent mon blog parce qu'ils se fendraient bien la poire. Je continue tout de même mes billets mielleux, je n'ai pas honte car c'est la sincérité (dit comme ça ceci sonne très pompeux) qui me pousse à aligner des phrases ici et ailleurs. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-436980525803793717?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/436980525803793717/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=436980525803793717' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/436980525803793717'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/436980525803793717'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/03/avertissement.html' title='avertissement'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-1601519160625563493</id><published>2008-03-21T17:39:00.012+01:00</published><updated>2008-06-19T20:43:14.534+02:00</updated><title type='text'>manque de structuration</title><content type='html'>[...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui envoie une missive nulle (si je n'avais rien écrit, l'effet eût été le même) à tendance écholalique, j'approuve ce qu'il affirme sans chercher plus loin, mais je suis énervée, je ne sais pas pourquoi. C'est une sorte de test, pour voir comment il va recevoir ça, s'il sentira l'agacement dans l'alogie ou s'il n'y verra que l'absurdité d'envoyer une réponse aussi plate, autant rester silencieuse.&lt;br /&gt;Je suis aussi énervée contre moi-même, ceci ne tiendra pas longtemps, je vais encore me retrouver démunie et perdue dans peu de temps, je sais ce qui m'attend et ça m'agace d'espérer pourtant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a encore ces moments en compagnie d'autres, où l'on rit un peu, comme ça, et son absence n'en est que plus palpable. Je voudrais tant de choses, mais je ne peux que l'imaginer à mes côtés, un sourire en coin rassurant explicitant clairement : "tout va bien, je suis là" comme au restaurant où il avait posé sa main sur ma cuisse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-1601519160625563493?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/1601519160625563493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=1601519160625563493' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1601519160625563493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1601519160625563493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/03/je-prends-sa-petite-remarque-en-passant.html' title='manque de structuration'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-1128409126388369096</id><published>2008-03-18T19:00:00.007+01:00</published><updated>2008-06-19T20:43:30.717+02:00</updated><title type='text'>extraits de Chroniques de l'oiseau à ressort, de Haruki Murakami</title><content type='html'>&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:85%;"  &gt;"J'ai la capacité de distinguer très clairement mon existence de celle d'autrui, comme si elles appartenaient à des domaines complètement différents. (Je préfère appeler ça une "capacité" parce que je ne veux pas me vanter, mais ce n'est pas si facile à faire. ) Quand quelque chose m'irrite ou me fâche, je m'arrange pour transférer cet objet dans un domaine qui n'a plus rien à voir avec moi en tant qu'individu. Et je me dis : bon d'accord, je suis énervé, je suis en colère, mais la cause a disparu, alors j'examinerai ça plus tard à tête reposée et je verrai ce que je peux faire. Ça me permet de geler temporairement mes émotions."&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:85%;"  &gt;"Comme vous le savez monsieur Okada, nous sommes ici dans un monde sanglant et violent. Si on ne devient pas fort, on ne peut survivre. Mais en même temps, il est important de rester calme, l'oreille aux aguets, afin de ne pas laisser échapper le moindre bruit. Vous comprenez? Les bonnes nouvelles sont souvent annoncées à mi-voix. Rappelez-vous cela."&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-1128409126388369096?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/1128409126388369096/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=1128409126388369096' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1128409126388369096'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1128409126388369096'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/03/extraits-de-chroniques-de-loiseau.html' title='extraits de Chroniques de l&apos;oiseau à ressort, de Haruki Murakami'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-2014325080172467930</id><published>2008-03-14T00:43:00.006+01:00</published><updated>2008-06-19T20:43:37.677+02:00</updated><title type='text'>entrechats</title><content type='html'>Je m'étais dit que ce serait bien de tenter une nouvelle rencontre avec Yann (khâgne) et son ami AR (faculté de cinéma) pour voir si je passerais une bonne soirée en leur compagnie.&lt;br /&gt;J'avais retrouvé Yann en avance pour qu'on aille acheter nos places pour l'avant-première de&lt;span style="font-style: italic;"&gt; J'ai toujours rêvé d'être un gangster&lt;/span&gt;. Il m'a bien fait rire avec ses diverses imitations et autres anecdotes, ça détend de faire la groupie stupide qui rit pour rien. Et puis AR est arrivé en scène, parce que c'était un peu ça : une entrée en scène. Il arrive, et il déclare que "parfois, on ne sait pas pourquoi, la journée se passe bien et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;à un temps t&lt;/span&gt;, une grosse masse nous tombe sur le dos comme un piano sur la tête ou alors un doberman enragé." Il y avait encore plus d'emphase dans son propos, je ne me souviens plus des termes exacts employés. Alors, je me gausse doucement et fait remarquer qu'un doberman enragé ne pèse pas autant qu'un piano. Il me regarde droit dans les yeux, exaspéré. J'ai dû le couper dans son élan.&lt;br /&gt;Et toute la discussion a continué sur cette lancée, une espèce de joute verbale où on ne&lt;span style="font-style: italic;"&gt; joue&lt;/span&gt; même pas avec les mots, ça prend une dimension plus solennelle, on se gargarise avec ses propres mots d'esprit, et surtout, ils critiquent une bonne flopée de connaissances qu'ils ont en commun. Je prends peur, je n'aimerais pas me faire juger ainsi moi aussi, et puis j'essaie quand même de faire bonne figure, et dans ces cas-là que je peux devenir agressive sans le vouloir, je parle d'un ton incisif alors qu'une minute avant, je mâchonnais les mots avec lenteur, ne sachant pas où trouver une répartie quelconque pour ajouter à leur débat. Il faut toujours rebondir, faire ses preuves.&lt;br /&gt;Puis après tout, je me dis que je me moque un peu de ce qu'ils doivent penser de mes rires pour un rien, de ma voix traînante et de mes phrases creuses. AR, surtout, m'ennuie. Il se prend trop au sérieux, ce n'est même pas être pince-sans-rire alors ce n'est pas amusant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, nous allons au cinéma. J'ai bien aimé dans l'ensemble, c'était juste. Le réalisateur était présent, j'ai craint un débat pseudo-intellectuel sur la teneur du film. Quelqu'un a dit avoir beaucoup apprécié tous les clins d'oeil cinématographiques, pour ma part, je n'ai pas assez de culture pour avoir pu les souligner. Je suis incapable de dire pourquoi tel ou tel film me touche, c'est comme ça, sur le moment, je m'ennuie ou pas, je me fonds dans l'histoire ou pas et ça s'arrête là. A la sortie, je fais remarquer à Yann que je n'ai perçu aucun hommage dans le scenario, il me dit que ce n'est pas là le plus important, tant qu'on a aimé le film. Il y avait une autre fille de khâgne qui a visionné le film avec nous (et qu'ils m'avaient présentée avant qu'on ne la voit comme une fille inintéressante) et qui s'est insurgée du manque de profondeur dans chaque chapitre, elle était frustrée. (Je trouve au contraire que c'est ce qui fait le charme du film, ce que le réalisateur en a décrit était intéressant, ce n'était pas que de l'onanisme intellectuel. ) Tout en disant ça, elle notait des phrases sur son téléphone portable pour sa dissertation de philosophie car elle craignait de les oublier sur le chemin du retour. Elle a aussi critiqué la facilité des critiques du réalisateur sur la télévision et ses conséquences. J'avais envie de lui dire que c'était facile de critiquer la facilité, qu'elle n'avait qu'à pousser la critique de la critique un peu plus loin mais en fait, je m'en contre-fichais de ce qu'elle aurait pu raconter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yann et AR avaient prévu de m'emmener dans une soirée chez un ami à eux après le cinéma, et j'avais une excuse toute trouvée en sortant si jamais ils voulaient encore y aller. J'ai horreur de ce genre de plans : une soirée avec des inconnus qui se connaissent entre eux, trop mauvais pour ma santé mentale. C'est presque une peur panique, déjà le verre avec AR qui me jaugeait était une épreuve, alors plusieurs heures entourée d'étrangers : je vois déjà le tableau pour l'avoir déjà esquissé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-2014325080172467930?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/2014325080172467930/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=2014325080172467930' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2014325080172467930'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2014325080172467930'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/03/entrechats.html' title='entrechats'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-4720043957900837413</id><published>2008-03-12T12:48:00.007+01:00</published><updated>2008-06-19T20:44:05.320+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/R9fEbOgpY7I/AAAAAAAAACA/5ZfSBZIXHqM/s1600-h/DSC01671.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/R9fEbOgpY7I/AAAAAAAAACA/5ZfSBZIXHqM/s400/DSC01671.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176822268716213170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-4720043957900837413?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/4720043957900837413/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=4720043957900837413' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/4720043957900837413'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/4720043957900837413'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/03/blog-post_12.html' title=''/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/R9fEbOgpY7I/AAAAAAAAACA/5ZfSBZIXHqM/s72-c/DSC01671.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-8660936819874317538</id><published>2008-03-11T20:20:00.008+01:00</published><updated>2008-06-19T20:44:13.027+02:00</updated><title type='text'>off</title><content type='html'>J'essaie de relire les cours de biophysique, mais apparemment ce n'est pas encore ce soir que je saurais ces chapitres sur le bout des doigts. Les pensées sont sur une espèce de roue de la fortune, j'ai beau la relancer, elle s'arrête toujours sur les mêmes cases. Alors, je décide de mettre les choses au clair avec L. et C. après plusieurs semaines de silence (censées apaiser les rancœurs) mais en fait, je me rends compte que ça ne sert à rien.&lt;br /&gt;Car chacun possède sa propre vérité et n'en démordra pas, comme un chien qui tient son os dans sa gueule, impossible de lui faire recracher. J'essaie de trouver les formulations les plus nettes possibles, pour ne pas créer d'éventuels autres imbroglio mais L. ne semble pas comprendre où je veux en venir, pour lui ce que je lui déblatère depuis une heure ne change rien, les faits sont les mêmes. [...]&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je suis frustrée au début, je pensais que tout s'arrangerait par ma simple bonne volonté mais en fait non, ils ne veulent pas lâcher leur os, alors je vais les laisser le ronger chacun dans leur coin, pour moi l'affaire est close, j'ai fait ce que j'ai pu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les rajouts n'apportent rien au constat, juste un petit air pathético-mélodramatique, il n'y a qu'à retenir que j'ai perdu celui que je considérais comme mon meilleur ami depuis plusieurs années et puis un ancien amoureux pendant presque trois ans qui ne deviendra probablement jamais un ami. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-8660936819874317538?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/8660936819874317538/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=8660936819874317538' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8660936819874317538'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8660936819874317538'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/03/off.html' title='off'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-4489266063981328733</id><published>2008-03-08T23:06:00.012+01:00</published><updated>2008-06-19T20:44:24.345+02:00</updated><title type='text'>il y a un peu de ça</title><content type='html'>M. me dit "c'était le samedi de ton père aujourd'hui mais ne lui dis pas, sinon, je vais me faire enguirlander". Comme si c'était le genre de mon père, de réprimander les gens.&lt;br /&gt;Ça m'agace ce genre de trucs, quand il va travailler alors que ce n'est pas son tour. Je dis à M. "encore dix ans à ce rythme et il finira à genoux". Et puis, je suis triste, je sens la tristesse monter dans les yeux, mais ce n'est pas le moment, ça n'y changera rien. Je suis triste parce que mon père se tue à une tâche qui ne rime à rien, qui ne lui rapporte rien financièrement, personnellement parlant. Que puis-je y faire? Je note ses jours de congés dorénavant, je me dis que ça changera peut-être quelque chose.&lt;br /&gt;Je me moque un peu de lui ce soir, je lui dis "alors tu as bien travaillé aujourd'hui?". Il maugrée, bougonne et il n'en ressort rien. Je voulais aller au cinéma ce soir avec lui mais la séance était complète, à Amnellville, c'est fait marquant. Nous irons la semaine prochaine si le film est maintenu, ce n'est pas grave. Je mets des croix sur le calendrier pour qu'il se souvienne de ne pas aller à ce putain de Labo, rester à la maison et cesser d'être sous pression le temps d'un week-end. Je lui demande s'il veut aller promener mon hypothétique futur chien avec moi demain matin, il marmonne, feuillette son magazine et ne lève pas les yeux.&lt;br /&gt;Je dramatise sûrement, il n'a pas besoin de moi pour le pousser à bout, il doit bien se rendre compte par lui -même qu'il est l'âne dans l'histoire mais ça m'agace. Je joue ma petite révoltée alors que ça ne me concerne pas, mais ça m'exaspère de le voir exténué et qu'il ne s'en rende même pas compte. Je fais ma commère Teresa, ce n'est pas à moi de le surveiller, il devrait le savoir par lui-même.&lt;br /&gt;Je suis encore un peu soûle à cette heure alors je peux raconter tout ça sans penser que c'est misérable, que je fais ma Cosette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je repense à Lou au coin de la rue, au décourage, à l'inenvie d'aller lui adresser la parole comme si de rien n'était, comme si c'était une marque de défaite que d'aller lui parler, lui adresser quelques mots frivoles, histoire de marquer mon passage. Je serre les dents en l'ignorant, M. joue le jeu et me montre un objet le temps de passer le coin de la rue. Nous allons boire des bières brunes, nous raconter des histoires, j'oublie un peu le temps de la discussion la fatigue du père, la défaite dans la rupture sentimentale et je pense aux mots à accoler au moment, comme un timbre pour faire passer la lettre à la poste.&lt;br /&gt;M. argumente pour me convaincre de l'inanité de la possibilité du chien dans l'appartement à N., je soupire, essaie d'adhérer aux faits, aux inconvénients dans la colonne "contre". Trop de contraintes, et pourtant, j'imagine les promenades libératrices au lieu de me morfondre dans l'appartement vide. Je me raccroche à l'idée comme à un radeau, comme si c'était la seule issue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tanne mon père "c'est vrai que si je deviens comme toi au même âge quand tu te promenais seul avec ton chien, sans d'autres liens vivants, ce sera triste" et il me renvoie un regard accusateur amusé.&lt;br /&gt;Je suis encore soûle et je raconte tout ça comme on déverse des peines, l'avenir n'est pourtant pas si sombre, il suffit d'y croire, mais ça m'étrangle de le taper, c'est tellement sot. Mes idées ne sont pas encore bien campées, il faut que je recouvre mes esprits pour y voir plus clair. Il faut se taire maintenant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-4489266063981328733?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/4489266063981328733/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=4489266063981328733' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/4489266063981328733'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/4489266063981328733'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/03/m.html' title='il y a un peu de ça'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-3943732777495218258</id><published>2008-03-07T11:21:00.017+01:00</published><updated>2008-06-19T20:44:33.423+02:00</updated><title type='text'>à la barre</title><content type='html'>Je repense à la déficience dans les propos, ce qui a pu les rendre assez peu assurés pour qu'on puisse en extraire une signification que je n'ai pas voulu leur accorder. Oui, ça me tracasse cette histoire. Le sentiment de trahison doit être inaliénable à la situation de rupture amoureuse, bien que ce soit moi qui sois à l'initiative de la décision, je me sens trompée, pas par lui, mais par les bouches à oreilles. C'est triste.&lt;br /&gt;Je ne voulais pas que ça finisse ainsi, que les autres se rameutent d'un côté ou d'un autre, prennent parti comme s'il était question de lutte, comme si la réalité était simplement scindable en deux parties bien distinctes :  je l'ai lâché donc je suis la méchante et lui la victime. Alors soit, réglons le problème de cette manière si cela peut apaiser les esprits.&lt;br /&gt;Constatons la disparition des sentiments, notons-la sur un papier bleu, mais restons calmes et courtois, s'il-vous-plaît.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens de son regard battu le dernier matin, l'espoir fou qui m'a poursuivie jusqu'à ce que je disparaisse de son champ de vision, retournant à pied chez moi puisque le tram n'était pas décidé à arriver et que je ne me sentais plus capable de le savoir à quelques mètres de là, à m'attendre avec son regard battu et ses chaussures non lacées par manque de temps.&lt;br /&gt;J'aurais bien voulu lui offrir un fin moins ridicule que celle-ci.&lt;br /&gt;Il a de quoi me haïr maintenant, si ça peut l'aider à oublier tant mieux, et puis si les autres commères avec leurs avis sur la question réussissent à enfoncer le clou, très bien, je me sentirais libérée.&lt;br /&gt;Pour le moment, je suis juste triste, pas abattue ou déprimée, juste triste parce que la situation est un peu laide.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-3943732777495218258?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/3943732777495218258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=3943732777495218258' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/3943732777495218258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/3943732777495218258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/03/je-repense-la-dficience-dans-les-propos.html' title='à la barre'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-5360497905646030999</id><published>2008-03-04T23:30:00.005+01:00</published><updated>2008-06-19T20:44:49.410+02:00</updated><title type='text'>constat</title><content type='html'>J'ai remis une partie des archives en ligne et j'ai la dérangeante impression que je réécris la même histoire depuis quatre/cinq ans, qu'il n'y a eu aucune avancée depuis.&lt;br /&gt;Soit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-5360497905646030999?