Petits bouleversements, on peut employer ce mot pour résumer ces dernières semaines? Allons-y.
Je me sens étrangement bien, sûrement parce que j'en ai fini avec ma deuxième année depuis hier dix-huit heures. Enfin, fini jusqu'à ce que je sache le nombre de matières que j'aurai à repasser fin août, il ne faut pas se leurrer sur ce coup-là. Je suis bien ennuyée car "il" (Je ne sais pas comment je vais surnommer ce nouveau personnage) m'a fait remarqué que je vais devoir réviser mes cours en rentrant du Labo cet été, je n'avais pas encore réflechi à cet aspect du problème. Mais, pour le moment, ça importe peu, je viens de rentrer chez moi à Amnellville, demain, je vais récupérer Sioux au chenil après dix jours de réclusion.
Pour Ian (nommons-le ainsi) je n'aurais pas cru que ça irait si vite, ça ne fait qu'un mois que j'ai fait sa connaissance et nous avons déjà passés une nuit nus l'un contre l'autre, sans que je pense à personne d'autre que lui au moment présent, ce qui est plutôt de bon augure. Enfin, j'avais imaginé cette éventualité, l'occasion faisant le larron, mais je ne pensais pas que je parviendrai à lui susurrer à l'oreille, à cinq heures du matin pendant que les oiseaux commençaient à siffloter : "tu veux dormir avec moi? "
Quand il est parti en fin de matinée, il m'a lancé un regard qui "en disait long" avant de disparaître dans les escaliers, j'en aurais presque eu des frissons, je me sens responsable de quelque chose. Il est déjà très attaché à moi, j'en suis flattée mais ça me fait un peu peur. A la rentrée prochaine, il ne sera plus à N. mais il ne faut pas trop se poser de questions, nous verrons bien.
Hier soir, après le restaurant japonais tous les deux où j'ai été obligée de prendre une glace car je n'avais pas eu assez de mes sushis/maki/sashimi, nous sommes allés chez Cl. boire des bières jusqu'à en avoir la tête qui tourne. C'était amusant, je n'ai plus trop songé aux partiels médiocres, sans voir le temps passer, je n'arrêtais pas de caresser ostensiblement mais discrètement sa jambe alors que jusque là, nous nous effleurions avec grand peine. Nous sommes ressortis de chez elle à quatre heures bien tassées bras dessus bras dessous comme s'il ne voulait plus jamais me lâcher. Enfin, c'est le genre de trucs qu'on veut bien croire. Et donc, arrivés en bas de chez moi, impossible d'arrêter de l'embrasser, de ressentir ces frissons sur la peau du ventre, le serrer contre moi et ne plus penser qu'à ça.
J'ai l'étrange impression parfois de sortir d'une léthargie, à être presque en faute de ne plus être avec L. d'avoir trouvé quelqu'un que je connaissais ni d'Ève ni d'Adam et qui me plaît grâce à cette somme de détails anodins qui font que.
J'avais envie de noter ces dernières vingt-quatre heures parce qu'elles contiennent un peu de cette nostalgie de fin d'année.
Il y a aussi ML auquel je songe souvent, je tiens beaucoup à ce lien que nous avons créé en quelques mois, je me sens à l'aise avec lui comme si je le connaissais depuis des lustres. Je peux lui dire tout ce qui me passe par la tête sans que ça ne l'ennuie et c'est bien.
Parce qu'évidemment, je fais parti de ces gens qui tirent toujours la conversation à eux.
