jeudi 19 juin 2008

voilà voilà

J'attendais ma mère sur le banc devant la pharmacie où elle travaille, le chien sagement assis à côté de moi et du banc. Une voix féminine : "alors mademoiselle, comment allez-vous?" C'était la mère de C. Je me suis levée prestement en retirant mes lunettes de soleil pour lui faire la bise, mais elle a enchaîné directement en me demandant si j'avais eu "des nouvelles de mes résultats". Ah, les résultats.
S'en est suivi une petite conversation sur C. et Lou qui restent à Reims cet été pour travailler. C'est idiot mais j'ai été soulagée de l'apprendre. C'eut été à reculons que je serais allée au Labo sinon, ne sachant pas s'ils y seraient ou pas.
Je me sens comme ces enfants qui sont accusés à tort, qui finissent en larmes quand leurs parents les interpellent et qu'ils continuent à dire en chouignant, le visage abîmé par les larmes : "mais c'est pas moi!" tandis que la mère dit d'un ton sans appel : "tu arrêtes maintenant, ça suffit."

Je n'ose pas non plus demander des nouvelles du concours de L. Mes parents me disent qu'ils aimeraient bien savoir s'il a réussi, ma mère a même dit : "je m'en fiche de ton Ian, je veux savoir comme L. s'en est sorti". Je ne me fais pas de soucis pour lui, il pourrait être dans les trente premiers que ça ne m'étonnerait pas.

Et, dans la voiture, passait une chanson de David Bowie entraînante, vraiment pas du genre à faire pleurer, et pourtant.
Des larmes de crocodiles, probablement, parce que c'est pas moi, j'ai rien fait.