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/5360497905646030999/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=5360497905646030999' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5360497905646030999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5360497905646030999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/03/constat.html' title='constat'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-7050032018205165602</id><published>2008-03-04T18:02:00.022+01:00</published><updated>2008-06-19T20:44:58.546+02:00</updated><title type='text'>sérénité, paix et amour</title><content type='html'>Rien que pour la vue de N. en panoramique, entière, sans aucun pan de mur ou barrière pour manger le paysage, je suis contente de m'être levée ce matin. Il soufflait un vent peu amène tout en haut du bâtiment de l'hôpital où l'hélicoptère se pose, mais c'était paisible dans ma tête. Ce genre de quiétude fugace ne se laisse pas saisir par des mots, c'est perdu d'avance, c'est comme acquérir la certitude que tout ira bien, se laisser bercer par cette atmosphère cotonneuse qui ne tient pas à grand-chose, juste le ressenti épidermique de la beauté du moment.&lt;br /&gt;Le ciel était gris, presque noir par endroits, mais somptueux. J'avais envie de dire au pilote que ça devait bien agréable de travailler ici, mais il n'a pas eu besoin de ça pour dire que même après plus de trente ans de service, c'est toujours avec autant de plaisir qu'il prend son envol.&lt;br /&gt;C'est dans ces moments-là que je sais que j'ai eu raison de m'engager dans ces études (je ne serai certes pas pilote d'hélicoptère mais j'espère ne jamais me lasser de mon futur métier moi non plus), peu importent les partiels à venir qui réveillent ma peur de l'échec, je suis heureuse d'être là où je suis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, une fois de retour sur terre, il faut quand même réviser tous ces fichus cours, et la trouille refait surface. Mais c'est le genre de défis dont j'ai besoin aussi, pour ne pas me sentir inutile, parce que si je réussis, j'aurais de quoi me sentir un peu grandie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-7050032018205165602?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/7050032018205165602/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=7050032018205165602' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/7050032018205165602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/7050032018205165602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/03/srnit-paix-et-amour.html' title='sérénité, paix et amour'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-7066687252339610307</id><published>2008-03-03T12:08:00.021+01:00</published><updated>2008-06-19T20:45:12.407+02:00</updated><title type='text'>cadavre exquis solitaire donnant lieu à un galimatias peu probant</title><content type='html'>J'ai parlé avec Carole de la discussion rapportée entre elle et C. l'autre jour, elle me dit "on n'est plus au collège quand même. Je suis désolée qu'il ait interprété mes paroles comme ça, je t'assure que ce n'est pas vrai."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Je me sens terriblement rassurée, les gens ne sont pas tous des vipères, sussurant des messes basses crasses, te maudissant pour des phrases restées imprononcées. C'est bête à dire, mais c'est bien dans ce genre de situations qu'on peut passer au tamis ses amis. Je laisserai ces petits insectes concupiscents me conspuer, scruter avec commisération les paroles pour mieux se jeter dessus comme des rapaces voraces dès qu'un mot de travers pourra être sujet à une interprétation rebondissante et à mille lieux de la réalité initiale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Je devrais m'arrêter là, ne plus y repenser, ressasser ce passé. (En effet, ce qui est fait est fait.) Encore une preuve des vertus du sage silence, je n'aurais jamais dû disséminer de ci de là mes doutes quant à mes sentiments pendant les vacances de décembre. Maintenant, ça jase et ça me blase et me blesse aussi, plus que nécessaire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mais ça me permet aussi de tenter de dénicher une allitération dans la sidération (lat. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:verdana;font-size:85%;"  &gt;siderari&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;, être frappé d'une influence maligne, de &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:verdana;font-size:85%;"  &gt;sidus&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;, astre ; Littré). A cela s'ajoutent les dissonances résonant dans la discorde naissante et la distance, fossé creusé par parcelles chacun de son côté, de déceptions réciproques en prises de conscience.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-7066687252339610307?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/7066687252339610307/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=7066687252339610307' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/7066687252339610307'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/7066687252339610307'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/il-y-ces-heures-de-doute-gluant-durant.html' title='cadavre exquis solitaire donnant lieu à un galimatias peu probant'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-3762358825851466334</id><published>2008-03-02T18:00:00.007+01:00</published><updated>2008-06-19T20:45:21.363+02:00</updated><title type='text'>récepteurs nicotiniques : récompense - accoutumance - dépendance</title><content type='html'>&lt;a href="http://journaldeleen.blogspot.com/"&gt;On&lt;/a&gt; me dit que ce que j'écris ici en vaut la peine, alors on va essayer d'y croire et de ne plus disparaître ainsi, sous prétexte que mon égocentrisme chronique m'effraie subitement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-3762358825851466334?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/3762358825851466334/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=3762358825851466334' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/3762358825851466334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/3762358825851466334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/03/on-me-dit-que-ce-que-jcris-ici-en-vaut.html' title='récepteurs nicotiniques : récompense - accoutumance - dépendance'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-6122074685951732318</id><published>2008-03-02T12:02:00.019+01:00</published><updated>2008-06-19T20:45:36.868+02:00</updated><title type='text'>chacun son tour</title><content type='html'>Au téléphone avec mon père, nous n'arrêtons pas de déclamer des phrases qui se veulent finies mais qui ne définissent finalement rien et ça nous amuse. En ce moment, "la vie n'est qu'une longue révision". Je lui raconte les déceptions de ces derniers jours. Au téléphone, il est toujours volubile, se perd dans des argumentations sans fond, me dit que ça ne l'étonne pas trop, qu'il n'y a pas à s'en faire pour ce ramassis de conciergeries (Il dit "corroborer les dires" et la rugosité des mots me plaît). J'approuve avec véhémence et lui narre le dernier rêve, significatif de quoi, je ne sais pas. Il plaisante pour dédramatiser, nous surenchérissons chacun notre tour pour deviner la teneur d'un prochain rêve, d'un niveau supérieur encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui arrache les mots pour que lui aussi me raconte ses histoires, le boulot lancinant, les insomnies des quatre heures, les décisions d'ouvrir un bouquin plutôt que de tenter de retrouver le sommeil caché dans un coin en se retournant cent fois, les yeux clos, sans résultat. Je lui demande à quelle heure il est rentré du labo, il répond vaguement. Je lui demande quand est-ce qu'il aura son prochain samedi libéré et répond que ce n'est pas d'actualité pour le moment, il y a vraiment trop à faire. Il me raconte que son réveil ne s'est déclenché hier matin, qu'il ne comprend pas. Je m'exclame "oh lala, tu imagines si jamais tu étais arrivé à 8 heures 30 au lieu de 8 heures?" Inconcevable, nous sommes d'accord sur ce point.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-6122074685951732318?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/6122074685951732318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=6122074685951732318' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6122074685951732318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6122074685951732318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/03/enchanement.html' title='chacun son tour'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-1938277704306120801</id><published>2008-03-02T11:17:00.014+01:00</published><updated>2008-06-19T20:45:47.041+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/R8p__2ezHKI/AAAAAAAAABU/ej73KdX-Z3I/s1600-h/DSC00474.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/R8p__2ezHKI/AAAAAAAAABU/ej73KdX-Z3I/s320/DSC00474.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173087856921615522" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/R8qBR2ezHLI/AAAAAAAAABc/WU_qM02jSnc/s1600-h/DSC01564.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/R8qBR2ezHLI/AAAAAAAAABc/WU_qM02jSnc/s320/DSC01564.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173089265670888626" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-1938277704306120801?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/1938277704306120801/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=1938277704306120801' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1938277704306120801'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1938277704306120801'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/03/blog-post.html' title=''/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/R8p__2ezHKI/AAAAAAAAABU/ej73KdX-Z3I/s72-c/DSC00474.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-6855134704890286601</id><published>2008-02-28T12:36:00.006+01:00</published><updated>2008-06-19T20:46:02.935+02:00</updated><title type='text'>partiels dans quatre semaines</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il y a ces heures de doute gluant durant lesquelles je suis persuadée que plus rien de beau ne pourra arriver, les gestes se font lourds, les habitus deviennent insipides, sans intérêt. Tout est pâteux, sans vie. Et puis, finalement, je surmonte, j'ouvre un classeur de cours, m'escrime à comprendre toutes les actions entremêlées d'enzymes, je retrouve la soif d'apprendre, progresser, coûte que coûte.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-6855134704890286601?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/6855134704890286601/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=6855134704890286601' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6855134704890286601'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6855134704890286601'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/partiels-dans-quatre-semaines.html' title='partiels dans quatre semaines'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-4165284646935625456</id><published>2008-02-25T03:14:00.017+01:00</published><updated>2008-06-19T20:46:16.026+02:00</updated><title type='text'>sarcasme pour cacher la bêtise</title><content type='html'>J'efface les phrases prétentieuses et méchantes comme si ça pouvait changer les choses. Ce genre de discours me met en fait au même niveau que ceux que je critique (ce qui sous-entend donc que je me sens au-dessus d'eux quand je décris leur manière de me rabaisser. Méditons ensemble la profondeur de cette réflexion.) Mais je ne trouve pas encore la sagesse de me taire complètement.&lt;br /&gt;Cette deuxième insomnie me laisse songeuse : je me demande quelle étape dans le processus neurologique de l'endormissement me fait défaut. Mes pensées restent focalisées sur un point, ce qui doit empêcher le tourbillon magique de s'effectuer. Ou alors le marchand de sable m'a oubliée. Enfoiré.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-4165284646935625456?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/4165284646935625456/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=4165284646935625456' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/4165284646935625456'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/4165284646935625456'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/sarcasme-pour-cacher-la-btise.html' title='sarcasme pour cacher la bêtise'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-5252752250208507979</id><published>2008-02-24T03:12:00.026+01:00</published><updated>2008-06-19T20:46:26.211+02:00</updated><title type='text'>à l'ancienne</title><content type='html'>Je ne sais pas par où commencer. En attendant que l'ordinateur s'allume, j'ai pensé à plusieurs mises en forme, manières d'ordonner les mots et donc les idées pour les rendre plus compréhensibles. Je m'apprête à écrire pour les vertus cicatrisantes de la chose, sans chercher forcément l'embellissement romancé, simplement pour déverser quelque part ce trop-plein ou alors ce vide incommensurable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que j'aurais beau me rendormir encore une fois cette nuit, plongeant ainsi cet énième réveil en larmes nocturnes dans un oubli factice, la nuit prochaine se déroulera probablement à l'identique. Un cauchemar absurde contenant de la confiance bafouée, des railleries prononcées par les personnes les plus importantes à mes yeux (soient mes parents et mon frère) m'obligera encore à rallumer la lumière pour ravaler mes peurs. Si les situations étaient réelles (bien que je doute que mon frère ait réellement l'intention de me tabasser un jour - et qu'il faille les petits bras de maman pour enserrer ses poignets et l'en empêcher - mais l'exemple de cette nuit n'est pas le meilleur) je pense que je serais capable de passer outre grâce à cette force que je tire de je ne sais où pour ne pas m'écrouler en plein jour. Je réussirais une nouvelle fois à relativiser à l'excès (méthode Coué en quelque sorte) pour me persuader que ce n'est pas grave, allons bon, il y aura tant d'autres épreuves à surmonter plus tard, des pentes bien plus ardues à remonter, autant conserver mes forces. Alors, les larmes ne viennent plus durant le jour, parce que c'est encore de ça dont il s'agit, avant (avant quoi exactement?) je pleurais pour un oui ou un non, c'était "plus fort que moi". Aujourd'hui, je ne veux plus me laisser dicter par cette force nébuleuse, je ne veux plus être faible, je voudrais réussir à demeurer aussi glacée qu'un bloc de marbre, que les anfractuosités de ma sensibilité ne soient plus aussi vite découvertes et mises à mal. Le stratagème fonctionne en diurne, mais perd résolument toute efficacité durant le sommeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il devient vital que je me fasse de nouveaux amis, il doit bien exister quelque part deux ou trois personnes avec qui je pourrais m'entendre. Parce qu'avoir comme unique recours à la détresse somnambule un clavier sur lequel taper commence à friser le pathologique.&lt;br /&gt;Depuis le temps que je n'ai plus pris la peine d'étendre mon réseau social personnel (la blague) je ne sais plus comment m'y prendre (il s'est avéré que j'ai été incapable de discuter à nouveau avec le &lt;a href="http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/loxygnothrapie.html"&gt;type&lt;/a&gt;).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-5252752250208507979?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/5252752250208507979/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=5252752250208507979' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5252752250208507979'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5252752250208507979'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/lancienne.html' title='à l&apos;ancienne'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-8710047658659872245</id><published>2008-02-22T18:34:00.023+01:00</published><updated>2008-06-19T20:46:35.719+02:00</updated><title type='text'>révisions</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:85%;"  &gt;[...] Je relis les minauderies que j'ai pu écrire il y a plusieurs années, j'en ai un peu honte mais j'étais jetée toute entière dans ces mots, malgré le ridicule par endroit, je me souviens de tous les ressentis, les peurs raz-de-marée. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je ferme les yeux et je revis chaque seconde, malgré moi, je revis la demi-heure en boucle quoi que je fasse, devant mes pupilles se reforment les images, mais j'agis comme si rien d'extraordinaire ne s'était passé là-bas, il ne faut pas éveiller de soupçons cette fois-ci.&lt;br /&gt;Je peux juste continuer à rêver intérieurement de la possibilité d'une autre rétraction de l'espace-temps, tout en discutant de la pluie et du beau temps avec les uns et les autres. Et me repasser le film de tout ce que j'aurais pu lui dire ou faire. Il est peut-être déjà trop tard, je ne sais toujours pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-8710047658659872245?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/8710047658659872245/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=8710047658659872245' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8710047658659872245'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8710047658659872245'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/rvisions.html' title='révisions'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-7420389991214031773</id><published>2008-02-21T11:07:00.022+01:00</published><updated>2008-06-19T20:46:51.119+02:00</updated><title type='text'>le présent, cet ingrat</title><content type='html'>Cédille me dit :"en fait, je crois que tu ferais bien de pleurer avant d'y aller" parce que les larmes signifient quelque chose dans le langage corporel, des émotions variées s'extériorisent par ce biais. Mais je ne pleure plus, je suis une grande fille maintenant. A quoi bon? Je n'endigue même pas les larmes, elles ne viennent pas. J'ai agi comme un robot, analysant les conséquences hâtivement à la lecture du message, passant en revue tout ce qu'une remise en question de mes résolutions pouvait inclure. La vérité, c'est que je crevais toujours autant d'envie de le revoir, juste le voir s'animer devant mes yeux, l'écouter me parler, enregistrant chaque instant avec avidité. Quelle étrange sensation de se rendre compte qu'il n'a pas changé, que j'ai toujours autant envie de fondre dans ses bras, qu'il ne me lâche plus jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:90;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Chaque minute aiguisée comme un poignard, chaque œillade perçante comme autant d'aiguille et cette étreinte aussi attendue que courte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;J'aurais voulu réussir à prononcer quelques mots intelligents, quelques phrases sensées mais tout était coincé dans ma gorge, je ne pouvais que le dévorer des yeux en essayant de deviner ce qu'il pouvait bien penser de ces courtes retrouvailles. Tenter la télépathie pour qu'il comprenne à quel point j'étais heureuse de le voir à nouveau, que je pouvais tout lui pardonner, qu'il n'y avait pas de quoi prendre peur face à moi, je me sens si minuscule et nue face à lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors non, toujours pas de sanglots refoulés, plus de tristesse, simplement un bonheur rassurant sur l'instant, pas de promesses d'un futur radieux. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce que je sais c'est que je ne sais rien&lt;/span&gt;" comme disait Socrate, paraît-il.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-7420389991214031773?