Une nuit en pointillés, sans souvenirs des rêves.
Je n'aurais pas beaucoup révisé pendant ces quinze jours, pour diverses raisons non valables. Cet après-midi, j'aurais vraiment voulu être capable de me plonger dans les cinq dernières pages du cours que je survole depuis une semaine, mais non. J'ouvre mon portable, tombe sur des clichés en noir et blanc que je trouve beaux et décide donc de déterrer mon âme d'artiste incomprise en les croquant. Résultat plus que passable, ça ne va pas comme je veux, j'abandonne à mi-chemin. Mais, je suis tout de même satisfaite d'avoir eu cette envie de dessiner quelque chose.
Je suis troublée par cette phrase jetée en fin de conversation virtuelle, je me demande si j'en étais la destinataire légitime mais lui ne rebondit pas à ma surprise. Bon. J'en prends note.
Ils me disent que je suis très jolie, belle demoiselle et tutti quanti. Va pour la rime. Je suis flattée, mon ego se remplume, du coup, je n'ai plus les cinq mots bloqués dans mes pensées. Et de les avoir sortis de ma tête, ne serait-ce qu'en les tapant sur mon clavier m'a allégée. Ils n'avaient plus lieu d'être, tellement ils étaient grossiers une fois dehors.
Cet après-midi, je suis restée deux heures assise par terre sur la terrasse à lire encore un Haruki Murakami. Il faisait terriblement bon, j'étais bien.
