jeudi 26 juin 2008

on tombe dans le mielleux

Je n'avais pas relaté ce "bonjour" presque tonitruant lancé le fameux matin très tôt. "C'était quoi ce bonjour?" m'a demandé Ian dans un demi-soupir ensuite. Et hier soir, j'ai plaqué ma bouche contre sa joue à l'improviste, ce qui a valu un "c'était quoi ce baiser volé?" étonné et inquisiteur.

Il a des petites phrases comme ça qui me touchent, paf, et qui me font sourire benoîtement. Ce n'est pas comme avec L. où je m'étais lancée les yeux fermés, à reculons, sans filet et surtout, sans grand enthousiasme. Là, non, il n'y a finalement pas de redondance, il n'a rien à voir avec L. ni même avec les précédents. Il a une fâcheuse tendance à retenir tout ce que je lui dis, tandis que j'ai bien l'impression de poser des questions sans prendre la peine d'en écouter les réponses.

Je crois que je suis en train de m'enfoncer lentement mais sûrement dans quelque chose qui en vaut la peine. Je ne peux plus dire que cette histoire peut ne durer qu'un été, qu'il peut se passer du beau avec une date de péremption définie, que je ne m'en sentirais pas lésée.

Je lui ai avoué que la première fois que nous avons discuté, je n'avais pas envie que ça se termine, j'aimais bien sa façon d'aimanter son regard ou alors ce n'était qu'un effet d'optique. Plus tard dans la soirée, j'étais un peu saoule alors j'aurais bien pu l'embrasser sur le champ. On peut dire qu'il me plaisait déjà bien, à première vue.

Il dit aussi "qu'est-ce qu'il y a? Tu es malheureuse?" deux tiers plaisantin, un tiers soucieux, et je réponds naturellement "non, bien sûr que non" parce que là, il s'agit d'une évidence.