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/7420389991214031773/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=7420389991214031773' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/7420389991214031773'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/7420389991214031773'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/le-prsent-cet-ingrat.html' title='le présent, cet ingrat'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-8688772409056664767</id><published>2008-02-20T00:17:00.010+01:00</published><updated>2008-06-19T20:47:05.725+02:00</updated><title type='text'>oisiveté</title><content type='html'>J'ai consulté le plan de métro comme on consulte un menu, comparé les différentes opportunités à ma portée, puis me suis décidée pour République puis Bastille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois dans la rame, je n'avais finalement plus très envie d'aller à Bastille, alors je suis descendue avant. Je suis ressortie de sous terre d'un pas empressé pour faire comme tous ces troglodytes à temps partiel qui accourent de toute part, en lice pour je ne sais quel marathon quotidien.&lt;br /&gt;J'ai suivi une dame pour réussir à me décider de quel côté me tourner une fois de retour sur les grands trottoirs du jour.&lt;br /&gt;C'était une grande artère, une longue avenue, je l'ai parcourue, sans oser m'aventurer dans une plus petite rue afférente. J'avais juste besoin de faire comme je l'avais prévu en me levant ce matin : marcher dans Paris, seule, sans but.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, quelques minutes plus tard, je suis redescendue dans une bouche de métro parce que cette grande avenue n'était pas si attrayante, aucune librairie ou autre boutique où tromper le temps. J'ai opté pour les Grands Boulevards cette fois, il m'a fallu un bon trajet pour l'atteindre, mais qu'importe, le métro était peu rempli et je pouvais m'occuper en revêtant ce masque d'inexpression toute parisienne, comme si moi aussi, j'étais une habituée de cette ligne, blasée par cette routine, n'espérant plus rien de neuf aujourd'hui non plus. Il ne faut pas croiser de regard, il faut agir comme si on était seul avec sa morosité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis retrouvée à la terrasse chauffée d'un grand café, avec un Coca light, mes cigarettes et un bouquin fraîchement acquis, je me suis dit que j'étais bien là, seule avec mon diffuseur de musique dans les tympans, à regarder toutes ces silhouettes passer leur chemin. C'était exactement cet instant-là que j'avais souhaité rencontrer ce matin en me levant. Un instantané de vie parisienne lyophilisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais l'impression de m'immiscer dans un quotidien qui ne m'appartenait pas, j'étais étrangère au tableau mais j'en savourais chaque note : le froid soleil du matin, les cigarettes et la caféine, la rue dans sa calme effervescence : tout ceci se déroule à l'identique, sans surprise tous les jours, mais ça m'émerveillait car ça ne m'appartenait pas. Je n'ai aucun souvenir à relier à ce café, aucune attache pouvant me retenir à ces lieux et pourtant, cette ville toute entière me fascine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-8688772409056664767?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/8688772409056664767/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=8688772409056664767' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8688772409056664767'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8688772409056664767'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/oisivet.html' title='oisiveté'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-8813533818059651020</id><published>2008-02-17T16:48:00.009+01:00</published><updated>2008-06-19T20:47:16.837+02:00</updated><title type='text'>excursion de trois jours</title><content type='html'>Aujourd'hui, alors que je sais qu'il ne sera pas là pour m'attendre sur le quai de la gare, le même empressement m'étreint en songeant à ce qui m'attend demain.&lt;br /&gt;Demain, je serai à Paris, chez Cédille, l'amie d'enfance cent fois perdue puis retrouvée, elle me fera rire comme au téléphone, ce sera chouette. Cette ville exerce toujours cette même fascination sur mon imaginaire, tout y est mieux, plus brillant, plus à ancrer en mémoire. C'est la ville des bons souvenirs, quoi qu'il advienne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-8813533818059651020?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/8813533818059651020/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=8813533818059651020' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8813533818059651020'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8813533818059651020'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/excursion-de-trois-jours.html' title='excursion de trois jours'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-7770194442343859066</id><published>2008-02-16T23:48:00.011+01:00</published><updated>2008-06-19T20:47:25.793+02:00</updated><title type='text'>ain't got no _, i got life</title><content type='html'>C. dit "mais bon, après, quand on fait des choix, il faut savoir les assumer. Sans vouloir être méchant" alors qu'il y a bien une volonté tacite de blesser dans ces mots, me faire ressentir l'absurdité de mes actes dans toute son ampleur. Oui, je me suis retrouvée avec deux hommes sur les bras pendant plusieurs semaines, j'en ai éliminé un, celui pour lequel je ne ressentais plus rien, plus ce petit frisson en le voyant, plus cette impatience quand nous étions éloignés l'un de l'autre, celui à qui je ne voulais plus mentir par omission. Puis, le deuxième est parti de lui-même, comme une ombre.&lt;br /&gt;Mais ça ne me fera pas revenir sur ma décision concernant L., je ne l'aime plus, c'est ainsi, j'assume mes choix.&lt;br /&gt;Mon sage père avait raison, dans les ruptures, il y a toujours un conflit de garde pour les amis en commun. Ça me chagrine mais je passe au travers, jusqu'à quand je vais réussir à retenir les petites déceptions, je ne sais pas. Là encore, c'était prévisible, quand je parlais de chutes en latence, c'en est une, pas une énorme évidemment, mais qui retourne un petit peu le cœur, tout de même.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-7770194442343859066?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/7770194442343859066/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=7770194442343859066' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/7770194442343859066'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/7770194442343859066'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/aint-got-no-i-got-life.html' title='ain&apos;t got no _, i got life'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-1174844428404310052</id><published>2008-02-16T17:21:00.010+01:00</published><updated>2008-06-19T20:47:36.287+02:00</updated><title type='text'>mélodie</title><content type='html'>C'est amusant, ça fait naître un sourire narquois quand je m'en rends compte, j'ai dû écouter une trentaine de chansons différentes aujourd'hui, et c'est seulement une strophe précise qui me reste en tête, tournant et se retournant de manière lancinante, rendant toute concentration impossible :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:85%;"  &gt;"And from the first, to the last time, the signs&lt;br /&gt;Said 'Stop' - but we went on whole-hearted&lt;br /&gt;It ended bad, but I love what we started&lt;br /&gt;It said 'Stop' - but we went on whole-hearted&lt;br /&gt;It ended bad, but I love what we started"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Encore) Fiona Apple, &lt;u&gt;Parting gift&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui ne s'accorde pas vraiment à la situation, puisque rien n'avait encore recommencé, rien n'a pu se terminer non plus, ce sont juste des espoirs coupés à la racine, à l'endroit où la raison n'a plus droit de veto.&lt;br /&gt;C'est surtout la mélodie qui me touche, ses grosses vagues de mélancolie qui enflent dans le piano, disparaissent et remontent inlassablement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-1174844428404310052?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/1174844428404310052/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=1174844428404310052' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1174844428404310052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1174844428404310052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/mlodie.html' title='mélodie'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-2258398365279832209</id><published>2008-02-15T18:32:00.020+01:00</published><updated>2008-06-19T20:47:46.797+02:00</updated><title type='text'>fin de la parenthèse et résilience</title><content type='html'>Ceci m'aura permis de me remettre debout, de reprendre une existence comme je l'entendais depuis longtemps, mais que je remettais toujours au lendemain. Je me suis enfin replongée dans mes cours avec intérêt, j'avais des menus objectifs à rejoindre chaque jour et c'est de ça dont j'ai besoin, de petites prises assurées sur lesquelles m'appuyer le temps d'en trouver d'autres aussi sûres, mais plus haut.&lt;br /&gt;Je n'ai pas pleuré, ça arrivera probablement dans les jours à venir, d'accord, mais aujourd'hui, les motifs sont insuffisants. Je continuerai d'écrire ici parce que ça m'est encore nécessaire, j'ai souvent tenté de fermer ce carnet parce que son contenu me paraissait saugrenu et surtout &lt;span style="font-style: italic;"&gt;inutile&lt;/span&gt; mais il est encore trop tôt. J'aimerais pouvoir éviter les méandres du superflu, tracer ma route toute droite sans rien avoir à regretter.&lt;br /&gt;Je ne veux plus avoir à me perdre dans le temps, il y a trop à faire, ce n'est pas à 20 ans que l'existence s'arrête. Tout ceci semble bien grandiloquent, c'est le genre de choses qu'on peut encore penser quand la naïveté ne nous a pas encore quittés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet après-midi, le professeur de génétique nous a dit l'air de rien, sans emphase aucune, simplement comme un fait avéré dont il faut avoir conscience "je ne sais pas si vous le savez, mais vous allez faire le plus beau métier du monde". Et il a raison, il y a encore tant à apprendre, à vivre, tant d'autres chutes en latence que je ne vais pas m'apitoyer sur une histoire morte dans l'oeuf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:90;"  &gt;"Nous avons tous le potentiel de tomber mille fois amoureux dans notre vie. C'est facile. [...] Mails il y a des gens que vous aimez qui font autre chose ; ils définissent la manière dont vous classifiez ce à quoi l'amour est censé ressembler. Ce sont les personnes les plus importantes de votre vie, et vous rencontrerez peut-être quatre ou cinq personnes comme ça en l'espace de 80 ans. Mais il y a encore un autre niveau à tout ceci : il y a toujours une personne que vous aimez qui "devient" cette définition. Cela arrive généralement rétrospectivement, mais cela arrive toujours, à la longue. C'est la personne qui sans le savoir établit le modèle de ce que vous aimerez toujours chez les autres, même si certaines de ces qualités adorables sont autodestructrices et raisonnables. Vous vous souviendrez de conversations, avec cette personne, qui n'ont jamais eu lieu. Vous vous souviendrez de rendez-vous sexuels, avec cette personne, qui ne se sont en fait jamais techniquement produits. Et cela parce que l'individu qui incarne votre définition personnelle de l'amour n'existe pas réellement. La personne est réelle, les sentiments sont réels - mais vous créez le contexte. Et le contexte est tout. La personne qui définit votre définition de l'amour n'est pas différente, intrinsèquement, de toutes les autres. Et très souvent, c'est juste la personne que vous rencontrez la première fois que vous désirez très ardemment aimer quelqu'un. Mais cette personne gagne néanmoins. Elle gagne et vous perdez. Car pour le restant de vos jours, elle contrôlera ce que vous éprouvez pour tout le reste."&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:90;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Chuck Klosterman, &lt;u&gt;Je, la mort et le rock'n'roll&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était une belle bulle d'utopie, je vais la faire éclater et trouver quelqu'un d'autre, un jour, qui méritera tout ces sentiments, sans que j'aie à craindre sa fuite prématurée. Ça pourra mettre du temps, j'en ai bien peur. Mais tant pis, je prends le risque.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-2258398365279832209?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/2258398365279832209/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=2258398365279832209' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2258398365279832209'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2258398365279832209'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/fin-de-la-parenthse.html' title='fin de la parenthèse et résilience'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-1710694447594404570</id><published>2008-02-14T14:21:00.012+01:00</published><updated>2008-06-19T20:47:57.423+02:00</updated><title type='text'>briser la fenêtre</title><content type='html'>J'aurais bien aimé que certaines personnes n'existent que pour moi. Qu'en dehors de nos discussions, de nos temps accordés ensemble, elles s'effacent, que personne d'autre ne puissent profiter d'elles. Je voudrais une relation exclusive, spéciale, à part, avec chacune d'entre elles, je voudrais les garder jalousement, que personne ne puisse les apprivoiser aussi bien que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre jour, M. m'a prévenue : "Mais tu n'es pas le centre du monde ma cocotte." Ce à quoi j'ai rétorqué : "Ah bon? On m'aurait menti durant toutes ces années?" et nous avons ricané.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-1710694447594404570?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/1710694447594404570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=1710694447594404570' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1710694447594404570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1710694447594404570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/briser-la-fentre.html' title='briser la fenêtre'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-8307708350006429586</id><published>2008-02-11T21:30:00.007+01:00</published><updated>2008-06-19T20:48:11.367+02:00</updated><title type='text'>broderie sur le même thème</title><content type='html'>Évidemment, aujourd'hui, je pourrais faire un peu n'importe quoi pour montrer ce que je ressens, extérioriser les sentiments d'une manière plus ou moins plaisante. Je pourrais passer aux actes regrettables, chercher à tromper la faim en déviant mes envies sur d'autres, revenir auprès de L. pour un peu de chaleur humaine, quand bon me semblerait. Je l'ai fait une fois et ça me semble amplement suffisant. C'est toujours pareil, je n'ai pas envie d'impliquer des étrangers à mon histoire. J'ai les moyens pour atteindre toutes ces issues potentielles mais je vois d'ici les conséquences, les remords et les regrets, les "si j'avais su" à n'en plus finir. Ce n'est plus la peur de l'inconnu qui me retient mais du scepticisme.&lt;br /&gt;Je pourrais hurler pour faire passer le manque et le vide, je pourrais tenter de trouver un réconfort dans de chaudes larmes, parler de mes peurs à je-ne-sais-qui mais à quoi bon? Je vois d'ici où ces détours pourraient me mener : simplement à m'encombrer un peu plus. Mes yeux sont arides depuis des semaines et ma voix reste calme.&lt;br /&gt;Je ne veux plus avoir à me mépriser après les actes, parce que c'est inutile et l'auto-apitoiement m'écœure à force. Je ne ferai que ce qui est nécessaire, pas de superflu ni de pâles subterfuges en attendant. Je vais suffisamment avoir à faire avec "l'après", inéluctable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;"There's solace a bit for submitting&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;To the fitfully cryptically true&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;What's happened has happened&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;What's coming is already on its way&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;With a role for me to play"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fiona Apple - &lt;u&gt;Red Red Red&lt;/u&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-8307708350006429586?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/8307708350006429586/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=8307708350006429586' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8307708350006429586'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8307708350006429586'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/broderie-sur-le-mme-thme.html' title='broderie sur le même thème'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-3484910828960726782</id><published>2008-02-08T19:41:00.014+01:00</published><updated>2008-06-19T20:48:21.585+02:00</updated><title type='text'>l'oxygénothérapie</title><content type='html'>Il règne une brume épaisse, un peu inquiétante quand le soleil peine à se lever. Je marche au bord du canal qui prend des airs mystérieux, propice à des péripéties plus ou moins noires. J'écoute The Puppini Sisters, ce qui tranche brutalement avec cette impression d'irréalité unicolore. Je consulte la feuille sur laquelle j'avais soigneusement noté le nom des rues à emprunter, mais les panneaux indicateurs se raréfient au fur et mesure que je m'éloigne de la zone citadine que je connais à peu près. Je traverse ensuite une zone industrielle zebrée par la nationale, marchant sur le trottoir défoncé avec l'intuition grandissante que je me trompe de chemin. De longs bâtiments froids en préfabriqué, des camionnettes qu'on décharge, mais pas de trace de cette tour où je suis censée apprendre l'oxygénothérapie ce matin.&lt;br /&gt;Malgré le flux des voitures à quelques mètres, le gros bruit par dessus la musique, je me sens bien, j'ai l'impression de vivre une aventure après cet ennui collant des derniers jours. Je m'apprête à retourner sur mes pas, rentrer chez moi avant que la portion de trottoir ne cède définitivement aux quatre roues. Puis, j'entends une voix humaine qui semble vouloir attirer une attention, j'attends le troisième "eho" avant de me sentir franchement concernée, bien que je sois la seule piétonne à pouvoir être hélée. Je me retourne une deuxième fois et aperçois le type de mon groupe de TP qui semble être aussi sociable que moi (signe flagrant : il ne dévisse pas ses écouteurs jusqu'à temps que le prof ait commencé son cours. Je m'étais dit en début d'année que ça pourrait être bien de lier connaissance avec lui mais il n'avait vraiment pas l'air ouvert, même à une asociale, alors j'ai abandonné.) Je monte dans sa voiture, un peu penaude. Il me dit qu'il est aussi perdu que moi mais qu'on finira bien par trouver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est amusant comme à partir de ce moment-là, j'ai considéré qu'on avait sympathisé. Juste parce qu'il s'est arrêté pour me faire monter dans sa voiture, je me suis dit "chouette, maintenant, j'aurais quelqu'un avec qui papoter un peu avant les TP, ma vie a changé". Alors j'ai raconté tout ce qui me passait par la tête parce que j'étais confiante et contente qu'il m'ait prise en charge (au sens propre du terme, en fait) comme si on était potes depuis des décennies. Il a même ri à mes remarques, lui que j'ai toujours vu fermé comme une huître.&lt;br /&gt;Mais en dehors de ce contexte de matinée brumeuse et sans cette solidarité dans la quête de la Tour (elle mérite bien une majuscule, après toutes ces péripéties) en sera-t-il de même? Une fois de retour à la fac marron et triste, oserai-je lui reparler comme si nous avions réellement sympathisé, je veux dire, avec réciprocité, parce qu'après tout, je n'en sais rien, ce n'étaient peut-être que des rires nerveux, de circonstance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous le saurons la semaine prochaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:90;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Parce que pour &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;lier une amitié&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, il faut que la force soit maintenue des deux côtés de la &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:arial;" &gt;corde&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, n'est-ce pas. Sinon, il y en a un qui s'écroule, à cause de l'attraction terrestre,  emportant avec lui tout le poids de ses espoirs déçus. Lui qui avait mis tant de temps à se persuader qu'il pouvait se laisser aller en arrière à tirer comme un perdu sur la corde, qu'il ne pourrait pas tomber puisqu'une une force égale lui était opposé, de l'autre côté.