samedi 8 janvier 2005

le silence

Un silence repu, d’une langueur tiède, enrobant les murs, dont tu ne parviens jamais tout à fait à satiété. Tu retiens des soupirs de satisfaction pour ne pas le fêler et qu’ensuite il refuse de revenir.

Il faut connaître ça, c’est un passage obligé, même pas forcé. Ho non, une fois coulé au fin fond de ce béton cotonneux, la tête s’enfonce obstinément un peu plus profond, là où la chaleur est encore plus douce. Et, aussi incroyable que ça puisse paraître, c’est possible. Pas besoin de beaucoup d’efforts, si c’est ça qui te rendrait dubitative, la joue au creux de l’épaule et les cheveux qui lui titillent les yeux, voilà tout ce que pourrait quémander ton corps en manque de possession. La surenchère n’a rien de bien poussé, tu en conviendras.

Tu peux relever le menton si ton épiderme n'est pas assez fiable à ton goût et forcée de constater que le même sourire béat dégouline de sa bouche, il fait semblant de dormir, mais sois sûre qu’un minuscule rien fera ouvrir ses paupières plissées de sommeil feint.