ces quelques soirées passées au café avec M. à boire des bières et des bières pendant les heures festives, ce qui l'amène à me raconter son histoire petit à petit, à parler du Labo et à putasser dans le dos de ceux qu'on apprécie peu. L'année dernière, je me disais déjà que M. ressemblait à moi dans quelques années, un peu cynique, dépressive mais marrante. On fume des cigarettes pendant que la conversation fleurit, je lui lance quelques allusions quant à mes propres amourettes moisies mais je ne vais pas plus loin, il n'est plus vraiment de nécessité d'en parler voire de les étaler.
Un soir, Aurélie s'est jointe à nous et nous a proposé un restaurant pour continuer sur notre lancée. Je ne l'avais pas fait depuis longtemps : passer toute une soirée à l'improviste avec des presque inconnus sans avoir réfléchi un long moment quant au pour et au contre.
Finalement, je les ai quittés vers minuit, presque avec regret, avec beaucoup d'alcool dans le sang, beaucoup trop quand on doit retourner au travail le lendemain matin.
Moralité : je ne me sens pas encore mal à l'aise en compagnie de trentenaires et j'ai même passé un bon moment. Ca ne tient pourtant à rien, des conversations sur Ikéa (où je n'ai pas encore mis les pieds, le drame pour M. et Aurélie), la nièce de M. ou encore un petit poisson rouge nommé Juanita.