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Mais ceci est une autre histoire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-3484910828960726782?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/3484910828960726782/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=3484910828960726782' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/3484910828960726782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/3484910828960726782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/loxygnothrapie.html' title='l&apos;oxygénothérapie'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-8553298375195646157</id><published>2008-02-07T11:44:00.002+01:00</published><updated>2008-06-30T00:34:02.671+02:00</updated><title type='text'>maintenance</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Encore des journées muettes. Je me rends compte que je n'ai pas prononcé un mot depuis hier soir. J'ai tapé des mots sur mon clavier d'ordinateur et de téléphone, mais mon larynx n'a pas bougé. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Hier, j'ai parlé de l'insomnie à Cl. histoire de lui faire savoir à quel point je suis à plaindre. Elle m'a demandé si j'avais des soucis en ce moment, et là, non, je n'avais plus envie d'aller plus loin. Je n'ai pas envie de m'épancher, toujours pas. Ma voix est morne, atone, je n'arrive pas à cacher, à maquiller cette sensation de grand vide avec des intonations enjouées. Que pourrais-je bien lui expliquer par ailleurs? Elle me ferait les gros yeux comme Laura, si elle savait. Pour le coup, il m'a semblé avoir "profondément déçu" Laura en lui racontant mon histoire l'autre soir. Alors non, autant ne pas recommencer. Je préfère encore taper sur mon clavier pour ne rien dire, rester dans le flou et n'aboutir à rien. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;J'aimerais bien trouver de nouveaux mots à enrouler, comme du sucre rose autour d'un bâton de barbe à papa. Je me contente d'écouter de la musique, ressasser les paroles en me disant que je pourrais bien citer tel ou tel refrain si bien tourné. Puisque tout a déjà été dit sur ce que je peux ressentir, comment pourrais-je recréer du neuf? Ma banalité éclate comme une évidence, elle annihile toute tentative lyrique, je sens poindre le ridicule dans la moindre phrase que je pourrais prononcer ou même penser. J'ai besoin d'être rassurée encore et toujours. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je n'aime pas rester embourbée dans cet état léthargique pitoyable, c'est frustrant parce que si on y réfléchit bien, il n'y a presque rien qui cloche.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-8553298375195646157?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/8553298375195646157/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=8553298375195646157' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8553298375195646157'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8553298375195646157'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/maintenance.html' title='maintenance'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-769394675601966883</id><published>2008-02-05T12:46:00.010+01:00</published><updated>2008-06-19T20:48:47.676+02:00</updated><title type='text'>de la magie du cadrage</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/R6a_8fk6wRI/AAAAAAAAAA0/f6uBe5ucG1I/s1600-h/DSC01388.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/R6a_8fk6wRI/AAAAAAAAAA0/f6uBe5ucG1I/s400/DSC01388.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5163025068816253202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je repense à ce qu'&lt;a href="http://dangelo.hautetfort.com/"&gt;il&lt;/a&gt; m'a dit, subitement.&lt;br /&gt;Je me dis que c'est peut-être de "ça" dont il était question.&lt;br /&gt;Peut-être qu'il faut cesser de douter,&lt;br /&gt;toujours,&lt;br /&gt;et oser&lt;br /&gt;sans plus&lt;br /&gt;s'interroger en dansant&lt;br /&gt;sur un pied.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Mais je sais que quelquefois, vous aussi, vous voyez."&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, je ne sais plus grand-chose à cette heure-ci.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-769394675601966883?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/769394675601966883/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=769394675601966883' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/769394675601966883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/769394675601966883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/de-la-magie-du-cadrage.html' title='de la magie du cadrage'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/R6a_8fk6wRI/AAAAAAAAAA0/f6uBe5ucG1I/s72-c/DSC01388.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-8737561634888064914</id><published>2008-02-01T09:38:00.010+01:00</published><updated>2008-06-30T00:33:13.864+02:00</updated><title type='text'>crochets clichés</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/R6YSB_k6wQI/AAAAAAAAAAs/b5nF3bIF1Zw/s1600-h/DSC01297.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/R6YSB_k6wQI/AAAAAAAAAAs/b5nF3bIF1Zw/s400/DSC01297.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5162833848282300674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je m'en doutais, évidemment, je savais où cette fin de soirée allait me mener. J'avais probablement envie de voir si comme la dernière fois, je saurais me retenir au dernier moment, voir plus loin que le bout de mon nez et retenir mes gestes, ceux que lui attendait si fort.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Quatre verres et cinq cigarettes plus tard, je suis sous sa couette, comme si ma place était encore là. Je ferme les yeux, je me sens comme aspirée par un siphon, je n'ai même plus envie de l'arrêter, de tenter de dévier du schéma tout tracé dans lequel je me suis laissée embarquer dès la sortie du bar. Comme si la fatalité jouait un rôle dans tout ça.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il m'avait dit "allez viens, on va finir cette petite soirée sympa chez moi, si tu veux, je dormirai par terre" et j'avais levé les yeux au ciel, n'importe quoi, vraiment.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Sur le chemin, ils me reprochèrent mon silence obstiné, je n'avais pas envie de leur montrer que l'alcool contenu dans deux verres standards faisait déjà son effet, je n'avais pas envie de raconter n'importe quoi juste pour le bruit, mais je ne suis pas pour autant retournée sur mes pas, ce n'était même pas un guet-appens, je laissais faire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Alors me voilà dans son lit, collé à moi, il me dit des trucs inédits venant de lui, et touchants quelque part, il me dit que je suis la plus belle du monde, qu'il a bien vérifié ces derniers jours en regardant autour de lui, qu'il m'aime, que je lui ai tellement manqué. Je ne réponds rien, je me contente de caresser sa peau pendant qu'il fait de même avec mon ego, je souris sarcastiquement dans le noir, mais je ne me lève pas pour autant. J'ai envie de lui pour ce soir mais pas plus et je me doute que ça lui sera difficile à accepter au réveil, quand ma tête aura fini de tourner.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Ce matin, il me court après dans la rue, encore de l'inédit, il me supplie de rester, interrompt ses propos quand un passant se rapproche, parce qu'on n'est pas dans "Plus belle la vie" non plus. Il réclame des explications, des significations derrière l'acte, je lui répète que j'ai juste cédé à la solution de facilité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;On ne peut pas devenir amie avec un ancien amoureux quinze jours après l'avoir quitté. Il &lt;span style="font-style: italic;"&gt;fallait&lt;/span&gt; que je vérifie. Mais était-ce vraiment du domaine du nécessaire?&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-8737561634888064914?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/8737561634888064914/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=8737561634888064914' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8737561634888064914'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8737561634888064914'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/crochets-clichs.html' title='crochets clichés'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/R6YSB_k6wQI/AAAAAAAAAAs/b5nF3bIF1Zw/s72-c/DSC01297.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-7091956756424926132</id><published>2008-01-30T22:08:00.010+01:00</published><updated>2008-06-19T20:49:31.859+02:00</updated><title type='text'>ridicule petite sotte (Calimero du soir)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Je me remets à fumer des cigarettes à ma fenêtre le soir, comme à ma première année de fac, dans ma chambre ovoïde. Comme à cette époque, je regarde les gens en bas, jamais un ne relève la tête et ne me remarque, j'aime bien, je les observe passer furtivement dans la rue, il y a une femme abritée sous son parapluie alors que la neige a cessé de tomber depuis des heures. Quand j'allume ma cigarette, la lecture aléatoire choisit "Paper Bag" de Fiona Apple, pile à ce moment. Je chantonne n'importe quoi entre deux bouffées, et puis j'arrête parce qu'elle va trop vite, je n'ai plus le temps d'aspirer la fumée quand elle reprend sa respiration.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Je fume des cigarettes à ma fenêtre grande ouverte pour ne pas que ça sente le tabac froid ensuite. Il y a deux ans, j'allumais ces bâtonnets d'encens bon marché qui sentaient plus mauvais qu'autre chose pour ne pas que quelqu'un remarque l'odeur dans le couloir du foyer. Je m'asseyais sur le rebord de fenêtre, les jambes pendantes et je me sentais comme une héroïne de roman, comme dans un film où la fille fume toute seule en réfléchissant à des trucs forts. Je me voyais chuter du haut des trois étages, si jamais un faux mouvement me faisait perdre mon équilibre. Comme si j'allais être capable de sauter, je me sentais en pleine possession de mon existence, l'attrait de l'interdit et du sol plusieurs mètres plus bas me donnaient une impression de puissance.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Me remémorer ces souvenirs en ramène d'autres, diffus et non aboutis. Cette histoire de fumer à ma fenêtre ne rime à rien, j'ai la tête qui tourne ensuite et le goût âpre dans la bouche. Je fume pour me donner une contenance, comme si ça pouvait apporter quelque chose de plus à ma solitude de ces derniers jours.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Et j'allume la bougie sous mon brûle-parfum parce que je n'aime pas m'endormir dans cette odeur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-7091956756424926132?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/7091956756424926132/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=7091956756424926132' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/7091956756424926132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/7091956756424926132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/01/ridicule-petite-sotte-calimero-du-soir.html' title='ridicule petite sotte (Calimero du soir)'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-1661236674874172791</id><published>2008-01-27T18:57:00.009+01:00</published><updated>2008-06-19T20:49:57.224+02:00</updated><title type='text'>rebondissements malencontreux, comme des ricochets  sur de la mélasse</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/R52AWfk6wMI/AAAAAAAAAAM/6NIaA2Zlhfw/s1600-h/DSC01287.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/R52AWfk6wMI/AAAAAAAAAAM/6NIaA2Zlhfw/s320/DSC01287.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160421871958278338" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chaque jour, depuis bientôt un mois, je &lt;span style="font-style: italic;"&gt;nourris mes espoirs&lt;/span&gt; avec ce que je trouve, avec les moyens du bord. Leur ration est très fluctuante, d'une minute à l'autre, ils peuvent se retrouvés décharnés, dépouillés, moribonds et puis, un mot, une phrase, une petite attention suffit à les faire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;repartir&lt;/span&gt;. Ils redémarrent alors sur les chapeaux de roues, très sûrs d'eux, l'horizon leur semble radieux, plus rien ne pourrait les arrêter.&lt;br /&gt;Je souris à n'en plus finir, je rayonne, je me sens comblée et&lt;span style="font-style: italic;"&gt; désespérement confiante&lt;/span&gt;. Parce qu'il s'agit bien de cela, d'un mélange âcre de joie intense et de doutes sans fond, comme un puits sur lequel on se penche précautionneusement pour tenter d'apercevoir l'eau noire. Souvent, maintenant, ils sont recouverts d'une grille pour ne pas risquer que quelqu'un y tombe, c'est un peu triste, on n'a même plus le droit de se sentir l'âme aventureuse pendant trois secondes, juste le temps de se pencher et de se relever, déçu généralement, parce que l'ombre engloutit et rend invisible la surface brillante de l'eau. J'ai très peur parfois de me retrouver de l'autre côté de la grille, enfermée dans le puits, sans échelle ni âme secourable pour m'en sortir.&lt;br /&gt;Je &lt;span style="font-style: italic;"&gt;prends sur moi&lt;/span&gt;, retire une partie de cette coque de fierté qui m'enserre, refais un premier pas pour savoir si j'ai encore de quoi nourrir mes foutus espoirs, si ce n'est pas ma propre bêtise qui m'éblouit au bout de l'horizon alors que je pensais que c'était une bonne étoile.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-1661236674874172791?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/1661236674874172791/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=1661236674874172791' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1661236674874172791'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1661236674874172791'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/01/rebondissements-malencontreux-comme-des.html' title='rebondissements malencontreux, comme des ricochets  sur de la mélasse'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_oibCftEkAh4/R52AWfk6wMI/AAAAAAAAAAM/6NIaA2Zlhfw/s72-c/DSC01287.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-4932884171452817210</id><published>2008-01-24T12:15:00.010+01:00</published><updated>2008-06-19T20:50:06.966+02:00</updated><title type='text'>"Il n'est plus temps Madame, une autre a pris la place." Et elle s'évanouit.</title><content type='html'>On me dit souvent "il faut toujours t'arracher les vers du nez". C'est parce que je me dis qu'extérioriser mes pensées, la plupart du temps, ne me mènerait nulle part. J'emmagasine les moindres frustrations, m'assoie dessus et me dis que ça ne servirait à rien de s'y attarder. Les gens n'en ont rien à faire des mes petits malheurs, ils sont bien occupés à macérer dans les leurs, je ne veux pas qu'on prête une oreille distraite à tout ce que je mets si longtemps à faire sortir de ma tête. Je me persuade que je peux m'en sortir seule, que si la solution est quelque part, je la trouverais bien un jour par mes propres moyens, sans rien devoir à personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors quand j'annonce une décision radicale et définitive, sans avoir fait part auparavant du cheminement intellectuel emprunté, de tous les arguments et contre-arguments visités par ma conscience peu tranquille, on est étonné, on ne s'attendait pas à "ça". Mais il est déjà trop tard, ce n'est pas la peine de s'étaler dans des explications, des "attends, on peut reprendre là où ça a commencé à zigzaguer, tu ne peux pas faire ça". Si, évidemment que j'en suis capable. Malgré toutes les suppliques, les propos désespérés, l'indignation, l'incompréhension, la soumission, je ne reviendrai pas en arrière. Peut-être est-ce une fierté disproportionnée, la déraison, le déni qui m'aveuglent, peut-être. Mais je sais qu'au fond de moi, je resterai inflexible, j'ai trop tergiversé pour en arriver là, les questions ne se posent plus à cette heure-ci.&lt;br /&gt;Cette soudaine certitude qui s'empare de moi aujourd'hui ne me fait même pas peur. Je sais ce que je veux, je n'en démordrais pas. Arrivera certainement le jour où je m'écroulerai tout à coup, mais d'ici-là, je ne flancherai pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-4932884171452817210?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/4932884171452817210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=4932884171452817210' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/4932884171452817210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/4932884171452817210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/01/il-nest-plus-temps-madame-une-autre.html' title='&quot;Il n&apos;est plus temps Madame, une autre a pris la place.&quot; Et elle s&apos;évanouit.'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-6485073891089262683</id><published>2008-01-20T14:34:00.010+01:00</published><updated>2008-06-19T20:50:17.274+02:00</updated><title type='text'>broyeur</title><content type='html'>Il me dit : "ne fais comme pas avec C. et Lou, ne les déçois pas." Je suis interloquée, je n'ai jamais eu l'impression de les décevoir, je lui demande d'aller au bout de sa pensée. "Tu ne t'es jamais demandée pourquoi ils ne t'ont jamais proposé d'aller les voir à Reims? Je crois que tu les as profondément déçus." Oui, mais alors quand? Au Labo peut-être, quand je faisais ma petite chef à tout bout de champ, c'était il y a presque deux ans, j'ai changé depuis, je ne pensais pas qu'ils m'en avaient gardé rancoeur. Il est vrai que nous n'en avions jamais réellement parlés.&lt;br /&gt;Depuis plusieurs années, je les considère comme des amis stables, en lesquels je peux avoir confiance, sans doute possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette petite phrase glissée dans la conversation me fait un mal de chien. Elle remet tout en cause, est-ce que j'ai raison d'être tant attachée à eux? Est-ce que cette amitié a jamais été réciproque? J'ai encore plus envie de m'enterrer six pieds sous terre après ça, il n'a pas l'air de s'apercevoir du coup de massue qu'il vient de me flanquer. Puis, je me souviens :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;"Je sais maintenant que rien ne dure&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Et que rien n'est éternel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Qu'il n'y a pas de fin plus heureuse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Et pas d'histoire plus belle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Que plus haut tu construis ton piédestal&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Plus dure sera la chute&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Plus haut tu places ton idéal&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Plus vaine sera ta lutte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Je sais maintenant que rien n'est acquis&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Et que rien ni personne n'est à moi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Que rien n'est constant que le changement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Que le temps passe comme l'eau entre mes doigts&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Et que les doutes d'hier&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Disparaissent au lendemain&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Et que toutes les vérités du jour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;S'évanouissent au matin"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;[Stéphane Marchand]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reprend : "mais c'est hors-sujet, désolé, revenons-en à notre problème."&lt;br /&gt;De mon côté, la solution est toute trouvée, tu peux me mépriser, je n'en ai cure.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-6485073891089262683?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/6485073891089262683/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=6485073891089262683' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6485073891089262683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6485073891089262683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/01/broyeur.html' title='broyeur'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-750703305495925969</id><published>2008-01-19T12:10:00.006+01:00</published><updated>2008-06-19T20:50:28.656+02:00</updated><title type='text'>en bloc</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il n'y a pas d'explication plausible à donner à ma décision. Je le lui ai avoué, je ne sais pas le pourquoi de tout ça, ce qui s'est rompu en quelques semaines. J'ai mis de longues minutes à faire sortir la phrase de mes pensées, rendre les mots intelligibles et tangibles. Après une demi-heure, j'ai réussi à les murmurer en m'enfouissant dans l'oreiller, et puis, sur le balcon, après qu'il ait fini sa cigarette, c'est sorti. Parce que le silence devenait glauque et qu'il n'y avait pas d'autre issue possible.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il a dû lire dans mes pensées et m'a demandé si je voulais qu'il me ramène à mon appartement. Une fois en bas de chez moi, il m'a proposé de me rendre mes clés, joignant le geste à la parole avant même que j'aie eu le temps d'ânonner un vague acquiescement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Depuis trois jours, j'essaie de me remémorer tous nos bons moments, tout ce qui nous a unis pendant ces trois petites années. Je me souviens du bac, de la soirée où il s'est enfui quand la discussion le blessait, quand j'ai hurlé son nom, les pleurs de C. qui pensait avoir foiré ses épreuves, l'amour sur l'aire de jeux près de son ancienne école maternelle, les aveux sur ce qui me rendait triste parfois, ma première année universitaire où on ne se voyait quasiment pas, la deuxième première année de médecine, la détente un peu, nos appartements respectifs, les repas chez ses grands-parents, les quelques samedis après-midi en ville tous les deux, sa gentillesse et sa patience, cette troisième année tronquée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il y a aussi eu les froids récurrents quand je préférais passer du temps à Amnellville sans lui, l'ennui mortel parfois, la routine, le manque d'entrain, l'amour sans orgasme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ça ne devrait pas suffire pour prendre une telle décision, il m'a dit qu'il avait fait de son mieux, qu'il ne voyait pas ce que je pouvais lui reprocher. C'est cet ensemble un peu vide par endroits qui m'a poussée, c'est le fait que je ne peux pas faire semblant de l'aimer quand ce n'est plus lui qui occupe mes pensées. Je ne me sentais plus heureuse avec lui, j'aurais pu attendre que la crise passe, qu'il finisse son année de concours pour voir si le futur pouvait être plus intense. Il répond avec énervement que si nous ne sommes pas capables de surmonter l'épreuve aujourd'hui, ça ne pourra pas être mieux plus tard. "Dis-moi ce dont tu as réellement envie. Dis-le que tu n'as plus envie de continuer". Oui c'est ça, l'envie a disparu. Aussi stupide que cela puisse paraître, je n'ai pas envie de voir ce que l'avenir aurait pu nous réserver. Je ne me sens pas le courage d'arrondir les angles, de chercher plus loin que le bout de mon nez, je ne veux pas faire d'effort. Il conclut que je ne suis pas encore prête à m'investir dans une relation sérieuse, que je suis encore trop attachée à mes parents et qu'il faut que je fasse ma crise d'adolescence. "Je ne trouve pas sain que tes parents se reposent sur toi comme ça, j'ai l'impression que tu es la psy de la famille. Ce n'est pas à toi de gérer leurs problèmes. Pour toi, c'est clair, ce sont eux qui passent en premier. Pour moi, non, c'était toi. Et ça ne pourra jamais fonctionner de cette manière. Tu sais que je suis prêt à m'engager." Moi aussi, j'ai espéré ça pendant un temps, je lui faisais répéter qu'on serait toujours toujours ensemble, il me répondait qu'on ne peut pas en être sûr, mais je voulais qu'il me le dise, quitte à mentir. Je voulais être rassurée à tout prix, bêtement. Il me dit que je ne peux pas tout planifier, qu'il faut que j'arrête avec ça.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Je fais peut-être une grossière erreur mais pour le moment, je ne regrette pas mon choix.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;[The Sunday Drivers - Little Heart Attacks]&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-750703305495925969?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/750703305495925969/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=750703305495925969' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/750703305495925969'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/750703305495925969'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/01/en-bloc.html' title='en bloc'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-6735483050156505336</id><published>2008-01-15T08:38:00.009+01:00</published><updated>2008-06-19T20:50:38.130+02:00</updated><title type='text'>les faits, rien que les faits</title><content type='html'>Je suis dans un parc à la française, allongée, les yeux fermés. A côté de moi, Yann et sa petite amie sont assis en silence. Ils se lèvent, toujours en silence, passent à côté de moi et s'en vont. J'ouvre les yeux, les appelle, leur demande si finalement ils vont se baigner. Oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis dans ma chambre à Amnellville et cherche avec fureur un maillot de bain. J'en trouve un moche. Entre temps, une fille (A.) allume mon ordinateur portable et se connecte sur sa session MSN. Je la laisse faire parce apparemment elle est invitée chez moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me dirige vers la piscine (celle de l'ancienne maison de L.) quand mon père m'interpelle. Je suis énervée parce que je veux absolument aller me baigner, c'était dans mes plans et je n'ai aucune envie d'en changer. Humeur caprice de petite conne. Je lui réponds d'un ton peu amène, il me rappelle que j'avais un service à lui rendre.&lt;br /&gt;On se retrouve dans une sorte d'étable, des raies de lumières s'immiscent entre les planches mal jointes. Il ouvre une porte et attrape un moineau. "Ta mission est très simple, tu mets du scotch autour d'une de ses pattes et tu écris tes initiales et un numéro sur ce scotch." Il y a une centaine d'oiseaux piaillant et derrière une autre porte, des crocodiles qui claquent des dents avec cette sorte de sourire dont ils semblent constamment affublés. Mon père me dit que pour le moment, il n'a encore jamais eu aucun problème de cohabitation entre les deux espèces, aucun oiseau n'a été porté disparu. Ce sont des moineaux voyageurs, un commerce florissant d'après mon père, assez fier de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je scotche une dizaine d'oiseaux avec une sourde rancoeur au ventre, j'en ai assez d'être là, je perds mon temps, je veux aller me baigner. Après quelques minutes, je ne tiens plus, me lève et tape du pied. Je lui dis que j'en ai assez de faire ça, c'est pas marrant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes à Amnellville, il y a des invités, ma grand-mère entre autres. Mon père leur raconte ma mutinerie de l'après-midi. Tout le monde rit de moi, je n'aime pas ça du tout, leurs regards goguenards sont tous tournés vers moi. Je me lève et pars dans ma chambre. Je vois mon ordinateur avec deux messages MSN non lus, un de R. (le garçon qui m'avait larguée après trois jours en terminale) qui sort avec A. et d'un autre garçon qui était intéressée par A. Ca m'énerve au plus au point qu'elle reçoive des messages sur mon ordinateur, je me sens prête à exploser. J'entends ma grand-mère dans le couloir déblatérant sur ma personnalité foncièrement mauvaise. Les autres invités sont dehors, ils s'en vont, je vois leur voiture rouge flambant neuve en travers de la rue. Il est minuit à mon réveil flick-flack (redécouvert il y a peu dans un tiroir). Je me sens trahie par ma grand-mère, je ne peux plus rester dans cette maison, il faut que je m'échappe au plus vite, c'est malsain ici. Je remplis deux sacs de toutes les affaires que je trouve et me demande intérieurement comment je vais pouvoir les porter sur tout le chemin qui m'attend (j'ai décidé de retourner à N. par tous les moyens, faisant fi de ma peur de l'auto-stop, la nuit noire et la solitude). J'ouvre la porte de la chambre, me trouve nez à nez avec mon père et sa mère, je leur explique avec défi et précipitamment que je ne peux plus rester ici, qu'il faut que je quitte cette maison. J'adresse une phrase à ma grand-mère qui me tourne le dos explicitement. Je retourne dans ma chambre quand elle me demande "au fait, tu vas quand à Paris?" je lui rétorque vertement que moi aussi je pourrais ignorer sa question, que son hypocrisie m'écœure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sanglote dans mon sommeil, me réveille à moitié, ouvre un oeil qui me confirme que je suis bien seule dans mon lit et décide donc de me laisser aller à pleurer tout mon soûl.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-6735483050156505336?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/6735483050156505336/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=6735483050156505336' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6735483050156505336'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6735483050156505336'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/01/sans-relecture.html' title='les faits, rien que les faits'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-5950070693596904797</id><published>2008-01-11T22:54:00.008+01:00</published><updated>2008-06-19T20:50:48.063+02:00</updated><title type='text'>monologue</title><content type='html'>L'alcool triste, ce soir. Il faut dire qu'une bière suffit à me faire tourner la tête et je suis seule ce soir, qui plus est. D'habitude, j'aime bien ma solitude, elle ne me dérange pas, je n'en ai même pas conscience. Mais ce soir, précisément, elle me fait l'effet d'une claque, cinglante, sans appel. Il y a bien mon frère chez qui je pourrais toquer, trois étages à descendre, ce n'est pas vraiment compliqué.&lt;br /&gt;Mais je n'en ai pas réellement envie, je me complais dans ma solitude aiguë de ce soir. Je trompe le temps en ouvrant un bouquin, en augmentant le son de la musique, en trottinant entre mes quatre murs. J'augmente le chauffage parce que le froid m'effraie. Je m'emmitoufle dans une couverture, j'aimerais me recroqueviller dans un sommeil réconfortant mais je ne suis pas fatiguée. Mes yeux sont grand ouverts et je n'ai rien pour les occuper. Je pourrais regarder un DVD, je pourrais essayer de me replonger dans mon livre mais je sais que ce n'est pas de ça dont j'ai besoin, au fond.&lt;br /&gt;Je sais bien ce qui me réconforterait, me rendrait heureuse à en exploser mais il n'est pas là. Je suis à court de palliatifs à son absence, je ne peux qu'imaginer sa présence à mes côtés, sa chaleur, sa douceur, tout ce qui rend son absence si douloureuse. Je me sens d'humeur "minauderies rêveuses" mais personne n'est là pour éponger mes envies.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-5950070693596904797?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/5950070693596904797/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=5950070693596904797' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5950070693596904797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5950070693596904797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/01/monologue_11.html' title='monologue'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-730325410914010321</id><published>2008-01-11T10:52:00.010+01:00</published><updated>2008-06-19T20:50:56.170+02:00</updated><title type='text'>actrices</title><content type='html'>Ça faisait déjà quelques temps que j'avais remarqué ce film, surtout parce qu'il y avait Louis Garrel à l'affiche. Et je savais que c'était le genre de films qui blaserait L. alors j'avais songé pendant un temps à aller à une séance toute seule. Mais je n'ai finalement pas pu m'empêcher de lui proposer de m'accompagner.&lt;br /&gt;Au fur et à mesure, j'ai adoré l'histoire, les personnages, leur douce folie, les coups d'éclats touchants de Marcelline. Je riais sous cape (je n'aime pas trop éclater de rire dans une salle de cinéma, je trouve ça excessif et j'ai l'impression d'enregistrer la bande-son des rires d'un sitcom bas de gamme) et souriais souvent, je passais un bon moment. C'était surprenant et loufoque, j'aime bien ça, c'est reposant et presque catharsisant. De mon point de vue, toujours.&lt;br /&gt;En sortant de la salle, je ne voulais surtout pas partager mes impressions avec L. parce que je savais que ça ne lui avait pas plu. Je voulais garder mes sensations intactes en moi et ne pas entendre ses critiques acides qui pourrait altérer le petite bonheur que je venais de connaître. Mais il n'a pas pu s'empêcher de me les balancer en pleine figure pendant je me rétractais intérieurement, je me refermais pour ne plus l'écouter. Il a compris après quelques minutes et s'est tu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était tout ce que je nous demandais. Du silence.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-730325410914010321?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/730325410914010321/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=730325410914010321' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/730325410914010321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/730325410914010321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/01/actrices_11.html' title='actrices'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-790295181228603551</id><published>2008-01-06T14:51:00.009+01:00</published><updated>2008-06-19T20:51:05.265+02:00</updated><title type='text'>souvenir</title><content type='html'>Ce n'était pas clair dans ma tête, plutôt un sentiment diffus, je pensais qu'aucun mot n'aurait pu englober toute la complexité de ce que je ressentais à cette époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assise sur le bord du lit de C. avec un café à proximité, je prends ma respiration et tente une explication. C. prend un air sérieux, ce qui n'est pas dans ses habitudes, il attend patiemment que je trouve les mots les moins faux. Je n'avais encore pas cherché à décrire la situation à quelqu'un d'extérieur mais je savais que C. me comprendrait quelque soit mon aveu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends une grande inspiration et me lance, comme ça, sans trop réfléchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je ne me vois pas sans lui, plus tard. Je ne conçois pas qu'un jour, je puisse ne plus avoir besoin de lui."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est en prononçant ces phrases que j'ai compris quel sentiment précis m'étreignait depuis des semaines. Ce n'était pas si compliqué finalement. C. a dû s'en rendre compte en même temps que moi mais a eu la présence d'esprit de ne rien dire, se contentant de garder les yeux dans le vague quelques instants.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-790295181228603551?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/790295181228603551/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=790295181228603551' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/790295181228603551'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/790295181228603551'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/01/souvenir_06.html' title='souvenir'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-6383466743385205039</id><published>2008-01-03T21:12:00.008+01:00</published><updated>2008-06-19T20:51:16.252+02:00</updated><title type='text'>après</title><content type='html'>"Alors, heureuse?" Tu dois bien te douter de la réponse, non? Je flotte dans un bonheur voluptueux depuis plusieurs jours, un bonheur inespéré depuis si longtemps. Le son de ta voix, dès les premières syllabes me ramènent tout de suite sur Terre, non, je ne rêve pas, tu es bien au bout du fil, après tant d'attente. J'avais écrit un truc sur l'attente insupportable que nous avions connu à nos premiers émois, il doit traîner dans un de mes tiroirs, je ne l'ai pas encore relu. Je sais que ce texte t'avait ému à l'époque, serais-je encore capable de te toucher à ce point aujourd'hui? Parce que c'est bien d'aujourd'hui dont il est question, je n'ai plus à m'immerger indéfiniment dans ce passé pour tenter d'y trouver un quelconque réconfort. Tu es de nouveau près de moi, dans mes pensées, dans mes sourires béats. Qui l'eût cru?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ferme les yeux quelques secondes quand tu me parles, je revois ton visage, précisément, sous tous les angles et dans toutes les positions imaginables. Je me souviens de cette plénitude qui m'envahissait en te regardant, en t'observant sans relâche pour ne jamais t'oublier. Je n'aurais jamais voulu que ça s'interrompe, mais je savais bien que je priais l'impossible. T'avoir à moi pendant plusieurs jours étaient déjà du domaine du rêve éveillé. J'avais tant espéré te revoir, recommencer quelque chose de neuf avec toi et à présent que tu m'en offres la possibilité, je ne sais pas par où commencer. Au début, je t'en ai voulu : pourquoi avoir attendu tout ce temps pour réapparaître? Pourquoi tu n'as pas eu le courage de me dire tout de suite que je te manquais? Comment croire après tant de bourrage de crâne que tu aies encore besoin de moi aujourd'hui?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je referme un instant les paupières et je te pardonne instantanément. Ca valait la peine d'attendre, je t'assure.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-6383466743385205039?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/6383466743385205039/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=6383466743385205039' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6383466743385205039'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6383466743385205039'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/01/aprs_03.html' title='après'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-6655613926834021731</id><published>2007-12-29T23:47:00.008+01:00</published><updated>2008-06-19T20:51:48.314+02:00</updated><title type='text'>framboises</title><content type='html'>Encore sous l'emprise des trois verres en trop ingurgités sans réticence ce soir, je suis en mesure de mettre à plat quelques évènements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, encore quelques menus instants dans ce bar d'Amnellville, seul endroit où il peut se passer "quelque chose" dans cette ville. Je tourne la tête et ne peux pas éviter de voir Cédille, cette fille avec qui je me réconcilie tous les deux ans. Je lui tape une bise saugrenue, inappropriée, sa voix part en queue de poisson alors instinctivement je la prends dans mes bras. Je suis heureuse parce que je ne peux pas m'empêcher d'éprouver quelque chose en pensant à elle, malgré tout. On se parle quelques minutes, les autres à ma table ricanent, je leur rétorque "qu'ils ne peuvent pas comprendre". Je projette de la voir en tête-à-tête dimanche après-midi. Cette idée me replonge dans nos deux dernières entrevues, il y a quatre et trois ans, toujours dans ce même bar. On s'était raconté les épisodes de nos vies respectives qu'on avait ratés, espérant pouvoir tout reprendre ensuite. Je me doute que ça ne fonctionnera toujours pas cette fois-ci, mais ça me fait plaisir de la revoir, malgré tout. Elle ne m'a pas fait de mal directement, en y repensant, elle a juste changé, si vite et si radicalement que je n'ai pas eu le temps de me dire qu'elle restait mon amie, malgré tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, ces réminiscences de silences entre L. et moi demeurent, je ne m'y fais pas. J'arrive cependant à trouver la force de me dire qu'il n'est peut-être pas celui qui durera éternellement pour moi. Il y a certains côtés de sa personnalité qui me rebutent et je me doute que c'est la même chose pour lui.&lt;br /&gt;Mais, si ce n'est lui, qui est-ce?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-6655613926834021731?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/6655613926834021731/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=6655613926834021731' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6655613926834021731'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6655613926834021731'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/framboises.html' title='framboises'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-2374326393056164771</id><published>2007-12-27T22:25:00.004+01:00</published><updated>2008-06-19T20:52:12.402+02:00</updated><title type='text'>sans titre</title><content type='html'>C'est marrant même à vingt ans, je fais encore des insomnies la nuit de Noël. A demi consciente, je pensais au cadeau insoupçonné pour mon frère, au SMS cinglant de L., au comportement belliqueux et fier de ma cousine pendant le repas du réveillon chez ma tante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces derniers jours, je me réjouissais d'avance du 24 au soir, le réveillon chez ma tante, en famille. Je ne me souviens pas d'avoir déjà passé le soir de Noël chez elle alors cet inédit rendait la chose encore plus attrayante. J'avais hâte de voir si nous étions encore capable d'un repas joyeux à nous neuf, cela faisait si longtemps que ce n'était pas arrivé.&lt;br /&gt;Et puis, j'appelle L. une heure avant d'aller chez ma tante, pour lui souhaiter un joyeux Noël, j'étais dans l'enthousiasme de l'attente d'un moment heureux à venir, j'y tenais. L. me demande en passant si je veux bien retourner à N. pour le 1er ou le 2 histoire de fêter le nouvel an chez son père. Je n'avais pas prévu ça, j'avais prévu de rester deux semaines non stop chez moi, à profiter de chaque menu moment avec mes parents et mon frère. Eh oui, je suis encore comme ça. J'aurais dû me douter qu'il y aurait forcément un élement déclenchant une tempête dans notre couple, comme à chaque fois que je retourne à Amnellville. Après ce coup de fil, mon enthousiasme était déjà quelque peu entamé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, dans la soirée, quelques gestes ou paroles maladroites ou blessantes sans le vouloir ont parfait le tout. Ce n'est que l'interprétation que j'en fais qui me fait sentir si vulnérable, si insignifiante. J'en suis consciente, depuis le temps. Je sais aussi qu'en faire part ici ne fait que me rendre plus pathétique, mais je n'ai pas mon carnet sous la main, il est resté à N., et je n'ai pas envie d'en parler à des feuilles volantes.&lt;br /&gt;C'est dans ces moments-là que je ressens chacun de mes défauts avec une telle acuité, je voudrais ne plus avoir rien à dire pour m'excuser ou me faire pardonner, alors je force ma bonne humeur jusqu'à en devenir lourde pour essayer de me rendre vraiment joyeuse, du coup, mon frère me rembarre pour que j'arrête mes bouffonneries et je tombe dans l'apathie dans laquelle j'aurais dû me vautrer depuis le début.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc en rentrant du réveillon que j'ai lu le message de L. Ne me sentant pas d'humeur combattive et n'ayant pas envie qu'il trouve quelque chose à redire aux arguements quelconques que j'aurais pu lui renvoyer, je suis allée me coucher en espérant que le silence serait réparateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux jours après, aucun signe de vie de la part de L. J'ai longuement hésité avant de faire le premier pas, de ravaler ma fierté et de composer son numéro. Il n'a pas décroché. Quelques heures plus tard, toujours aucune réponse. Maintenant, m'est avis que ce n'est plus à moi que revient la faute.&lt;br /&gt;Je me sens célibataire depuis ce matin, une étrange sensation à laquelle je ne voulais pas croire, puis je m'y suis habituée petit à petit. Je m'imagine allant chez lui récupérer mes affaires, lui demander s'il veut quand même ses cadeaux de Noël, mais ai du mal à me voir sortir avec quelqu'un d'autre prochainement. Je pourrais dire que je suis sorti avec lui pendant presque trois ans, que je pensais qu'il serait le bon, bêtement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être que lui aussi prendra sur lui demain et m'appellera, et que tout mon scenario tombera à l'eau, qu'il y aura finalement la dispute à la place de ce silence qui commence à devenir pesant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-2374326393056164771?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/2374326393056164771/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=2374326393056164771' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2374326393056164771'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2374326393056164771'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2007/12/sans-titre.html' title='sans titre'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-1956115197023788174</id><published>2007-11-14T20:45:00.008+01:00</published><updated>2008-06-19T20:52:00.557+02:00</updated><title type='text'>"exploser les petites bulles d'énergie entre les muscles"</title><content type='html'>Le bus se précipite, comme on chute sans fin, les cahots de la route se transforment en vagues souples sous l'effet de la vitesse. J'ai l'impression d'être dans le chat-bus de Totoro. Les portes s'ouvrent quelques secondes, laissant pénétrer le froid et les quelques passagers - semblant être venus exprès pour retarder notre course - qui s'entrechoquent quand le bus redémarre de plus belle. J'ai l'impression d'être dans une péniche lancée à toute vitesse, voguant sur un courant houleux. Au dehors, il fait déjà nuit noire, j'appelle Laura pour la prévenir de mon arrivée imminente, j'entends son sourire quand je lui fais part de mes craintes de ne pas sortir entière de ce bus.&lt;br /&gt;Finalement, j'en sors indemne, ce qui me permet de me diriger vers la fac de Lettres aux côtés de Laura, sous son joli parapluie transparent. On parle de nos journées respectives, de nos impressions sur La forêt de Mogari, visionné deux jours auparavant. Tout ceci en avançant d'un bon pas pour braver le froid cinglant. J'essaie de mémoriser le chemin qu'il faut emprunter pour aller jusqu'à la fac, bien que ce soit la troisième fois que je le parcours. Je ne pourrais pas toujours compter sur d'autres pour me guider.&lt;br /&gt;Nous arrivons à destination, en avance, déjà un peu moins intimidées par ce qui nous attend. Les profs arrivent en retard, "ce sont des artistes, il ne faut pas l'oublier". Et voilà, le cours de théâtre commence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vois pas les deux heures passées, je pourrais recommencer une nouvelle journée tout de suite tellement je me sens énergique en sortant. Mais voilà, le froid revient, après la chaleur moite de la salle, l'excitation retombe et j'irais bien dans mon lit finalement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-1956115197023788174?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/1956115197023788174/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=1956115197023788174' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1956115197023788174'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1956115197023788174'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2007/11/le-bus-se-prcipite-comme-on-chute-sans.html' title='&quot;exploser les petites bulles d&apos;énergie entre les muscles&quot;'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-2619847688128083136</id><published>2007-08-11T23:23:00.002+02:00</published><updated>2008-06-19T20:58:05.954+02:00</updated><title type='text'>Aurore</title><content type='html'>Elle me dit qu'elle ne se souvient plus de cette époque, je lui rappelle quelques morceaux choisis, significatifs, et alors la mémoire lui revient, elle enchaîne sur d'autres anecdotes et me voilà rassurée : tout n'a pas été encore perdu entre nous deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais préféré la détester plutôt que l'ignorer pendant un temps, ma fierté n'appréciant guère ni les affronts et ni les éloignements subis. Maintenant, quand nous nous remémorons ces morceaux de notre adolescence, j'aime à penser que tout n'est peut-être pas perdu, il est peut-être encore possible de vivre des choses intéressantes avec elle.&lt;br /&gt;Mais, quand l'effet de l'alcool et des autres substances dans l'air est passé, je m'aperçois que ce qui nous a fait rire ce soir-là c'est encore nos souvenirs et non pas le présent, puisque nous n'avons plus grand chose à nous dire. Elle m'a fait un récapitulatif de ses nouveaux emmerdes familiaux et autres et c'est tout, que se raconter d'autre de neuf? On se dit qu'on se téléphonera plus tard pour se revoir entre nous, sans tous ces cris d'orfraie que poussent les filles poussées dans la piscine. J'y crois vraiment sur le moment, je me sens heureuse de lui avoir parlé pendant une demi-heure à peine. Ces intonations dans sa voix que je ne lui connaissais pas m'amusent et m'attristent en même temps, rien ne pourra plus être pareil, après tout. J'oscille ainsi entre joie et déception imperceptible, tout ça pour ne savoir que penser de cette entrevue au final.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-2619847688128083136?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/2619847688128083136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=2619847688128083136' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2619847688128083136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2619847688128083136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/08/aurore.html' title='Aurore'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-8748319996466932492</id><published>2007-07-17T21:26:00.005+02:00</published><updated>2008-06-19T20:54:29.236+02:00</updated><title type='text'>à noter :</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;ces quelques soirées passées au café avec M. à boire des bières et des bières pendant les heures festives, ce qui l'amène à me raconter son histoire petit à petit, à parler du Labo et à putasser dans le dos de ceux qu'on apprécie peu. L'année dernière, je me disais déjà que M. ressemblait à moi dans quelques années, un peu cynique, dépressive mais marrante. On fume des cigarettes pendant que la conversation fleurit, je lui lance quelques allusions quant à mes propres amourettes moisies mais je ne vais pas plus loin, il n'est plus vraiment de nécessité d'en parler voire de les étaler.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Un soir, Aurélie s'est jointe à nous et nous a proposé un restaurant pour continuer sur notre lancée. Je ne l'avais pas fait depuis longtemps : passer toute une soirée à l'improviste avec des presque inconnus sans avoir réfléchi un long moment quant au pour et au contre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Finalement, je les ai quittés vers minuit, presque avec regret, avec beaucoup d'alcool dans le sang, beaucoup trop quand on doit retourner au travail le lendemain matin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Moralité : je ne me sens pas encore mal à l'aise en compagnie de trentenaires et j'ai même passé un bon moment. Ca ne tient pourtant à rien, des conversations sur Ikéa (où je n'ai pas encore mis les pieds, le drame pour M. et Aurélie), la nièce de M. ou encore un petit poisson rouge nommé Juanita.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-8748319996466932492?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/8748319996466932492/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=8748319996466932492' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8748319996466932492'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8748319996466932492'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2007/07/noter.html' title='à noter :'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-6622321613831568968</id><published>2006-05-27T21:35:00.004+02:00</published><updated>2008-06-19T20:58:18.435+02:00</updated><title type='text'>toujours les mêmes</title><content type='html'>Hier matin, quand je suis arrivée au premier étage du laboratoire d'analyses médicales où travaille mon père, là où toutes les machines fonctionnent en permanence, le patron m'a dit "bon tu vas apprendre à étiqueter" puis en souriant "tu t'attendais pas à ça hein?". Oh pourquoi pas, dès le premier jour il faut bien s'y mettre. La mission consiste à vérifier si les ordonnances correspondent bien aux abréviations des étiquettes à coller sur les prélèvements, ensuite, il faut les coller pour de bon, positionner le code barre bien droit sinon les techniciens ne sont pas contents (dont mon géniteur) et puis recommencer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon père qui était normalement de congés hier, est resté toute la matinée, bénévolement bien entendu, pour reprendre la manip qui n'avait pas fonctionné mercredi soir, quand il a quitté à 21 heures 30. Étant présentée comme sa progéniture, certaines collègues m'interrogent l'air de rien sur cet étrange énergumène qui ne s'arrête jamais de travailler, "il doit bien faire 11 heures par jour, non?", "quand il ne sera plus là, il faudra sûrement en embaucher deux à sa place", "quand il est chez vous, il est pareil?".&lt;br /&gt;Je ne sais pas si je dois être fière ou le plaindre alors je fais la moyenne. Je comprends mieux pourquoi il est si KO certains soirs, il ne raconte presque pas ce qui se passe à son boulot, contrairement à ma mère qui fait la discussion à elle seule, ce à quoi il répond par des approbations gutturales monotones.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bruit des multiples appareils fonctionnant en permanence est assourdissant, mais on ne s'en rend compte qu'une fois au calme, ce qui suffit déjà à me fatiguer après deux journées là-bas... A ceci s'ajoute le stress permanent dû à l'accumulation des dossiers, il faut être rapide et efficace, comme dans beaucoup de boîtes me dira-t-on mais je suis néophyte dans le monde du travail.&lt;br /&gt;Une technicienne m'a montré le fonctionnement des principales machines, en ponctuant sa démonstration de "ça, c'est plutôt le domaine de ton père", "d'ailleurs, celle-ci a le chic pour tomber en panne quand il est absent".&lt;br /&gt;J'ai l'impression de découvrir de nouvelles facettes de cet homme qui ne parle jamais de lui, même si rien ne m'étonne vraiment. Quand je suis rentrée tout à l'heure pour lui répéter en gros tout ce qui s'est dit (ça m'amuse) il a répondu d'un air un peu inquiet "mais il ne faut pas dire ça, je ne cherche pas à me mettre en avant", ou quelque chose d'approchant ; ce qui semble aux antipodes de sa personnalité, notons-le bien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-6622321613831568968?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/6622321613831568968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=6622321613831568968' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6622321613831568968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6622321613831568968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2006/05/toujours-les-mmes.html' title='toujours les mêmes'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-8881004995725817115</id><published>2006-05-23T21:33:00.003+02:00</published><updated>2008-06-19T20:58:27.573+02:00</updated><title type='text'>page 37</title><content type='html'>&lt;u&gt;Le dit de Tianyi&lt;/u&gt;, François Cheng&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;"Mon père, certes, était économe de paroles. [...] Cependant, quand il disait : "il serait bon que...", "un jour on verra que..." - expressions qu'il affectionnait - quand au lieu d'exprimer directement ses sentiments il citait des vers des poètes Tang, n'était-ce pas sa manière à lui de quêter compréhension et affection? Faut-il toujours que la relation père-fils parte du seul père? N'aurais-je pas pu moi, le fils, par des propos innocents, spontanés, et pourquoi pas irrespectueux, rompre le silence pudique dans lequel mon père s'était muré?"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-8881004995725817115?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/8881004995725817115/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=8881004995725817115' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8881004995725817115'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8881004995725817115'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2006/05/page-37.html' title='page 37'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-2404161586905912831</id><published>2006-02-25T21:36:00.003+01:00</published><updated>2008-06-19T20:58:41.077+02:00</updated><title type='text'>sans titre</title><content type='html'>Dans une sorte de patio, des plantes vertes imposantes laissant croire qu'il y régnait une touffeur moite, par terre, des lattes de tek où quelque chose d'approchant, et un peu partout, des tables en fer forgé ; d'un sourire timide, elle m'en désigne une.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne m'explique encore pas pourquoi j'ai repris de ses nouvelles, après de nombreux mois, sûrement cette espèce d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;oppression de conscience&lt;/span&gt; (je trouve pas d'autre comparaison) qui ne m'a pas laissé pas d'autre alternative. Pourtant, jusque là, je ressassais encore parfois ma rancœur envers elle, pour me convaincre de ses torts sans pouvoir les énumérer précisément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme prévu, la conversation est guindée, avec des "et toi?" en guise de rebondissements, et des regards qui ne se chevauchent pas souvent. Inconsciemment, on se jauge, elle doit penser que j'ai repris du poids, pendant que je trouve sa coiffure seyante. Elle ose même me reparler de nos fameux lundis soirs où nous rentrions chez moi par le même bus qu'un certain joligarçon, les chocolats chauds quand nous arrivions, tout ça tout ça. "Tu te souviens?" Ça remonte à quatre ou cinq ans seulement et c'est déjà du passé bien tassé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-2404161586905912831?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/2404161586905912831/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=2404161586905912831' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2404161586905912831'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2404161586905912831'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2006/02/dans-une-sorte-de-patio-des-plantes.html' title='sans titre'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-8756522366404458227</id><published>2005-04-15T20:14:00.002+02:00</published><updated>2008-06-19T20:59:28.136+02:00</updated><title type='text'>furtif</title><content type='html'>Là maintenant, j'aimerais juste qu'on nous insère dans une de ces scènes-clichés avec des ralentis dans les regards qui s'entrecroisent, le souffle qui se coupe à mesure que l'on s'approcherait l'un de l'autre. Ce genre de moments qui te soulève, même si tu sais bien à quoi t'attendre : les atomes qui se raccordent parfaitement entre les deux corps, malgré le temps passés loin les uns des autres, la tête se cale toujours aussi parfaitement au creux du cou, le soulagement, les yeux qui se ferment. J'aimerais bien que ça revienne, je sais bien ce qu'on dit, plus c'est rare mieux on en profite, au point où on en est, il y aurait un raz de marée de profits à se faire avec tout ce manque qui me perd.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faciles, faciles les accords que je me permets ici, les sentiments farcis de redites, les rallonges pour tenter de mieux cerner le problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps me rogne et me ronge, mais lui reste intact, ne me fait pas la faveur d'accélérer sa vitesse de croisière en accord avec mes pulsations cardiaques qui s'emballent pour un rien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-8756522366404458227?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/8756522366404458227/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=8756522366404458227' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8756522366404458227'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8756522366404458227'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2005/04/furtif.html' title='furtif'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-1193902943669107201</id><published>2005-04-05T20:13:00.003+02:00</published><updated>2008-06-19T20:59:38.841+02:00</updated><title type='text'>molasse</title><content type='html'>Mon indécision permanente, mes ribambelles de questions et mes initiatives ratées, j'aimerais trouver la poche suffisamment grande pour les y stocker. Je fais en fonction des autres, j'adopte la forme qui semblerait la mieux vue, je me tais quand je ne sais plus comment m'y prendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'entame une approche en terrain inconnu, je m'arrête avant d'être arrivée à la formulation du point d'interrogation de mon doute, me rétracte en espérant qu'il saura comprendre le sous-entendu tapi dans mon silence. Il ne rebondit pas et laisse ma télépathie sans écho.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'aurais jamais le mot de la fin, si nos points de suspension respectifs en engendrent d'autres encore et encore.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-1193902943669107201?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/1193902943669107201/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=1193902943669107201' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1193902943669107201'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1193902943669107201'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2005/04/molasse.html' title='molasse'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-8025302072241509554</id><published>2005-04-04T20:12:00.004+02:00</published><updated>2008-06-19T20:59:16.443+02:00</updated><title type='text'>indigestion</title><content type='html'>J'ai arrêté de me dire que tout ce que je peux imaginer a autant de saveur que ce qui pourrait m'arriver en réalité, que la redondance des évènements tronque la nécessité de voir se renouveler telle ou telle situation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'isolement peut être une bonne thérapie sur une courte durée, le problème étant de connaître la date limite du traitement. Je n'ai plus d'excuse pour m'enfuir aussi vite que possible, les gens ne sont pas si détestables qu'ils n'y paraissent, on s'en accommode. On va même jusqu'à sympathiser. Stop. Ça n'ira pas au-delà. Sinon, je vais encore me paumer dans des relations chewing-gum, fades, qui pourrissent sur pied. On blague, on se raconte des petits épisodes de nos existences respectives, ce qui s'est tramé durant le week-end, ces banalités qui nourrissent les voix le temps de l'interclasse, la durée d'un ennui à combler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun de son côté, on intercepte un morceau de l'autre, parfois le télescopage est heureux, parfois l'addition est amère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la prise de risque est proportionnelle à l'implication qu'on y accorde. Je fais des tests pour le moment, mes conjectures quant aux résultats ont beau être pessimistes, il doit y avoir une part de vrai.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-8025302072241509554?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/8025302072241509554/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=8025302072241509554' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8025302072241509554'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8025302072241509554'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2005/04/indigestion.html' title='indigestion'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-7797508214181342658</id><published>2005-03-12T21:02:00.002+01:00</published><updated>2008-06-19T21:00:40.346+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Elle était d’une beauté accessoire, c’était comme si tous les tissus qui la recouvraient possédaient de minuscules bras qui interceptaient et attiraient tous les regards, peut-être à  cause de leur couleur : rouge. Sa démarche avait quelque chose d’aérien et pourtant on entendait chacun de ses pas se résorber sur le sol. Un silence respectueux lui faisait face, on l’attendait.&lt;br /&gt;Lorsqu’elle prit la parole, elle la fit roucouler dans sa gorge et les sons produits s’éternisaient sur les ‘r’ d’une manière charmante. Mais elle n’était pas sortie de la photo de l’affiche qui l’annonçait depuis des semaines pour faire vibrer ses cordes vocales, elle le savait bien alors elle se contenta d’une présentation succincte des œuvres et des compositeurs qu’elle allait interpréter.&lt;br /&gt;Très vite, presque avec brusquerie, elle s’est assise devant le clavier, n’a pas pris la peine de fermer un instant les yeux pour dénicher la concentration derrière ses paupières closes et sans autre préambule, a articulé des notes les unes au-dessus des autres.&lt;br /&gt;Après ce début, tout devient flou, les pièces se sont succédées, elles s’est relevée à plusieurs reprises, a quitté la salle quelques instants pour mieux revenir, et le manège s’est poursuivi pendant plus d’une heure. Le moment s’est étiré dans une ambiance calfeutrée, imperméable à l’usure du temps.&lt;br /&gt;Ensuite, elle a remis sa veste de torero et s’en est allée par la petite porte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-7797508214181342658?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/7797508214181342658/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=7797508214181342658' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/7797508214181342658'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/7797508214181342658'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2005/03/elle-tait-dune-beaut-accessoire-ctait.html' title=''/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-1791490487404213726</id><published>2005-03-04T23:19:00.002+01:00</published><updated>2008-06-19T20:59:50.672+02:00</updated><title type='text'>décisions</title><content type='html'>C’est bouché là-haut, ça embourbe tout le système, pourtant, des tas de choses ne demandent qu’à sortir. La précipitation gâche tout, les idées fusent mais se retrouvent sens dessus dessous et le résultat est là : un micmac indigeste.&lt;br /&gt;Cette difficulté à mettre de l’ordre là-dedans se répercute sur mes décisions à prendre. Rien que l’expression solennelle ainsi énoncée me fait reculer, je me perds dans des conjectures qui en appellent d’autres, partout, ces quatre lettres anodines se faufilent : “et si".&lt;br /&gt;Comme ça n’engage que moi seule, je ne peux pas me défiler en adhérant à l’avis d’une tierce personne. Jusque là, ça fonctionnait : le prémâché me convenait bien.&lt;br /&gt;Ce n’est que le début, j’en suis bien consciente, d’ailleurs, il n’y a que ça de si enivrant : les prémices, les trucs qui se profilent à l’horizon : incertains, claudiquants, qui laissent deviner une myriade d’interprétations possibles et plus ou moins plausibles. Après, on s’enraye, on patine dans l’habitude, on piétine les mêmes rengaines et l’enthousiasme se fait subrepticement la malle.&lt;br /&gt;Pas besoin de me précipiter à la fin de l’histoire pour en connaître le dénouement, ni même l’engrenage inévitable dans lequel je m’engage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il va falloir passer aux choses concrètes, mais depuis le temps que tout ça traîne en jachère, rien ne presse vraiment.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-1791490487404213726?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/1791490487404213726/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=1791490487404213726' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1791490487404213726'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1791490487404213726'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2004/03/dcisions.html' title='décisions'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-6987168637871546268</id><published>2005-01-26T21:00:00.002+01:00</published><updated>2008-06-19T21:00:48.774+02:00</updated><title type='text'>à propos de la soirée du 16</title><content type='html'>D’un pas qui se veut nonchalant, je me dirige vers la porte vitrée embuée de friture - la faute aux pattes grasses l’ayant poussé avant moi dans le sens inverse – j’ai déjà repéré son profil bas dans un coin de ce fast food nauséabond, point de rendez-vous des plus chics, je me l’accorde. Le réceptacle à boisson entre ses mains nerveusement tremblantes ne contient pas de ce délicieux café-lavasse, mais un Coca que je suppose mal approprié à la froidure aux tendances givrantes de l’en-dehors. Mais bon.&lt;br /&gt;J’entrevois son genou gigotant nerveusement sous la table en formica, comme lors de notre dernière entrevue. Il se soulève d’un bond et fait valdinguer deux bises dans l’air à proximité de mes joues. J’arbore un sourire niais à but non lucratif et entretiens ce début de conversation du bout des doigts, les propos que nous échangeons étant fortement inspirés de nos parcours scolaires respectifs.&lt;br /&gt;Lorsque sa paille tournevire et commence à broyer avec une insistance croissante les quelques glaçons ne cherchant qu’à fondre tranquillement dans le fond de son gobelet, je lui propose de changer de chaise et d’endroit par la même occasion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les murs rougis aux reflets brillants tout étudiés pour mettre en valeur les cadres de photos en noir et blanc, artistiquement relevées par un éclairage feutré, les barres du baby foot mises à mal par quelque brute du poignet, l’air saturé de nicotine, l’agglutinement des bedaines dégoulinantes au zinc et la touche finale : les minuscules bougies par ci par là. Voilà le tableau.&lt;br /&gt;A nouveau, il faut remettre la machine à conversations en route. Au début, ce sont juste quelques temps morts qui s’immiscent de temps en temps, mais j’aime pas ça, les silences inopinés. Finalement, le vacarme musical haussant le ton bien insolemment et aussi le fait accompli : nous ne sommes pas doués pour deviser ainsi durant des heures.&lt;br /&gt;D’un commun accord, nous laissons la non-conversation s’étirer en longueur, on peut même dire qu’elle se prélasse avec délectation, la garce, et se gausse ouvertement de nos manques d’assurance à tous les deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec ou sans bruits de bouche, les heures filent et c’est un peu gênés qu’on se quitte, les oreilles encore bourdonnantes du boucan qui pulse toujours derrière la baie vitrée, je ne sais pas d’où provient cet embarras mais la situation devient cafouilleuse et c’en est amusant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de scène d’adieux tragiques à signaler, dommage n’est-ce pas?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-6987168637871546268?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/6987168637871546268/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=6987168637871546268' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6987168637871546268'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/6987168637871546268'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2005/01/propos-de-la-soire-du-16.html' title='à propos de la soirée du 16'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-1033599978277934494</id><published>2005-01-21T20:20:00.003+01:00</published><updated>2008-06-19T21:00:01.752+02:00</updated><title type='text'>l'art de ne rien dire ou mieux vaut se la fermer la plupart du temps</title><content type='html'>Tu voudrais que j'articule des phrases sensées? Mais pour signifier quoi? Mon abrutissement entrecoupé de sursauts d'enthousiasme au goût d'aspartame? C'est fastidieux de parler pour ne rien dire, il faut recommencer ensuite, et l'expulsion n'en est que plus douloureuse, et puis les redites, c'est agaçant pour celui en face. Je me mets à ta place et l'effet est immédiat : les mots se dissolvent dans ma salive, et le seul survivant, c'est ce carambolage crissant, trop constipé pour être intelligible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce que je vous sers? Un énième paragraphe sur l'art de ne rien dire? Voilà qui est fait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-1033599978277934494?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/1033599978277934494/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=1033599978277934494' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1033599978277934494'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/1033599978277934494'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2005/01/lart-de-ne-rien-dire-ou-mieux-vaut-se.html' title='l&apos;art de ne rien dire ou mieux vaut se la fermer la plupart du temps'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-2239043859006253047</id><published>2005-01-08T18:16:00.002+01:00</published><updated>2008-06-19T21:00:14.088+02:00</updated><title type='text'>le silence</title><content type='html'>Un silence repu, d’une langueur tiède, enrobant les murs, dont tu ne parviens jamais tout à fait à satiété. Tu retiens des soupirs de satisfaction pour ne pas le fêler et qu’ensuite il refuse de revenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut connaître ça, c’est un passage obligé, même pas forcé. Ho non, une fois coulé au fin fond de ce béton cotonneux, la tête s’enfonce obstinément un peu plus profond, là où la chaleur est encore plus douce. Et, aussi incroyable que ça puisse paraître, c’est possible. Pas besoin de beaucoup d’efforts, si c’est ça qui te rendrait dubitative, la joue au creux de l’épaule et les cheveux qui lui titillent les yeux, voilà tout ce que pourrait quémander ton corps en manque de possession. La surenchère n’a rien de bien poussé, tu en conviendras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu peux relever le menton si ton épiderme n'est pas assez fiable à ton goût et forcée de constater que le même sourire béat dégouline de sa bouche, il fait semblant de dormir, mais sois sûre qu’un minuscule rien fera ouvrir ses paupières plissées de sommeil feint.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-2239043859006253047?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/2239043859006253047/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=2239043859006253047' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2239043859006253047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2239043859006253047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2005/01/le-silence.html' title='le silence'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-8904905007562498047</id><published>2004-12-21T21:25:00.004+01:00</published><updated>2008-06-19T21:00:23.825+02:00</updated><title type='text'>maman</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Ses pupilles voilées vont et viennent d’un coin à un autre du plafond blanc, on en revient toujours aux mêmes histoires, je sens la rue poussiéreuse et chaude dans ses phrases, je retrace ses pérégrinations insomniaques avec elle quand elle me dit les disputes, les objets qui volent ou alors la bonne odeur des plats concoctés par sa mère, sa cigarette de midi et ses habitudes de femme occidentalisée, je pressens son regard admiratif et aimant dans ses bribes de souvenirs qui ne la lâchent jamais. Cette fois, elle ne s’interromp pas pour me dire qu’elle m’expliquera plus tard, sûrement que je suis maintenant assez grande pour comprendre. Elle me confie en bloc les moments de solitude auxquels personne ne pouvait remédier, les envies subites de partir et de tout laisser en plan quand j’étais enfant, les pleurs à n’en plus finir : ses yeux toujours brumeux, ça doit être pour ça.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Elle me parle de vase qu’il ne faut pas trop remuer, pas tout de suite, alors que c’est à peu près décanté maintenant, “ce n’est pas encore le moment de retourner là-bas, je ne veux pas retrouver toutes ces choses dont j’ai réussi à me défaire enfin. Tu sais, j’ai passé deux tiers de ma vie à pleurer, je me dis que maintenant ça suffit non? Il m’en reste un tiers, petit ou long, je ne peux pas savoir, mais je peux pas le laisser prendre la même tournure.” Ses intonations se font dures ou se veulent sûres d’elles. Elle me dit qu’elle n’est pas douce comme femme, je ne sais pas d’où lui vient cette idée, je rétorque qu’elle n’est pas comme ses tantes qui l’ont élevée, loin de là. Elle prend un air étonné en pointant son regard vers moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Au sein de ses épanchements, elle me dit simplement qu’il n’y a pas mieux que l’expérience personnelle, l’endurance dans les épreuves pour grandir et apprendre à ne plus souffrir autant par la suite.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Nous apprendrons ensemble hein? Je vais m’efforcer à ce que tout le temps qui nous reste à toutes les deux soit très doux, je te le promets.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-8904905007562498047?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/8904905007562498047/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=8904905007562498047' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8904905007562498047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/8904905007562498047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2004/12/maman.html' title='maman'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-5149776927988085210</id><published>2004-12-02T21:23:00.003+01:00</published><updated>2008-06-19T21:01:03.974+02:00</updated><title type='text'>le café de treize heures chez C.</title><content type='html'>Des feuilles de cours bariolées de rouge, la longueur du trait témoignant de l’indignation du professeur devant telle ou telle ineptie, des emballages dépouillés de leur biscuits par rangées de quatre, ça sent la peau de mandarine et l’écran de l’ordinateur montre une vue d’ensemble d’un stade de foot. Sur la pointe de mes chaussettes noires, je m’assure une prise au sol pour atteindre le petit carré intact où je pourrais poser ma carcasse, je m’avachis donc de tout mon long sur le moelleux de son édredon bleu, la nuque un peu plus haute que le reste en raison de son lit défait ou non-fait. Il répète trois fois en l’espace de cinq minutes qu’il est nécessaire de mettre de l’ordre dans son foutoir, et bordel où est passé ce classeur. Comme à chaque fois que je viens chez lui entre midi et deux, il verse de l’eau bouillante dans deux verres avec du café lyophilisé dans le fond, deux sucres pour lui, moins d’eau pour moi.&lt;br /&gt;Il tourne en rond, soulève d’un air désespérément sceptique un boîte en carton et m’indique par un “ah” rassuré qu’il a enfin retrouvé l’objet de sa quête. Je ferme les yeux, j’aimerais me faire avaler par son matelas tant je suis fatiguée, Lou l’appelle, il répond de sa voix spécialement prévue à cet effet et décidément, ils sont terriblement mignons. Je me relève prestement, ça tangue, valse nauséeuse d’une durée approximative de quelques secondes. Il me dit “il serait peut-être temps d’y aller cocotte” et ça lui donne un air de proxénète mal appliqué. Le temps de lasser mes chaussures paquebot en laissant le plus de surface corporelle s’étaler sur le sol, je me relève enfin, et on est reparti.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-5149776927988085210?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/5149776927988085210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=5149776927988085210' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5149776927988085210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5149776927988085210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2004/12/le-caf-de-treize-heures-chez-c.html' title='le café de treize heures chez C.'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-2492958804727139302</id><published>2004-11-24T21:30:00.002+01:00</published><updated>2008-06-19T21:01:14.822+02:00</updated><title type='text'>creux</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Surtout de ne pas réfléchir, cogiter sur des problèmes dont les solutions m’échappent, comme autant de poissons visqueux entre mes mains malhabiles, et continuer de faire comme si de rien n’était, comme si je n’avais encore rien découvert, comme si mes pensées n’étaient pas alourdies sans cesse par une absence, un ensemble vide. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai beau les remplir par des équations, des romans, des notes de musique, il y a toujours un espace sans rien que je n’arrive pas à combler. Et au moment où je crois avoir entassé assez de choses par-dessus pour faire semblant de ne plus le voir, il explose et tout rejaillit, rendant mes efforts vains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;J’aimerais bien pouvoir me perdre entre d’autres paires de bras, ne pas espérer indéfiniment trouver en toi la hauteur parfaite pour pouvoir loger ma tête au creux de ton cou, pour que tes bras m’entourent toute entière, juste ce qu’il faut. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, comme je sais bien qu’un ersatz de toi serait loin de me satisfaire, j’entoure très fort mes genoux contre ma poitrine, et je t’attends.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-2492958804727139302?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/2492958804727139302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=2492958804727139302' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2492958804727139302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2492958804727139302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/02/241104.html' title='creux'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-9099438606482527002</id><published>2004-11-15T20:32:00.002+01:00</published><updated>2008-06-19T21:01:23.305+02:00</updated><title type='text'>inexorablement</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:arial;"&gt;"Tu as l'air ailleurs." C'est sûrement parce que je le suis, patate.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vis plus dans le moment présent, encore un peu dans le passé et tournée désespérément dans l'attente d'un futur. Futur improbable, certes, mais que je veille patiemment. Je ne sais pas ce que je veux vraiment, je n'ai jamais été aussi peu sûre de moi, les jambes qui flageolent et le vertige, c'est tout le temps. J'économise chaque mot, chaque geste pour tout cristalliser à l'intérieur et ne rien dévoiler, garder cette petite lueur bien cachée pour que personne ne puisse me la dérober.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis dans un battement, je survole les heures qui s'écoulent, je les occupe distraitement, parfois même, la tâche m'intéresse. Mais, j'attends toujours ce je-ne-sais-quoi.&lt;br /&gt;Je ne veux pas être comme les autres, je ne veux pas avoir une destinée formatée qui me soit assignée, je veux pouvoir rêver de l'extraordinaire et ne pas me poser de questions sur la probabilité de le voir se concrétiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça n'a jamais été ainsi, happée dans une nouvelle dimension qui m'échappe, ça fout la trouille forcément, mais je suis désespérément sereine. Je ne saurais l'expliquer, ça comme beaucoup d'autres choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce que je sais, c'est que j'attends.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-9099438606482527002?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/9099438606482527002/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=9099438606482527002' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/9099438606482527002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/9099438606482527002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2004/11/inexorablement.html' title='inexorablement'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-2055839407601784529</id><published>2004-11-07T21:21:00.002+01:00</published><updated>2008-06-19T21:01:36.150+02:00</updated><title type='text'>clean</title><content type='html'>Depuis le temps que je projetais d’aller voir ce film, j’en attendais beaucoup. En plus, c’était la première fois que j’allais au cinéma toute seule, comme le font les vrais amateurs de cinéma. A ma grande surprise, la moyenne d’âge des spectateurs était la soixantaine bien tassée, plein de mamies avec leurs amies mamies étaient venues regarder ce film de junkie. Je devais être la seule représentante des moins de vingt ans. Beaucoup de responsabilité sur mes frêles épaules. Ou pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’attendais à être une des rares à me déplacer en ce dimanche après-midi grisailleux, à pouvoir me placer juste au milieu de la petite salle aux tentures rouges fanées, avoir la pleine satisfaction de me garantir un espace vital raisonnable entre moi et les autres spectateurs. Je me suis retrouvée calée entre une honorable mère de famille et une de mes profs de sport du collège. Loupé pour le dépaysement total le temps du film. En plus, n’étant pas au milieu de l’écran, j’appréhendais de ne pas pouvoir me fondre complètement dans le film, tout ça, vraiment, je me prenais pour une grande connaisseuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré tout ces petits inconvénients, je l’ai trouvé vraiment chouette. (On remarquera que pour les critiques fondées et pertinentes, il va me falloir encore un peu d’expérience.) Mais ça aurait pu finir mal que ça ne m’aurait pas déplu. Sortir du ciné en se disant “quel dommage tout de même” puis oublier petit à petit pour se ré-attacher à sa réalité médiocre, alors que là, je suis sortie flageolante (deux heures assises, ça en a cassé plus d’un) avec cet espoir du “la vie vaut la peine d’être vécu, la volonté et le moteur de la réussite, c’est au pied du mur qu’on voit mieux le mur” et tout ce genre de conneries. Par contre, ça n’enlève pas le retour goutte à goutte à sa propre médiocrité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ça, aucun film ne pourra le changer. Que moi. La volonté et le moteur de la réussite. Ou pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-2055839407601784529?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/2055839407601784529/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=2055839407601784529' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2055839407601784529'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2055839407601784529'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2004/11/clean.html' title='clean'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-5707825887512132130</id><published>2004-11-06T21:18:00.003+01:00</published><updated>2008-06-19T21:01:47.811+02:00</updated><title type='text'>petit moment de contentement</title><content type='html'>Le froid. Au bord du terrain, Lola, C. et moi accoudés à la rembarde rouillée et écaillée de blanc. C. nous sort son grand baratin de connaisseur, Lola et moi, on s’en balance gentiment, on regarde les joueurs se taper dans les pattes et l’expression mi-inquiète, mi-triomphante par avance sur leurs visages semble être la seule source de chaleur à des mètres à la ronde. Pour nous distraire un peu du mouvement de tête cyclique allant de la droite vers la gauche et inversement, C. exhibe une photos de classe datant de la primaire où nous sommes tous les deux souriants comme deux gentils petits gamins. C’était l’époque où on ne tirait pas un tête de six pieds de long pour montrer que la vie c’est vraiment naze, alors qu’on est simplement les preuves vivantes que l’adolescence est une période bien ingrate difficile à passer. D’ailleurs, je n’en suis toujours pas sortie, comme le prouve tous ces posts.&lt;br /&gt;Je suis contente d’être avec eux deux, je n’ai pas si froid que ça, j’emberlificote avec application ma tête dans mon écharpe jusqu’aux oreilles et ça me va.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-5707825887512132130?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/5707825887512132130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=5707825887512132130' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5707825887512132130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/5707825887512132130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2004/11/petit-moment-de-contentement.html' title='petit moment de contentement'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-2022351515927644710</id><published>2004-11-02T21:17:00.003+01:00</published><updated>2008-06-19T21:01:55.474+02:00</updated><title type='text'>kikoolol tummank</title><content type='html'>“Tu me manques". Recensée de nombreuses fois dans ce qu’on a pu m’écrire, cette phrase comme un leitmotiv lancinant qui sonne faux à force d’être usité pour rien, invoqué vainement.&lt;br /&gt;Nombre de fois versifiée, avec des contextes différemment tournés, plus ou moins soignés, enrobage brillant d’un sentiment factice.&lt;br /&gt;D’habitude, je ne m’y attarde pas longuement, je lis ces trois mots avec le même intérêt suscité par ceux qui les ont précédés. On te fourre ça à la fin d’une lettre, griffonné à la va-vite et sans prêter attention à leur valeur. Parfois, cette petite phrase prend la tournure d’une supplication frivole pour se défaire de ses remords, censée tout arranger. Et j’y crois, à la magie qu’évoquent ces mots, alors qu’en fait, c’est simplement la prise de conscience passagère d’une rupture dans une relation, seulement ça, aucune vertu cicatrisante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te les cracherais bien à la gueule, ces trois mots, te les éructer sans la minauderie que tu emploies, pour te montrer l’énormité du mensonge dont tu affubles ces mots, en te regardant bien dans le blanc des yeux, accompagnant la parole d’un bon coup de couteau dans le dos pour que tu comprennes peut-être la douleur liée au manque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une seule fois, quelqu’un m’a dit “tu me manques” avec sincérité, je crois. Et à vrai dire, ça fait aussi mal.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-2022351515927644710?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/2022351515927644710/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=2022351515927644710' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2022351515927644710'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2022351515927644710'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2004/11/kikoolol-tummank.html' title='kikoolol tummank'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-2866149051247597997</id><published>2004-10-30T21:16:00.002+02:00</published><updated>2008-06-19T21:02:04.213+02:00</updated><title type='text'>solitude du promeneur rêveur</title><content type='html'>A chaque fois, c’est la même chose, et il n’y a que dans ces circonstances qu’on se parle, ou du moins, que je lui parle.&lt;br /&gt;Il commence par me demander ce que je souhaite faire l’année prochaine, ce qui sonne beaucoup plus pressant que “plus tard". Je lui réponds que médecine me tenterait bien et il me rétorque que ça demande une masse énorme de travail, ce dont je suis consciente, mais pas forcément capable d’assumer. Pendant ce temps, on marche sur le chemin gravillonné de blanc, mon bras droit maintenu par le crochet formé par l’angle de son coude gauche. Et puis, il projette sur moi tout ce qu’il aurait voulu être, et à force, j’y adhère et ses idéaux se font miens. Dans la mesure du possible, bien entendu, car l’utopie est douloureuse sur le retour. On balance quelques débats sur de grandes idées et ça dérive vite sur d’autres sujets, si bien qu’on n’atteint jamais la conclusion.&lt;br /&gt;Il rêve de grandes choses, mais à part ça, je ne lui connais pas d’autres pensées. Il ne parle jamais de lui, je ne sais pas comment il fait. Je lui pose parfois des questions mal tournées sur ce qu’il était avant que je naisse, il reste coi ou détourne subtilement l’objet de la question. Je ne me rends compte du stratagème que trop tard et ne trouve plus utile de reformuler l’interrogation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aimerais bien l’emmener dans le Sud, un mât provençal avec des ânes dans un pré, comme il en rêve. Comme j’en suis incapable, on va juste se promener tous les deux. Ses yeux, les mêmes que ceux d’un gamin, sont brillants et semblent heureux. Mais je ne sais toujours pas ce qu’il a dans la tête, ce silence obstiné demeure.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-2866149051247597997?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/2866149051247597997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=2866149051247597997' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2866149051247597997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2866149051247597997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/03/solitude-du-promeneur-rveur.html' title='solitude du promeneur rêveur'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-2391217551187978123</id><published>2004-10-28T21:14:00.002+02:00</published><updated>2008-06-19T21:02:13.080+02:00</updated><title type='text'>Plus tard, je serai Superman (mais pas maintenant)</title><content type='html'>Rester enfermée chez moi de mon plein gré me donne l’impression de manquer quelque chose à chaque instant. Impression de passer à côté d’un truc formidable en restant ici à mater des films plus ou moins chouettes. J’ai beau me raisonner, me dire que si je sortais, je m’ennuierais bien plus, et je perdrais mon temps. Alors, je ne sais pas ce qu’il me faut pour que j’ai la satisfaction du devoir accompli, en un peu moins solennel, j’aimerais bien savoir ce que ça fait de se sentir pleinement satisfait de soi.&lt;br /&gt;Cette idée de l’auto-contentement me fait venir à l’esprit l’image d’un vieux bonhomme gras du bide affalée dans un fauteuil avec une bière à la main, avec un sourire béat sur sa face bouffie. C’est vrai que ce n’est pas vraiment ce à quoi j’aspire, mais c’est tout ce que cela m’inspire (notez la subtilité du contraste.)&lt;br /&gt;C’est peut-être d’avoir visionné Carnet de voyages de Walter Salles mardi soir qui m’a révolutionné la tête à petits coups de grandiloquence des idées et de noblesse d’esprit. Oh, ça ne durera pas, c’est certain, ce que ça m’insuffle est paradoxal, d’un côté, l’idée d’avoir une existence plate, morne et inutile et de l’autre, la certitude de ne pas avoir à être un héros pour changer les choses, aussi infime soit le changement.&lt;br /&gt;Je ne crois pas à la destinée et toutes ces bêtises, il suffit d’un peu de volonté pour gouverner sa vie comme bon nous semble, et ça doit être ça qui me fait défaut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce qu’il ne faut pas se dire pour trouver la force d’aller rincer son bol de thé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-2391217551187978123?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/2391217551187978123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=2391217551187978123' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2391217551187978123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/2391217551187978123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2008/03/plus-tard-je-serai-superman-mais-pas.html' title='Plus tard, je serai Superman (mais pas maintenant)'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5298430067573344412.post-7352476948393896393</id><published>2004-10-25T21:12:00.003+02:00</published><updated>2008-06-19T21:02:22.381+02:00</updated><title type='text'>un dimanche plein de rebondissements</title><content type='html'>Après avoir laissé dix sonneries, quelqu’un se décide enfin à décrocher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était pour moi. C’était Cédille, pour me relater sa soirée nulle de la veille. J’entends sa voix trembler au bout de quelques minutes et lui propose qu’on se voit dans l’après-midi. Il faisait bougrement (oui, oui, bougrement) bon en ce dimanche, et je n’avais pas envie de rester chez moi à somnoler comme une baleine.&lt;br /&gt;Je suis très fière de ne pas y être allée, à cette soirée-beuverie qui devait se poursuivre en boîte, un espèce de tas de tôle dans lequel des tas de corps gigotent en buvant de l’alcool. Et l’alcool, c’est mal, qui plus est, en gigotant de la sorte, ça doit pas favoriser son assimilation dans l’organisme. J’avais prévu le plan foireux consistant aux parents “je dors chez Untel” en étant habillée comme une nonne avec en fait, des fringues bien plus minimalistes en dessous. Alors, en m’imaginant de la sorte, j’avais réussi à extrapolé le stéréotype dont j’allais être le jouet jusqu’à la suite de la soirée en question. Et je suis presque persuadée d’en avoir des souvenirs, même si je n’y suis pas allée finalement, tant ces prédictions étaient réalistes, et encore en plus, confirmées par quelqu’un me connaissant un peu trop bien. D’ailleurs, les échos dont on m’a informée sur la tournure qu’a pris cette soirée vont dans le même sens que ce que je craignais, et je suis de plus en plus fière de ne pas y avoir participer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus, c’est bien connu, les filles entre elles adorent se faire des coups de putes. Et Cédille en a été une victime en ce samedi soir, et c’est moi qui ai eu la dure mission de recoller les morceaux puisque j’étais neutre dans l’histoire. Hop hop, je ressors ma psychologie de magazine “mais tu sais, elles ont sûrement pas dû le faire exprès, si elles t’ont laissé en plan, c’est un malentendu déplorable” alors que je me doutais bien que c’était sûrement volontaire de leur part. Mais j’allais pas le dire à Cédille, quand même, il faut un peu de parcimonie et de non-dits dans ce genre de discussion-consolation.&lt;br /&gt;On a bu une bière à la paille parce que c’était la fête de la bière à Amnellville, ou en tout cas dans le troquet où nous avons discuté, et comme c’était le dernier jour, on ne pouvait pas manquer une occasion pareille. En même temps, même sans Fête de la Bière (pardon, j’avais oublié les majuscules plus haut, ça donne tout de suite plus de contenance à la chose) on a le droit d’en boire, mais ne pas en boire à cette occasion précise, c’est tout de même dommage. Après avoir tenu une réflexion d’une telle pertinence, on s’est rendues au Marché Couvert d’Amnellville où il y avait des dégustations gratuites de sablés et de pâtés de truite. C’est toujours marrant de piquer plein de bouffe et de se barrer ensuite en remerciant bien poliment les gens qui croyaient trouver en nous des clients potentiels. Enfin, je trouve ça marrant, je sais pas si d’autres partagent cet avis, hein. Et puis je m’en fous, là n’est pas le problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait, c’était quoi le problème?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5298430067573344412-7352476948393896393?l=tentersipeu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tentersipeu.blogspot.com/feeds/7352476948393896393/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5298430067573344412&amp;postID=7352476948393896393' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/7352476948393896393'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5298430067573344412/posts/default/7352476948393896393'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tentersipeu.blogspot.com/2004/10/un-dimanche-plein-de-rebondissements.html' title='un dimanche plein de rebondissements'/><author><name>Amnell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
